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Médias

Fait partie de France d'abord ! Journal des Francs-Tireurs et Partisans Français

extracted text
Parmi ceux qui depuis des mois mènen
la rude vie de combattants F. T. P. F., I
plus connu, le plus aimé des hommes, de l
population de nos villes et de nos villages
est certainement notre ami Hercule.
Retracer la vie de ce jeune chef form
dans le combat contre l’envahisseur naz
c'est faire l’historique de la constitution d
la jeune armée populaire qui, dans notr
Dordogne, a déjà remporté tant de succèi
. HERCULE est un de ces jeunes travail
leurs de France qui souffrait intensémex
de ioccupation étrangère et du spectacl
des ruines que les Boches, ou leurs compli
oes de Vichy accumulaient sur notre so
Il est parmi les meilleurs de notre ardent
jeunesse et de ceux qui comprennent que l
France ' exige le combat sans merci contr
le boche. .
Les premiers ■maquis F. T. P. F. s
constituent péniblement, quand HERCUL.
parle aux jeunes de son village et essaye à
les entraîner dans la lutte. A la fin de mi
1843, il part pour la' Corrèze, rejoindre u
groupe de F. T. P. F. et dès les premier
jours qui suivent son arrivée dans son détc
chement, il se fait remarquer par sa
tenue exemplaire et son courage. Vers le
15 juin il est déjà nommé Chef de dé­
tachement. Il a touché pour tout capital
de début une vieille, hache et quelques
centaines de francs pour une quinzaine
de gars qui sont sous ses ordres. Les
débuts sont vraiment très durs ; le ra­
vitaillement fait défaut, on mange au
camp une bouillie de farine de maïs et
un peu de pain pour tout repas, on boit
de l’eau, et on n’a pas de tabac. Malgré
bout, HERCULE veut agir et commence
ses premières attaques : contre un dépôt
de couvertures tenu par deux policiers
de Vichy à Gimel, à 15 kms de Tulle ;
il fait sauter les trains destinés aux Bo­
ches, il attaque les boches et les policiers
de Vichy qui combattent contre les pa­
triotes. Il commence à avoir une grande
popularité en Corrèze, on le Voit par­
tout, il est à la tête dans le combat, il
participe aux plus dures corvées ; (pour
se ravitailler, il faut faire des marches
de 40 à 50 kmsj.
C’est le moment où les brigades de
police réalisent le plus de zèle dans leurs
attaques contre les patriotes, ils blessent
et ils tuent des Camarades clans, un
groupe voisin, ville de Corrèze. HER-

Ce n’est pas sans une certaine émotion,
3ue les F. T. P. ont appris le débarquei nent de leurs camarades de l’Armée fran­
CULE veille nu moral de ses hommes, leur (çaise d’Afrique, sur le sol de la Mèreparle chaque soir ; la meilleure camaraderie ?
règne entre ces jeunes venus lie partout 1Patrie. Sous le Commandement du géné­
Delattre de Tassigny, (ce général
pour se battre ; entre ces Bretons, ces Pa- ra!
1
risiens, ces Auvergnats) ces gais du Nord, (que la radio et la presse pourrie de Vi­
chy ridiculisa grossièrement il y a 2 ans,
unis aux régionaux pour le combat.
Il faut équiper tous ces Camarades et [parce qu’il avait eu l’audace de vouloir
HERCULE récupère lies vêtements et des ;s'opposer aux boches quand ceux-ci rom­
costumes aux Camps de Jeunesse de La- jpant le honteux armistice dont ils avaient
pleau. Il contre-attaque les forces de police, jbâillonné la France, avec là Complicité
il continue Ses sabotages.
(
C’est en septembre que 3 gendarmes traî­ des traîtres de Bordeaux, occupèrent offi­
tres essayent d’attaquer 3 de nos jeunes, 'ciellement tout le ferritofrè français), no­
armés sefileniént d’une mitraillette ; ils tre
! belle Armée d’Afrique, dont le généra!
Gaulle, il y a quelques jours, nous ’
gont tués dans le Combat à Gimel. De
'■
C’est après cela que la presse Vichyssoise annonçait
i
avec fierté, l’arrivée prochaine
entame une grande campagne contre le en France, a débarqué sur là coté, médi­
Croupe Lucien SAMPAIX, car ces héros se terranéenne Ce n’est plus un * ou deux
sept placés sous le signe dii àfaiïd nuirtyifi ,
qiii se...bat te ni jgn .rran.ee, mais
La tête d’HERCULE est mise a prix
ainsi que celle de plusieurs de ses Cama- june armée entière, une armée puissante,
rades, les policiers ont l’ordre de les fusiller, bien équipée, avec des unités blindées,
sur place, niais tout le monde est solide motorisées, une artillerie formidable, ap­
par une aviation puissance et une
quoique l’armement soit encore très rudi- puyée
i
mentaire.
marine qui peut se passer de qualificatif.
(Suite de page 2)
Oui elle est là, notre belle armée fran­
çaise, elle avance victorieusement sous
le ciel bleu de la Provence. Elle est
là l’Armée française ressuscitée, dé-

2

LES ÉTAPES OE LA VICTOIRE
NORMANDIE. — Dans la poche de Fa­ troisième depuis le débarquement, a été la Corrèze est entièrement libéré par les
laise, les débris de 14 divisions alleman­ ■ait prisonnier. Le nombre actuel des F. F. 1.
des sont encerclés et voués à la destruc­ prisonniers est de 14.000.
BULGARIE. — Le Parlement bulgare
tion- Le nombre de prisonniers fait dans
FRONT DE L’EST. — Au cours de s’est réuni aujurd’huh On attend une
la seule journée du 20 août s'élève à
10.000. Les Alliés sont à 5 kms de combats défensifs les Allemands perdent déclaration importante de M. Bouglianof.
200 à 300 chars par jour.
Lisieux.
ITALIE. — L’extrémité Est du front
Les Russes convergent vers Riga. Ils
Dans la région parisienne, les Alle­ préparent une violente offensive en Prus­ d’Italie est en pleine retraite.
mands annoncent que les Forces alliées se Orientale et dans le Secteur de Yasi en
JAPON. — L’Amirauté Américaine an­
sont dans les faubourgs de Paris. La Roumanie.
nonce que les sous-marins américains ont
radio de Londres annonce qu’elles sont
FRONT FRANÇAIS DE L’INTERIEUR. coulé 19 navires japonais comprenant un
aux environs de Versailles, qu’elles ont
croiseur léger et un navire d’escorte. De­
atteint Mantes-Gassicourft qu’elles ont — Dans le Massif Central, les garnisons puis Pearl Harbour, 706 navires japonais
allemandes
se
trouvent
isolées.
Aurillac,
dépassé Orléans de 30 kms et atteint
Saint-Flour, Le Liorant, ont été libérés. ont été coulés, .
Montargis.
ANGLETERRE. — M. Massigly, Com­
Dans toute la France, les villes tom­
SECTEUR DE LA MEDITERRANEE. bent les unes après les autres aux mains missaire français aux Affaires Etrangères
— Les Forces françaises ont fait leur en­ des F. F- 1. : Toulouse, Limoges, Péri­ vient d’arriver en Angleterre pour mettre
trée à Toulon- Les Américains sont en­ gueux, Brive, Cerbère sont délivrés. Ac­ au point l’administra*ion de la FranceLe général Kcenig, vient d’être nommé
trés à Pertuis. Les Alliés ont atteint Aix- tuellement le Fers de la France est con­
en-Provence. Un général allemand, le trôlé par les F. F. I. Le département de Gouverneur Général de Paris.

Un Chef populaire : HERCULE
janvier, il pénètre dans le dépôt de Périgueux et
fait sauter une quinzaine de machines malgré la
Celui-ci ne se compose que de 3 mitraillettes, 2 garde des Boches. Le détachement est constamment
à Périgueux les voitures du détachement et celle de
pistolets et de 2 vieux fusils pour 26 hommes.
Au dqbut d’octobre, le groupe entre à Tuile et fair HERCULE sont connues de la Gestapo et de la Posauter les pylônes haute-tension. Le 17 octobre, un lioo Française, on cherche HERCULE et son groupe
groupe de 11 nommes dans lequel se trouve HER­ partout. Le détachement épure, miliciens, gestapos et
CULE est encerclé par 800 G. M. R. qui tirent à traîtres.
En février, le détachement fait sauter l’Usine Hy­
30 mètres avec des fusils-mitrailleurs, 5 ont été pris
et condamnés aux travaux forcés à perpétuité, 6 se- dro-Electrique de Mauzac (Tuillère), ce qui lui a valu
une citation à la radio de Londres.
sauvent, dont HERCULE.
Après ce coup, le groupe se reconstitue avec plus
Pendant un déplacement pour changer de secteur,
d’ardeur et plus de force que jamais. Pour le 11 no­ HERCULE et son groupe tombent sur un barrage
vembre, le détachement décide de marquer le coup, de gardes mobiles et de miliciens, ceux-ci l’entourent,
une- marche de 50 à 60 kms amène de nouveau ie il a une mitraillette sur le ventre, mais HERCULE
détachement à proximité de Tulle. Il fait très froid, dégoupille une grenade, et tient l’ennemi en respect :
les hommes sont fatigués, les munitions sont rares, « Allez-vous en où l’on saute tous ensemble » crie-t-il
il faut partout rester dans les bois; les camarades et à la faveur du recul de l’adversaire, il lance sa
meurent au combat,'la Gestapo traque, il faut conti­ grenade sur eux et se sauve dans les bois avee les
nuellement dégager ses pièces.
camarades qu’il a sauvés.
HERCULE est nommé Commandant de Compagnie
Les camps s’organisent, on commence à construire
les premières maisons dans la terre, (sorte d'isbas en mars. Le travail d’épuration continue dans le
avec de gros tronçons d’arbres). Il faut employer département, les machines sautent,. les Boçhes sont
ses journées- an ravitaillement et ses nuits à l’action. attaqués. HERCULE attaque seul à la grenade, une
A ce moment, l’annement du groupe est composé d’un voiture de boches. Ensuite le détachement attaque le
fusil-mitrailleur, 3 fusils, 5 ou 6 mitraillettes, quel­ repaire de miliciens du château de Beauregard.
ques pistolets et 5 grenades ; c’est à ce moment que
Les Boches se préparent à attaquer des patriotes de
le groupe demande de rentrer en Dordogne.
la Dordogne et des départements limitrophes. A Ter­

Suite de la première page

HERCULE vient préparer le nouveau camp, ses
camarades partent à pieds et font une'centaine de
kms en 3 jours, chargés de leur armement, couver­
tures et ravitaillement.
Le 29 décembre, il commence à faire parler de lui
dans le département par le sabotage d'une Usine de
Papier. Le 1er juin 44, le Groupe Lucien SAMPAIX,
commandé par HERCULE est nomme « Groupe
d’Elite » par l’Inter-Région.
En janvier, lo détachement se rapproche de Péri­
gueux, il se compose alors d’une vingtaine d* éléments
qui fe»t saater les machines, puis vers la fin de

rasson, ils laissent une cinquantaine des leurs, morts
eu blessés et plusieurs centaines des leurs sont
morts sur la route 89 en quelques mois.

allemande se manifestent, déjà 150 géorgiens quittent
Périgueux et rejoignent les patriotes français. En
mai, HERCULE organise des détachements de Géor­
giens qui trouvent en lui un Chef capable de les
mener.

En juin, c’est le débarquement, nous occupons
villes et villages dont Montignac, Terrasson, Condatle-Lardin, etc... Les embuscades sur la 89 tiennent
solidement. Les blindés boches attaquent Terrasson,
lo détachement d’HERCULE retarde de 48 heures
la division blindée « Das Reich ». Dans la bataille
oui se livre en Dordogne depuis le débarquement,
HERCULE est partout, il anime tous les eoinbatfc&nts F. T. P. F., Officiers, Sous-O{ficiers, Français
et volontaires de différentes nationalités qui coabattent à côté du Peuple de France. Les hommes
l’aiment le respectent. La discipliné demandée par
un tel chef est consenti de gaîté de cœur. Aimé de
la population, aimé de ses hommes, sans autre'enne­
mi que le boche et ses complices, telle est la grande
figure de ce jeune chef au contact duquel en ne
peut manquer d’évoquer les belles figures des jeunes
généraux de la grande Révolution française.
Il joint à toutes ses qualités une très grande
modestie, il demeure un fils du Peuple, le jeune
travailleur magnifique qu’il était il y a deux ans.
Si les Français devaient chercher encore des rai­
sons d’espoir, ils trouveraient dans ee trop bref por­
trait une certitude plus grande de la victoire.

C’est parce que le peuple de France produit des
hommes comme HERCULE qu’il ne peut pas être
HERCULE est uouamé chef de Bataillon, fiw mars. vaincu, avec de tels chefs, l’Union de ceux qui com­
Eh avril, c’est la grande attaque Boche en Dordc-gne. battent pour la Libération de notre pays est possi­
Les hommes restent une vingtaine de jours sans ble. « France d’Abord » en insérant une m brique
dormir, ils mangent très peu et subissent des atta­ destinée à évoquer le passé glorieux des. Francs-Ti­
reurs et Partisans Français a pensé qu’elle ne pouvait
ques, mais le moral est toujours aussi bon et mieux faire que d’adresser son très fraternel salut; à
HERCULE
est
toujours
aussi
calme
Ses oelui que chaque volontaire F. T. P. F. eensidère
hommes lo suivraient partout, HERCULE est «omae km exemple de courage, de ferraelti, de dâsnommé Commandant do Sons-SeofcMur*. A la fin eipline, e.a vrai soldat de la France nouvelle que
d’avril des signes do désagrégation dans l’armée HeBft venions Libre et Indépendante.

*
UNE PAGE HÉROÏQUE
DE EA LUTTE DES F.T.P.F.

Ils sont là !

Suite de la première page
Eh ! oui vous allez les voir, Soldats d’A­
O Francs-Tireurs, allez, traversez les halliers, passez les torrents, profitez frique, ces Maquisards, que les traîtres à
de l’ombre et du crépuscule, serpentez dans les ravins, glissez-vous, ram­ la francisque, avaient baptisé «terroristes».
pez, ajustez, tirez, exterminez l’invasion. Défendez la France, avec hé­ Oui, c’est sous ce nom, que l’on nous fusil­
lait, quand nous avions la malchance de
roïsme.
Soyez terribles, ô patriotes !
Victor HUGO. tomber entre leurs sales pattes. Vous allez
ia voir, cette « poignée de terroristes » qui
sc permet aujourd’hui, d’occuper des villes,
de libérer des provinces entières, de faire
EMBUSCADES
des milliers de prisonniers ennemis. Vous
60 boches tués
allez les voir, ces vaillants F. T. P., ces
C’est un Français de 23 ans. Il com­
enfants du peuple de France, qui depuis
1.200 BOCHES REPOUSSES
de si longs mois, émerveillent le Monde de
mande une Compagnie des F. T- P. F.
leurs héroïques exploits. Au fait, vous les
PERDENT 30 MORTS, 80 BLESSES.
Il a reçu mission de tendre une embus­
cade aux Allemands qui, dans cette par­ LES FRANÇAIS COMPTENT : 1 MORT, avez déjà vu, en Normandie, en Bretagne,
en Provence.
tie de la Double, s’arrogent le droit de
Comment les avez-vous trouvé ces « Ma­
1 BLESSE LEGER
salir notre territoire.
quis ». Mal habillés pour sûr, mal chaus­
Les hommes sont planqués derrière le
Maquis ! Maquis ! F. T. P. ! F. T. P. ! sés et hélas mal armés. Que voulez-vous,
petit mur qui surplomb la route. Le che­
tout cela n’est pas de notre faute. Mais
La terreur que ces simples mots sèment même, mal habillés, mal chaussés, mal ar­
min de repli a été soigneusement étudié.
Fusils-mitrailleurs en batteries, grenades parmi les boches s’est avérée juste une més, et la faim souvent au ventre, nous
croyons tout de même voir fait du « bon
prêtes, les heures passent. Au loin, un fois de plus.
Ils y avaient mis le prix les hitlériens travail ». Et quand nous rendrons comp­
biuit de moteurs. Les sentinelles signalent
deux camions boches !
ce dimanche 6 août à VIROLLES ! 800 te à la France et au bel idéal qui mijote
assaillants le matin, renforcés par 400 dans nos cœurs, de noti-e action, nous
« Prêts ? »
’aurons pas besoin, croyons-nous de bais­
Les grenades Gammont éclatent, la l’après-midi. De 7 heures à 22 heures, n
ser les yeux. Nous ne tirons aucun orgueil,
voiture légère qui éclairait la route fait iis-né peuvent passer malgré l’importance de ces longs mois de lutte et det souffrances.
un looping, se retourne sur les roues, de l’armement mis en ligne : mitrailleu­
Nous croyons n’avoir fait que notre de­
s’enfuit. Les deux camions, eux, ne trans­ ses, fusils-mitrailleurs, mortiers et un voir, en regrettant de ne pas avoir pu en
porteront plus les boches sur les routes lance-flammefaire davantage. Personne ne nous a con­
de France. Pas un d’entre ces derniers,
A quoi bon le dire, le courage et l’al­ traint à prendre les armes. C’est librement
plus jamais, ne tuera nos frères, n’incen­ lant magnifique des combattants de la que nous avons pris le chemin du Maquis,
diera nos fermes,
Libération française ! Les hommes et les le chemin de la Résistance, parce que quel­
60 allemands de plus resteront pour chefs F. T. P. furent au-dessus de tou* que chose en nous, ce quelque chose sans
la vie n’aurait aucune saveur, nous
toujours enfouis dans cette terre qu’ils éloge. Nombreux furent les trophées de quoi,
ordonna de le prendre : notre idéal.
avaient rêvé de peupler d’esclaves.
guerre ramassés sur le terrain après le
Aujourd’hui que la victoire est là, à por­
Simple omission, ils avaient compté repli allemand.
tée de notre main, nous sommes fiers d’y
sans ces descendants des sans-culottes
L’envahisseur sait le danger que cons­ avoir un peu participé. Mais même si cette
qui une fo's de plus as 3 août, combatti­ titue pour sa retraite cette pléiade de victoii'e n’était pas venue récompenser no­
rent pour la libération de leur pays.
patriotes. Tous ses efforts seront vains. tre effort, nous n’aurions pas regretté, d’a­
Qu’elle était belle « la Marseillaise » 11 jalonnera des cadavres de ses soldats voir pris le chemin de la résistance, ce che­
qui montait de leur cœur à leurs lèvres son chemin d’infâmie qu’il avait cru ê*re min était celui de notre conscience, le seul
que nous avions le droit de prendre.
en rentrant au camp !
la route du triomphe.
Demain, c’est au coude à coude, que les
Volontaires des Forces Françaises de l’InVoici quelques faits d’armes des vail­ colonne ennemie vers 20 h. L’ennemi a eu térieur et les Soldats de l’Armée Française
lants F. T. P. de la Dordogne, extraits ■une cinquantaine de tués ou blessés. Aucune d’Afrique, vont faire leur entrée triomphale,
dans Paris, notre belle capitale, ce Paris
des nombreuses actions qu’ils ont exécu­ perte de notre côté.
Le 16 Août, Sté-Foy a été le théâtre d’un qui a tant souffert de l’occupation ennemie,
tées depuis le 1" août.
Le 4 Août un détachement du 8* Batail­ violent engagement entre nos camarades st dans Strasbourg, que le Boche voulait
voler une fois de plus. Mais en ces
lon a attaqué le baraquement des officiers du 4» Bataillon et l'ennemi. Les boches ay­ nous
jours
de gloire et de joie, n’oublions pas
ant
attaqué
Ste_Foy,

cantonnaient
nos
boches du camp de Roumanière. Malgré la
que cette marche victorieuse de notre Ar­
vive! réaction de l’ennemi nous n’avons subi camarades depuis quelques jours, ceux-ci mée française et des Armées Anglo-Amé­
aucune perte. Il n’en est pas de même pour évacuèrent le bourg. L’ennemi l’ocuppa au. ricaines sur le sol de la Mère-Patrie, nous
10s Allemands qui complètement surpris sitôt. Nos unités passèrent alors à la con­ la devons, aux vaillants soldats de l’Armée
et parvinrent à encercler l’en­
par notre attaque ont subi de grosses per­ tre-attaque,
nemi. Ceux-ci demandèrent bientôt à se Rouge. Car c’est devant Mosdou, que fut
tes.
rendre, mais avec un répit pour leur per- sauvée l’Europe, et c’est devant Stalingrad
Le 5 Août, un détachement en embus- metre de réfléchir. On le leur accorda.' que fut gagnée cette guerre. Seule l’Armée
oaçle sur la route nationale 89. a attaqué Pendant ce temps passa un avion de ' re­ soviétique, a dit M. Churchill était en me­
à la grenade et à la bombe un convoi boche connaissance. Les boches lui firent aussitôt sure de battre l’armée allemande. Aussi en
sè dirigeant sur Périgueux. L’ennemi a subi des signaux. Quelques heures après, arri­ ces jours d’allégresse, où le peuple de
des pertes importantes.
vèrent de Castillon 2.000 Allemands. Un France, se libère des chaînes de l’invasion
Le 9 Août l’Ecole des Cadres Régionale, cctabat s'engagea, nos camarades furent ennemie, ayons une pensée émue, pour le
«le passage dans la région do Tbenon, an- remarquables. Après deux heures de lutte, grand peuple de l’U. R. S. S^, amie de la
pretian1 qu’une colonne allemande se diri- ils se replièrent en bon ordre. L'ennemi France, et ses vaillants soldats, qui sous la
alirigeait sur Brive, a aussitôt pris position avait 61 morts et 21 blessés. N*us n’a­ conduite du Maréchal Staline, ont conservé
la LIBERTE au Monde. France d’Abord t
pour l’atflEWfU*V. Us on ouvert le feu sur la vions, nous que i blessée.

QUINZE HEURES DE COMBAT

6

CHANTONS EN CHŒUR
Les F. T.P. Bretons se sont particulièrement distingués pour la libération

de leur belle province. Voici deux de leurs chansons favorites.
SUR LE PONT DE MORLAIX
1
C’est en passant sur 1’ pont d’ Morlaix
HAUL AWAV, OLD FELLOW AWAY,
La belle Hélèn’ j’ai rencontré
HAUL AWAY, OLD FELLOW AWAY,
2
Bien humblement j’ l’ai saluée.
HAUL AWAY, OLD FELLOW AWAY,
D’un doux sourire ell’ m’a remercié,
HAUL AWAY, OLD FELLOW AWAY,
3
Moi j’ai bien vu qu' c’est charité...
HAUL AWAY, OLD FELLOW AWAY,
Car c’est une dame de qualité...
HAUL AWAY, OLD FELLOW AWAY,
4
C'est la fill' d'un cap’tain’ nantais...
HAUL AWAY, OLD FELLOW AWAY,
A matelot ne s’ra jamais...
HAUL AWAY, OLD FELLOW AWAY,

5
Je n’étale plus, i vas larguer...
HAUL AWAY, OLD FELLOW AWAY,
J’ nie sens plus d’ goût pour naviguer...
HAUL AWAY, OLD FELLOW AWAY,

BRAVE MARIN
1
Brave marin revient de guerre, tout doux (bis)
Mal équipé, tout mal vêtu,
Un pied chaussé, et Vautre nu, tout doux.

2
S’en va trouver dame l’hotesse, tout doux, (bis)
« Qu’on apporte ici du vin blanc
Que le marin boive en passant, tout doux.
X

Brave marin se mit à boire, fout doux (bis)
Se mit à boire et à chanter,
La belle se mit à pleurer, tout doux.
4

« Qu’avez-vous donc dame l’hotesse, tout doux (bis)
Regrettez-vous votre vin blanc !
Que le marin boit en passant * tout doux.

« N’est pas mon vin que je regrette, tout doux (bis)
Mais c’est la mort de mon mari.
Monsieur, vous ressemblez à lui I tout doux.
6

« Ah ! dites-moi, dame l’hotesse, tout doux (bis)
Vous aviez de lui trois enfants,
En voilà quatre z’à présent., tout doux.

7
« J’ai tant reçu de tristes lettres, tout doux (bis)
Qu’il était mort et enterré,
Que je me suis remariée.. » teut doux.

8

Brave marin vida son verre, tout doux (bis)
Sans remercier, tout en pleurant,
S’en retourna sur l’océan, tout doux.

6
Mat’lots, mon cœur est embrumé..
HAUL AWAY, OLD FELLOW AWAY,
Buvons quand même à sa beauté...
HAUL AWAY, OLD FELLOW AWAY,

3

« Dans le combat quotidien, mené par
le peuple de France, contre l’envahisseur
nazi, les paysans de chez nous, ont bien
mérité de la Patrie ».

Cette phrase prononcée par Monsieur
Fernand Grenier, député de la Seine, et
ministre de l'Air du Gouvernement provi­
soire de la République, devant l’Assem­
blée consultative d’Alger le mois dernier
et qui fut accueilli par un tonnerre d’appiaudissements, par tous les représen­
tants de la Résistance, debout, résumé
l’héioïsme de nos paysans, dans la lutte
qu’ils mènent depuis 4 ans contre le bo­
che et les traîtres à sa solde. Oui, les
Paysans de France, ont bien mérité de la
Patrie. Beaucoup de Français, ignorent
l’admirable résistance de la Paysannerie
française à l’ennemi, depuis le honteux
armistice de Juin 40- Le jour n’est pas
éloigné où faisant le compte du sang
versé, pour la libération de la patrie, on
s’apercevra que les paysans de chez nous
ne furent pas avares du leur. Contre le
pillage des Nazis, les Paysans surent se
dresser. Au lieu de se laisser prendre aux
mielleuses paroles que les traîtres vichyssois leur adressaient, les Paysans fran­
çais sabotèrent l’arrivée des produits
agricoles dans les réserves nazies. Fai­
sant passer l’intérêt national avant l’inintérêt particulier, ils allèrent jusqu’à in­
cendier leur propre récolte, prête à par­
tir pour l’Allemagne. Et faisant échec à
la politique de Messieurs Pétain-Laval,
qui consistait à affammer les populations

françaises pour alimenter les boches, nos
paysans de France constituèrent des Co­
mités de Ravitaillement qui permirent de
vendre directement et clandestinement
les produits de la Terre aux populations

HOMMAGE
...Sans la « complicité » (1) des
Paysans, les jeunes Français égarés,
qui gagnent le Maquis et contaminent
trop de Français, qui n’ont pas en­
core compris la cruelle leçon de no­
tre défaite, d’un esprit de « désobé­
issance » qui met e:i danger l’avenir
du Pays, sans la complicité des Paysans, dis-je, ces jeunes Français éga­
rés, reprendraient le chemin du de­
voir. Si les paysans ta voulaient, il
n’y aurait pas de Maquis, etc...
Pierre Von LAVAL
Gauleiter de France.
(Déclaration faite à une réunion de
la Corporation Paysanne en 1943).
(1) Le mot complicité est mal
choisi, Monsieur Laval. On est com­
plice d’une mauvaise action. On n’est
pas complice d'une bonne action.
Quand aux jeunes Français égarés,
ils ne sont pas trop égarés, puisqu’
ils ne vous ont jamais perdu de vue
et qu’aujourd’hui encore, à l’heure où
vous prenez la fuite, il seront là qui
vous empêcheront de vous « égarer »
vous, dans quelques pays neutres.
Quand à l’avenir du Pays, ne vous
inquiétez pas trop à son sujet : il se
porte bien-

UNITES STATIQUES

urbaines. Ainsi se renforça l’alliance entre
ouvriers et paysans, que l’ennemi afin de
briser leur magnifique résistance, vou­
laient dresser les uns contre les autres.
Mais il est surtout une chose, que nous
autres « les gâs du Maquis » avons le
devoir de dire au peuple de France !
Sans l’aide des Paysans, nous n’au­
rions pas pu vivre des mois entiers dans
les bois. Oui il faut qu’on le sache, c’est
parce que presque toute la totalité de la
paysannerie française était pour « Les
Maquis », que nous avons pu, sur toute
l’étendue du territoire de notre pays en­
vahi, constituer à deux pas de l’ennemi,
nos vaillants petits bataillons de francstireurs. Ce sont les paysans de chez nous,
qui durant de longs mois avec tous les
risques que cela comportait, nous ont
alimentés de leur mieux, soustrayant de
la petite réserve que leur octroyait bon
gré, mal gré, les ventres rassasiés de
Vichy, la « part du Maquis ». Cela nous
ne l’oublierons jamais. Nous n’oublierons
pas non plus, les granges chaudes que
les paysans nous ouvraient toutes gran­
des, ls soirs où le froid nous saisissait
à plein bras, sachant fort bien que peutêtre le lendemain, leur ferme serait ré­
duite en cendre par le boche ou le mili­
cien pour avoir osé, « recevoir des ter­
roristes »• Oui ils étaient pour nous, les
paysans, pour nous et avec nous, car
leurs fils étaient avec nous, dans nos
rangs. Ils le sont toujours. Paysans de
France, à l’aube de la Victoire, les gâs
du Maquis, les vaillants F. T. P. vous
crient de tout leur cœur. MERCI.
En cas d’incursion ennemie, ces unités
mmédiatement procèdent à des barrages,
nr les routes, à l’évacuation de la populaon. à sa protection et participent aux cô­
tés des unités tactiques au combat.
Pour l’instant, leur armement est rudi­
mentaire presque inexistant, mais demain
ils seront tous armés, et le général De
Gaulle avec les troupes françaises qui vien­
nent de débarquer sur le sol de la Patrie,
trouveront à leurs côtés l’armée des patrio­
tes bien formée, grande et forte, prête avec
eux pour la libération totale de notre pays.

Comme le nom l’indique, ce sont des uni­ notamment à Périgueux, contre le dépôt
tés stagnantes, c’est-à-dire qui restent sur des machines où 14 locomotives furent dé­
place. Elles se trouvent composées de pa­ truites ; à Bergerac, au Buisson, à Thiviers
triotes qui n’ont pas eu à quitter leur do­ etc...
micile devant la répression boche ou vichyssoise, n’ont pas eu à gagner le Maquis. Cette
Depuis, ces détachements, ces compagnies
formation est la suite de ce que l’on appe­ ont grandi et sont devenues des Bataillons;
lait auparavant les F. T. P. F. légaux, et dans le département de la Dordogne, plus
qui ont joué au cours de cette période de de 20 bataillons sont formés ; beaucoup
lutte un grand rôlé. Dans les villes, les d’autres sont en formation, souvent ils se
villages, à l’usine, partout, les patriotes trouvent encadrés par des Officiers et SousPatriotes, rejoignez les Unités statiques,
s'étaient réunis et avaient constitué des Officiers de carrière ou de réserve qui pro­
groupes, détachements, compagnies, et sans cèdent à l’instruction militaire des hommes,
Officiers, Sous-Officiers de Carrière ou
rien changer à leurs occupations journaliè­ leur apprennent le maniement des armes réserve, procédez immédiatement à IniSres, se livraient au cours de la nuit" à des nouvelles. Nous y trouvons dans ces forma­ truction militaire de ces formations. Que la
actes de sabotage, à l’épuration même, de tions des jeunes de 17 ans jusqu’à des hom­ plus petite commune, le plus petit village
la Gestapo, des traîtres. Ils ont souvent mes de 50 à 60 ans, tous animés d’un pa­ possède son unité statique.
préparé, participé à des sabotages d’usines triotisme ardent pour la Libération et l’in­
aux côtés des détachements du maquis, dépendance de la France.
Soyons prêts.

Bobard
quand tu nous tiens !

Du jour où il s’est trouvé, sur un point du du récit anticipé des exploits de ce vampire!
globe, cinq cents citoyens honnêtes et naïfs et ne parlèrent plus que de l’Hydre !...
qu’un intrigant plus malin s’est adjugé le « Voyez-vous l’Hydre ! l’Hydre approche !...
droit de gouverner, le « Péril Social » a fait On a vu l’Hydre dans les environs ! Elle a
Dans la grange, le vieux éternue quatre
son apparition. Il est devenu l’indispensa­ quarante-trois gueules et trente-huit queues fois.
ble auxiliaire de tous les « usurpateurs » à triple dards !... »
Dans la cuisine, la brue prête l’oreille,
L’effet que l'on s’était flatté d’obtenir ne
qui pour conserver leur autorité et leur
prestige, avaient besoin d’un mannequin rata pas et quand papa Daldier, nouvel inquiète.
Elle court chez la voisine et lui murmure
terrifiant, dont l’aspect seul retint les con­ Hercule à la vessie inspndable, se présenta
tribuables, d’essayer d'une forme de gou­ pour délivre!' la France de cet Hydre, le quelque chose à l’oreille mystérieusement.
vernement moins coûteuse. Le « Péril So­ brave bourgeois français articula un « oui » La voisine trotte vers son fils, dans les ter­
cial » est donc presque aussi vieux que le étranglé par la peur. Et puis la guerre ar­ res, et lui parle avec de grands gestes. Le
monde, seulement il ne s’est pas toujours riva. On sait le reste. Pendant près d’une fils saute sur son vélo et roule vers le vil­
appelé ainsi. Les différents « farceurs » qui année l’hydre révolutionnaire eut un peu lage. Le voici qui discute avec de grands
s'en sont servis l’ont baptisé selon les épo­ de repos. Un autre spectre, beaucoup plus gestes parmi les habitués du bistrot. Et
ques et les besoins. Comme tous les épou­ vrai sous son casque à pointe, prit sa place. les habitués du bistrot s’envolent comme
vantails ; le « Péril Social » conservant le Mais après l’armistice ceux-là, qui avaient des mouches ! Et le charcutier se hâte vers
même aspect, n’eut pas effrayé longtemps agité l’épouvantail « Révolution » crurent le boulanger, le boulanger vers le pharma­
les mêmes personnes, les gens qu’il était bon de le ressortir de son armoire pour faire cien, le pharmacien vers l’instituteur.
Demi-heure après, le village est sur les
destiné à affoler s’y fussent accoutumés échec à l’esprit de résistance, qui telle une
■comme les pierrots s’habituent aux vieux épidémie, contaminait petit à petit, le peu­ dents, aux aguets, alerté, inquiet, mais cou­
chapeaux de paille que l’on place sur les ple de France. On donna un coup de plu­ rageux et résolu ! Si l’on prête l’oreille on
cerisiers. La place nous manque naturelle­ meau au spectre rouge. On lui injecta les finit par comprendre : « Il y a un train
ment pour faire ici l’historique des nom­ yeux, on lui hérissa le poil, on lui allongea blindé annoncé ! On entend la machine.
breux aspects que les classes dirigeantes de les dents, afin de le rendre le plus épou­ Ecoutez ! » Et chacun entend en effet ! >
Deux heures après à Périgueux, on af­
toutes les époques ont donné à l’épouvan­ vantable qu’il était possible et un beau ma­
tail « Péril Social ». Sous quelles formes tin on le planta, devant la foule, cette fois firme que la ville de « X... » est à feu et
et sous quels titres les empereurs romains encore on changea son nom. De l’Hydre à sang ! Et le même soir, à Bordeaux,
et les rois grecs l’utilisaient-ils pour abêtir révolutionnaire qu’il avait été, on le fit sur les Quinconces, les promeneurs se mon­
leurs peuples ? C’est ce que nous n’avons « Féril bolchevique ». Squs ce nouveau trent un petit nuage, à l’horizon, vers le
pas le loisir d’étudier en détail. Ce qu’il y nom, le monstre s’essaya et s’essaye encore N.-E... et soupirent « La Dordogne est at­
a d’incontestable, c’est que. sous un nom ou au même jeu qui a déjà si bien réussi taquée dit-on. Voyez la fumée des incen­
sous un autre, ils s’en servaient. Mais sans plusieurs fois. Mais cette fois les nombreu­ dies !... »
remonter' si haut, prenons la peine de tour­ ses dupes qu’il a faites sous des anciens
ner la tête en arrière et nous voyons à noms, ne se jettent plus la face contre terre
...Ce sont les Bretons des Forces
quelques pas de nous, l’épouvantail « Péril à sa vue, mais vont droit à lui pour extirper,
en
éclatant
de
rire,
le
foin
dont
le
croqueSocial » en pleine exploitation. Ceux qui
Françaises de l’Intérieur, qui ont
tenaient la clef de l’armoire dans laquelle mitaine est rembourré.
pour ainsi dire, libéré eux-mêmes
il a toujours été renfermé étaient bien en­
la Bretagne...
tendu, ces Messieurs aux coffres-forts bien
bourrés. La France était en Répubique, et
Général Eisenhower.
cette pauvre République était alors, comme
avant, comme depuis, comme toujours, la
(17 août 1944).
bête noire des éternels « reculards » et des
privilégiés qui avaient juré de se défaire à
tout prix d'un régime dont la naïve doctrine
DERNIERE MINUTE.
les menaçait dans ce qu’ils avaient de plus
C’est par une erreur regrettable, que
sacré : leurs immunités et leur prépondé­
rance. Les élections de 1936, qui virent le nous avons attribué dans le dernier Nu­
triomphe des idées de justice sociale, furent méro de « France d’Abord ! » le magni­
pour ces messieurs épouvantés l’heure H de fique exploit de la capture du train en­
l’attaque brusquée. Ils se mirent à pousser nemi en gare d’Ussac, aux seuls F. T. P.
des cris d'empalés, hurlant que tout était du Sous-Secteur B.
perdu... et patati et patata... Ces vociféra­
D’autres camarades F. T. P. y parti­
Les F.T.P. de la région parisienne,
tions finirent par ébranler quelques esprits cipèrent.
sont
pratiquemest maîtres de la capitale
timides, toujours disposés à accueillir le
Voici la composition exacte des effec­
sauveur traditionnel et bien appointé, qui
depuis LUNDI matin. Ils ont défilé sur
ne manque jamais de rôder autour des dé­ tifs qui menèrent à bien, cette brillante
les grands boulevards, acclamés par des
mocraties mal closes, comme les renards opération :
CORREZE : 1 Bataillon.
autour des poulaillers. Il ne restait plus
milliers de parisiens accourus de tous
DORDOGNE : Sous-Secteur A, 1 Ba­
qu’à frapper le grand coup et à exiber
les coins de la capitale. L’enthousiasme
brusquement aux regards de ces braves taillon.
'gens effarés le fameux épouvantail1 du
de la population est à son comble. Elle
Sous-Secteur B, 2 Compagnies.
« Péril Social » c’est ce qui fut fait. On vit
De plus, n’oublions pas les cheminots se prépare fiévreusement à recevoir di­
alors apparaître dans toute la splendeur de
sa monstruosité, le célèbre épouvantail sous F. T. P. de Brive, qui amenèrent le train gnement l’Armée Française de la Libé­
le nom de l’Hydre Révolutionnaire. Tous de Brive à Ussac.
ration et ses Alliés Anglo-Américains.
les journaux « bien pensants », retentirent
Rendons à César ce qui est à César-

A propos de la capture du train
ennemi en gare d’Ussac

A PARIS