FRB243226101_P2_612_supplément.pdf
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nions politiques, philosophi
ques ou religieuses. Leur but
est résumé dans le titre de ce
journal: « France d’Abord ».
Les deux plus grandes vil de Périgueux. Le lendemain, nent la grande place dans la « Ne rien taire pour diviser,
Put faire pour unir », tel est
les de la Dordogne sont main des mouvements de troupes liste des martyrs.
leur mot d’ordre.
F-T.P.F.
et
C.F.I
entouraient
tenant libérées de l’oppression
L’un d’entre eux a montré,
allemande. Un immense cri de Périguc x d’un « cordon sa
Il faut s’armer! Que pas
délivrance monte de nos popu nitaire » dont le Boche ne de hier, autour de Périgueux, une arme ne soit inemployée.
lations. Un magnifique en vait pouvoir sortir. Des unités comment <un Franc-Tireur Que les fusils de chasse re
thousiasme patriotique soulè plus éloignées interdisaient Partisan sait mourir: mortel trouvent leurs crosses Que
ve les cœurs de tous: jeunes, les grandes voies menant à lement touché, ses derniers tous les revolvers sortent des
vieux, enfants, ouvriers, pay notre ville. Le Boche ne devait mots furent : « Francs-Ti tiroirs. Nos alliés savent que
sans, artisans, commerçants, pouvoir entrer ni sortir. Cha reurs, tirez toujours... » Leurs tout un peuple demande des
accueillent avec des larmes de cune de ses sorties devait être chefs ont gagné leurs galons armes el nous leur faisons
joie ceux qui ont contraint les attaquée. Le Boche devait dans le combat, et parmi eux, confiance pour satisfaire nos
être exterminé sur place ou de tous jeunes patriotes sesont besoins. Reprenons ce cri de
Boches à la retraite.
montrés les dignes continua notre immortelle « Marseillai
Périgueux connaissait de contraint à se rendre.
La prise de Périgueux n’est teurs des volontaires de la se » : « Aux armes, Citoyens! »
puis de longues années les
souffrances de l’occupation pas l’œuvre de telle ou telle Grande Révolution Française.
Il faut se battre! Partout où
étrangère, les pillages, les formation; elle est l’œuvre de On ne peut oublier la belle fi
s
e
présentera le Boche, il faut
gure
de
ce
jeune
fils
de
la
Dor
viols, les tueries, les outrages. tous ceux qui onL pris les ar
Pendant 50 mois, les bottes mes pour libérer le sol de la dogne, Hercule, organisateur lui interdire l’accès des ré
allemandes ont souillé notre Patrie. Nos vaillants Francs- des premiers combats en Dor gions nouvellement libérées. Il
pavé. El puis, une nuit a suffi Tireurs Partisans ont pris, là dogne. Il fut, il y a plus d’un faut châtier implacablement
pour que les Boches soient comme partout, une. part glo an, le chef du groupe « Lucien les trailres. Il faudra, peutremplacés par les glorieux rieuse dans le combat. A plu Sam'paix », qui devient l’em être demain poursuivre l’en
combattants des Forces Fran sieurs reprises, dans les jours bryon des Francs-Tireurs nemi hors de ntore région. Il
qui ont précédé la libération Partisans de la Dordogne. Sa faut comprendre que c’est par
çaises de l’Intérieur.
bravoure au combat, ses qua- . le combat et par le combat
Qui sont donc ces combat de la ville, les groupes des l”1’ lités de chef le font nommer' seul, que noire Peuple repren
tants? Ce sont ceux qu’hier et 5* bataillons ont attaqué les successivement commandant dra la place qui lui est due
u,ne presse et une radio aux formations ennemies dans la de compagnie, puis de batail dans le monde.
gages de Hitler présentaient région de Niveisac, St-Lau.- lon. puis île sous-secteur. La
C’est cela qu’il faut dire au
comme des brigands, des ter rent-sur-Manoire, etc... Depuis prise de Périgueux le trouve
roristes et des assassins. Celte nos F.T.P. ont combattu à nommé depuis quelque temps jourd’hui aux Périgourdins.
légende
qui n’a jamais toii,- Neuvic, à SI Aslier, à Mussi- comaridant des Forces Fran C’est le seul langage qui cor
ché les patriotes de notre ré dan. 3 des nôtres sont morts çaises de l'intérieur de la responde vraiment à l’intérêt
gion — a maintenant vécu. à St-Astier et 2 autres sont Dordogne, en collaboration national.
On a vu nos soldats, magnifi tombés à Miissidan.Nous pleu amicale ..vec, le commandant
Au moment où Périguéux
ques jeunes gars de nos villes rons notre mui l'aspirant Go F.F.I. Gisèle, chef des C.F.L. est libéré, les F.F.I. libèrent
et de nos villages. Ils ont dé defroy, commandant la com C’esl ce héros que vous voyez de nombreuses autres régions,
filé dans les rues de Péri pagnie 22.220.
circuler sans tunique, parce villes el villages. Au même
Les F.T.P. se sont battus à qu’il pense toujours à lui en moment, les armées alliées ac
gueux, magnifiques de disci
Périgueux avec le même cou dernier. Il a gardé toute sa culent les Boches à la déroute
pline cl d’élan.
Ils appartiennent à des for rage que le 16 août à Sainte- jeunesse et sa modeslie. C’esl sur tous les fronts. Chaque
mations différentes, C.F.L. ou Foy, où ils font aux Boches ung belle figure d’un homme jour nous apprend les progrès
F.T.P.F., mais tous ont pris 61 morts et 21 bleSsés. Le 9 de 23 ans qui donne à tous de la Libération Nationale.
une part active à la libération août, c’est notre lor bataillon des raisons supplémentaires
A l’extérieur, c’êst la catas
du territoire. Au coude à cou qui Lue 45 Boches dans une d’être fiers d’être Français.
trophe
pour les bandits hitlé
de dans le combat, ils ont colonne se dirigeant sur Brive.
riens. En Italie, dans les pays
Le
*3
août,
à
Sàint-Georges-deEf
maintenant
que
faut-il
scellé l’union de ’a France de
Bfancaneix, c’est un groupe faire? D’abord considérer que centraux, en Pologne, partout,
demain.
du 4< bataillon qui attaque les la lutte n’est pas finie. Que le les patriotes sont au combat.
Celte union, ils ne permet Boches el en tue ou en blesse combat continue et continuera La frontière allemande est dé
tront à personne d’y toucher. 15. Le 9 août, c’est notre école tant qu’il demeurera un Bo liassée par la glorieuse Armée
Qui lente de diviser doit être de cadres, que vous avez vu che sur le sol de France. L’en Rouge, qui aura tant fait pour
considéré comme un complice défiler, qui, à T'ienon, détruit nemi est encore capable de re la défaite des oppresseurs de
dse Boches.
une trentaine de Boches. Le tours offensifs. Sachons être nolre peuple.
Périgueux est libçe! IJ rit! 14 août, entre Le Fleix et Port- de plus en plus forls pour ga
La victoire est proche, si
Il chante! Mais il doit appren Sfe-Foy, c’esl l’attaque d’un rantir nos conquêtes partiel chacun fait son devoir, et le
- . ■ devoir c’est de réaliser l’union
dre comment fut organisée sa convoi allemand comprenant les.
des tanks; des dizaines dé Bo
libération.
Il faut s’unir! Il y a place la plus solide dans le combat
ches sont détruits et cinq l’en
Il y a un peu plus d’une se tre eux sont prisonniers, etc., pour, tous dans le combat! libérateur. Cette union, née
maine, l’état-major du général etc...
Tous les patriotes doivent dans l’épreuve, scellée dans le
Ixœnig, chef des Forces Fran
n’avoir qu’un but: chasser le sang de nos martyrs et de nos
çaises de l’Intérieur, donnait à
C’est là un bilan glorieux Boche de France. Que tous héros, rien ni personne ne
tous l’ordre d’accentuer la pour quelques jours. 11 est as ceux qui sont en état de com pourra la détruirelutte de guérilla, de porter sez éloquent pour se défendre battre se mettent à la Mispo-, Gage de la victoire, l’union
aux Boches des coupg de plus lui-même. Les Francs-Tireurs sition des formations combat est aussi l'outil indispensable
en plus durs. La Dordogne a Partisans ont été l’âme de la tantes. Celui qui refuse de j
reconstruire notre Patrie
voulu donner une suite immé résistance en Dordogne. Ils porter les armes est indigne pour
mutilée.
Par les efforts de
diate à cet ordre et immédia mènent le combat contre le de la Liberté. Les Francs-Ti tous, la France
tement, l’E.M. F.F.I. se réunit R'ôèfiè depuis bien avant le dé reurs Partisans Français re Indépendante. sera Libre et
pour déterminer les formes barquement du 6 juin, et les çoivent tous les patriotes,
d’une action contre les Boches noms des héros F.T.P. tien quelles que soient leurs opi
FRANCE D’ABORD!
L’émouvante cérémonie, qui
Un camarade de l’A. S. expo
Nous arrivons, les maisons défilent. ; le repas sera court ; à!
s’est déroulée, hier matin, à se ensuite, la dure vie du Ma sont
pavoisées,
ies habitants peine arrivés, il leur faudra re
.Périgueux, devant le Monument quis et l’héroïsme de ceux qui y
aux Morts', a permis à la popu. vécurent. II dit la joie de ses groupés sur les trottoirs : c’est partir pour le combat. ; ils re
viendront avec leurs chemises
. lation périgourdine de crier, camarades de voir la victoire Périgueux.
Dans les villages qui précè déchirées, le visage sale d’on
.avec un enthousiasme touchant, récompense!- leurs efforts, et à dent
la ville, et dès les premiè né sait, quelle poussière ; dé
:gon admiration et sa gratitude son tour, lance, lui aussi, un
maisons, les acclamations braillés, énervés, et c’est, alors
. aux vaillants « Gars du Ma. appel à l’union de tous les res
retentissent sur notre passage ; que nous voyons un habitant
-quis » qui ont libéré leur cité de Français patriotes. Puis c’est au les
enfants agitent des dra quitter sa chemise pour la re
tour de Monsieur le Préfet « du
l’occupation ennemie.
peaux, les jeunes filles nous mettre à l’un des nôtres qui
Maquis
».
comme
on
l
’
appelait
C’est dans une ville inondée
lancent des fleurs.
n’en a ulus. Quoi de plus sincère
de drapeaux et de guirlandes, hier, de prendre la parole au
Notre premier contact avec la que ce geste, que ce simple hom
du gouvernement provisoi
au milieu de toute la popula nom
de la République, dont il est. population : Nous voyons un mage à notre courage à tous
tion massée sur les trottoirs, re
L’espoir en une France nou-en
le haut représen jeune homme au milieu de la
■ que les détachements-de F. T. P. tant,.D.ordogne,
route qui nous fait signe de velle que l’on touche déjà, que
Après
avoir
félicité
les
F.F
F. et d’A. S., précédés de tout
et dit toute la reconnaissance sloppei-. Quatre ou cinq cama l’on respire et dont on s’enivre»
:l’étal-major 'militaire F. F. 1. I.
de
Patrie pour leurs valeu rades du service de police vien mais.aussi une volonté implaca
-du département, montent, dâhs reuxla oembats,
fait acclamer' le nent d’arrêter un traître ; une ble de châtier les traîtres, les
un ordre impeccable, sous les nom du généralil de
Gaulle qui, le fois embarqué dans notre voitu collaborateurs de l’ennemi, tels
acclamations de la toute vi
clama au monde qu’il re,. nous le-conduisons sur la sont les deux sentiments, de
brante de patriotisme, vers le premier,
n’en était pas fini de la France. place de la Mairie ; c’est sous Périgueux, Dévouement pour
Moiiunjent aux Morts, au pied Il
lance ensuite un appel à l’u les huées que cet homme descen ceux qui sauvent notre pays,
•duquel sont déjà groupés Mes nion
mort pour ceux qui l'ont vendu.
et au travail, pour que la dra de voilure.
sieurs les Membres du Comité République
La foui© est. là, elle participe
Aujourd’hui, nous avons vu
de
demain
soit
di
•de Libération de la ville de Pé gne des sacrifices consentis par à chacun des événemelnts du toute la jeunesse de cette ville,
rigueux, Monsieur le Préfet el
vaillants soldats de la Résis jour ; elle acclame, elle blâme : qui venait, volontairement s’en,
■différentes notabilités de la ville. ies
on sent confusément, chez là rôler : ouvriers, paysans, étu
tance.
Après le salut aux couleurs et
plupart, un intense besoin de diants, tous veulent' partir se
Une
vibrante
«
Marseillaise
»,
la sonnerie «• Aux Morts » un
par tous, remplit sou servir. Celui-ci vient, nous pro battre, vaincre avec nous, dans
membre du Comité jîe Libéra, chantée
poser sa voiture ; celui-là, avec nos rangs.
dains
l
’
Allée
Tourny.
tion remercie, au nom de la
un bidon d’essence, remplit le
Quel est l’homme, quel est
Puis
l
’
état-major
militaire
F'
{population périgourdine, 1 e s
réservoir d’une de nos automo- l’enfant, quelle est la femme., la
vaillants F. F. I. qui leur ont F. I. du département se rend au bilse. La foule s’amasse, de jeune fille qui rie porte un ru
■ apporté la libération tant atten pied du Palais de Justice. où il plus en plus dense : ies dra ban tricolore, qui ne cl âme pour
passe en revue les troupes qui peaux flottent ; midi arrive. La un rien son allégresse, ' sa joie
due.
participé à. cette ^mouvante plupart oublient de déjeuner ; de pouvoir enfin respirer libre
Ensuite, le lieutenant Malouin ont
pour eux tous, ce jour sera le ment.
■fait acclamer par la foule, l’ac cérémonie.
G’est une nouvelle occasion premier contact, si longtemps
Périgueux sort de. léil;argle ;
tion héroïque et patriotique que
-.ses camarades F. T. P. F. mè. pour la population de Péri attendu avec une France libre : elle entre dans mie vie bouillon
tous se sentent libérés de cette nante pour que naisse la Franco
nerd sur le sol de la Mère Pa gueux. d’acclamer les F. F. I.
menace qui pesait continuelle nouvelle, celle que nous voulons
trie depuis de si longs mois. 11
Périgueux n’est pas prêt d’ou mentsur eux : Gestapo. Milice. tous, for le. libre et indépendan
•clame la volonté des F.' T. P. F. blier celte mémorable journée.
Nos compagnies F. T. P. F. te
de libérer non seulement quel,
■’qüfes yilles, quelques départe
ments, mais la France entière,
toute la France. Puis il salue
les armées alliées qui, à, leur cô PERIGUEUX tt BERGERAC
té. marchent vers la victoire. Il
LIBRES !
•salue les armées anglo-améri.
Les enrôlements Jans Ses F. T. P. F.
■caines. qui sont si proches de
Périgueux, et les vaillants sol
(Suite de la 1” page)
dais île l’Armée Rouge qui. dit
à noire bureau Je Périgueux est
il, sous les acclamations de !a
Des espoirs sg font plus précis et
‘foule, grâce à leur héroïsme et parmi eux celui de voir rentrer nos
•à l’union de leur grand peuple, chers prisonirers de guerre. La vic
un plein succès. Dans la seuSe jour"
sauvèrent le monde de la bar toire mettra uin terme à une capti
barie nazie. Puis le camarade vité de plus de quatre ans, des
née J béer, plus Je 200 PérigourMalouin termine en lançant un femmes vont retrouver leurs com
vibrant appel à l’union de tous pagnons, de-s mères leurs fils, des
des patriotes, sans exception, enfants leurs pères, tous retrouvedins se sont fait inscrire ___
pour la lutte contre le boche. La vCront des amis. Ell’e mettra un
foule applaudit longuement ce terme aussi à l’absence de tous
patriotique appel à l’union.
ceux que les boches ont- fait trans
porter chez eux pour travailler. Et
surtout le retour de tous- les lut
teurs qui souffrent dans les bagnes
nazis, ces hommes et ces femmes
patriotes qui sont passés par la
Enrôle-toi dans les Francs-Tireurs
Gestapo et sur le sort desquels tant
de familles manquent de nouvelles.
et Partisans Français !
Salut à «os héros et à nos mar
tyrs.
Salut à tous ceux qui se libèrent !
Salut- à ceux qui souffrent en
core.
Au travail pour faire Upe France
Libre et Indépendante.
JEUNE PATRIOTE, VIENS AVEC NOUS
NOUS LIBERERONS LA FRANCE ENSEMBLE
FRANCE D’ABORD!
lifcérarï Ies déparfemesnïs
PARTOUT
les FXP.F.
voisins du nûlre
sont au combat
L'action glorieuse
des F. T. P. F.
BANs LA CORREZE. — Nos
bataillons, après cTe durs com
bats. réussissent, avec le con
cours des formations C. F. L., à
bloquer les forces allemandes à
Tulle, Brive, Ussel, Egleton.
Nous encerclons les villes, obli
geant l’adversaire à se retran
cher dans des espaces très ré
duits. Malgré l’intervention de
l’aviation ennemie, qui bombar
de nos positions, malgré l’arme
ment supérieur- employé contre
nos vaillants soldats, dignes fils
des traditions de l’An II. Ses
Forces Françaises de l’Intérieur
obligent lès. garnisons de Tulle
et de Brive à se rendre sans
condition. La reddition a ljeu
pour Brive lo 15 aloût, à 21 h.
15 ; à Tulle le 16 août, à 23 b.
45
, Pour Ussel, l’ennemi, traqué
à l’Ecole Professionnelle, tente
vainement de fréquentes sor
ties ; il échoue et tombe prison
nier entre les mains des F. F. 1.
A Egleton, il se retranche à l’Eeole Nationale. Nos bataillons et
une compagnie C', F. L. organi
sent le siège. Toutes les sorties
sont repousseés ; pendant six
jours de durs combats, l’ennemi
subit des pertes sévères. L’arri.
yéte d’une forte colonne alle
mande venant d© Clermont-Fer
rand, nous oblige à lever le siè
ge, mais c’est pour nos hommes
l’occasion de les attaquer à
nouveau et de les réduire.
DANS LE LOT. — Tout le dé
partement entier libéré respire
et la population reconnaissante,
prodigue à nos F. T. P. F. tou
te sa gratitude. Mais il reste un
point noir dans cette joie :
Cahors est toujours occupée par
les Allemands : il faut extirper
ce virus ; nos F. T. P. F. et ses
alliés Vent » le comprennent :
ils encerclent Cahors, forcent
l’ennemi dans sa retraite et. l’o
bligent à quitter la ville par
leur combativité et leur cran ;
la vie reprend, les traîtres sont
arrêtés, jugés punis.
Le peuple de France tout en
tier tourne ses regards vers ©es
vaillants soldats sans uniforme;
il reconnaît ses enfants qui mar
chent, la tête haute, au-devant
de la victoire.
VIVE LA FRANCE J
VIVE LES F. T. P. F. [
Ceux qui n’ont pas voulu, se rendre,
Ceux qui n’ont pas voulu se vendre,
Les enfants couleur de Patrie,
Ont caché leur cœur sous la cendre,
Dans la flamme cherché l’abri
Des salamandres.
Où sont nos beaux amis? Où sont
Hiver, cet hiver, nos garçons?
Disent les filles solitaires.
Qu,i nous chantera des chansons?
Qui saurait longuement se taire
A leur façon?
La mère entend. Elle soupire:
Faut-il toujours craindre le pire?
Ils manquent peut-être de tout...
Ont-ils assez pour se vêtir?
11 faisait -étrangegment doux
Quand ils partirent...
Pays profond! Ciel clandestin!
J’imagine mal leur destin...
Ils dorment dans quelque masure,
Il fait froid quand vient le matin,
Et le vent souffle sans mesure ’
Leurs feux éteints.
D’autres, toujours dans leurs maisons,
Les yeux fixés sur l’horizon,
Rêvent au chaud contre la montre,
Sans craindre l’homme et la saison,
Les patrouilles, les malencontres,
La trahison!
La trahison bat le tambour,
Fait du devoir un calembour,
Et, sous la livrée ennemie,
Dit noir le blanc, crime l’amour,
Dit honneur quand c’est infamie,
Nuit quand c’est jour!
Nos fils n’ont pas cru l’étranger,
Ils ont préféré le danger
Aux harnais noir de son manège.
Et lorsque la neige a neigé,
Songez qu’ils étaient sous la neige,
Songez, songez !
France, reprends ton droit d’aînesse,
Lé monde enfin te reconnaisse
A l’aùdace de tes enfants,
Et, légendaire, tn renaisses
France, entre ies bras triomphants
De ta jeunesse!
H n’est pas vrai qu’on nous vainquit ,
Notre sol ne fut pas conquis
Plus que l’empire ou que la Corse!
Patriotes ! Gloire à ceux qui
Sont notre amour et notre force!
Gloire au Maquis!
François la C-olèpje.
Dans la Corrèze, les villes1
d’Ussel. Egleton, Brive et Tulle
se trouvent les seules occupées
par les Boclies,
Répondant à l'appel du géné
ral Kœnig. les Forces Français
ses de l'Intérieur passent à l’ac
tion.
Les F. T. P. s’adressent par
tracts et affiches aux soldat»
portant, l’uniforme allemand.
Ils leur montrent que l’Allema
gne a perdu la guerre et. leur
demandent de se rendre.
L& dimanche 13 août, le siège
de la ville d’Egleton commen
ce. Toutes les routes sont cou
pées et gardées. Chacune des
tentatives de rompre l'étreinteest un désastre nom les boches.
Par l’intermédiaire du maire,
des pourparlers sont engagés".
Mais la garnison, composée
d’Allemands, refuse de se ren.
dre. L’assaut est décidé. Cinq
compagnies -F. T. P. et une
compagnie C. F. L.- réussissent à
cerner la garnison dans l’Ecole
Nationale. Durant foute la jour
née, les Âllemands subissent le
feu nourri et intense fie nos uni
tés. L’école flambe et est en
partie détruile. Les pertes de
l'ennemi sont sévères. Devant,
l’étendue du désastre et la si-tualion désespérée, les bochesfont appel à leur aviation. Mal
gré le bombardement et sous la.
miiraille. les nôtres ne font que
resserrer le cercle.
Pendant ce temps-là. les siè-.
ges d’Ussel, Brive, tulle, com
mencent.
A Ussel. trots compagnie C. F.
L. et trois compagnies F. T. P.
attaquent. Nos troupes’ pen..
dant plusieurs heures, font preu
ve d’un allant eL d’un courage
magnifiques. Les boches sont s<durement éprouvés, qu’ils déci
dent de se' rendre sans condition.
A Brive encerclée, la propa
gande, adroite dirigée par nos F. T. P., porte ses fruits. Là en
core, la garnison se rend.
Dans Tulle, les boches pour
chassés par nos F. F. !.. se sont .
réfugiés à la Grbfx de Barre pt
au Lycée. Devant l’action déci. .
dée et vigoureuse de nos troupes,
ils se voient contraints de hisser
le drapeau blanc. POUR LA'
PREMIERE FOIS EN FRANCE :
NOUS VOYONS LES UNITES
ALLEMANDES SE RENDRE
SANS CONDITION AUX F-F.I.
Ces magnifiques exploits di
gnes des plus grandis éloges,.
sont le fruit, de l’union des for
ces da la Résistanee. Partout <
ces exemples doivent être suivis
par tous les patriotes français.
L’union pour le eombat et l’union dans le combat son'
seules conditions é© la Vjl
Fait partie de France d'abord ! Journal des Francs-Tireurs et Partisans Français
