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Médias

Fait partie de Les Lettres périgordines

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La Presse a accueilli favorablement l'ŒUVRE D'UN JEUNE

Alors que dans son émission « Couleur du
Temps » du 23 avril, Radio-Limoges donnait
un bref compte-rendu de la première repré­
sentation de « l’ORPHELIN », drame de
Charles Soudeix, la presse périgourdine una­
nime saluait avec émotion la sortie de cette
œuvre d’un jeune auteur qui, sans prépara­
tion particulière, a su faire plus qu’un essai,
mais une œuvre véritable. C’est ainsi que
Sud-Ouest, de Bordeaux, écrit: Charles Sou­
deix révèle, avec cette première pièce, certai­
nes qualités qui ne demandent qu’à être
développées et exploitées. Le sujet choisi n’est
pas neuf; mais en fait, l’histoire elle-même
n'a occupé que la seconde place dans les
préoccupations de l’auteur qui s’est plus par­
ticulièrement attaché à mettre en lumière les
réactions, les états d’âme de ses personnages.
C’est un drame psychologique que Charles
Soudeix a souhaité écrire.
La République de Bordeaux et du SudOuest déclare de son côté: Cette première
a été un test. Un lest qui a permis de démon­
trer que ce drame, une fois poli et parfaite­
ment rodé, pouvait vivre.
Le Courrier du Centre de Limoges insiste
sur l’interprétation: On sait que la troupe
« Florida » que dirige M. Charles Prompt,
s’était chargée de monter cette pièce. Et il
écrit: Tous les artistes méritent des félicita­
tions; ils se donnèrent avec cœur à leur
tâche difficile et mentionnons tout particuliè­
rement Roland Sorbes qui campa un Philippe
(L’Orphelin) avec beaucoup d’à-propos.

L'Eveil du Périgord note la présentation
charmante et sympathique de M. Serge Dubet­
tier, Président de l’Institut de Culture Fran­
çaise, le dialogue discret et vivant, dans lequel
on pourrait parfois découvrir un peu d’em­
phase, mais il ne faut pas oublier que l’action
se déroule « Périgueux en 1912. L’ensemble
est jeune, frais. Comment pourrait-il en être
autrement puisque l’auteur n’a que vingt
ans?
« Monsieur Echo » dans La Dordogne Li­
bre » a également consacré un long article à
la première de V « Orphelin »...
Charles Soudeix n’a voulu que procéder à
une. étude de sentiments. Il dépouille ses per­
sonnages, et c’est là un art difficile, particu­
lièrement ingrat, où. bien peu réussissent
d’une manière, parfaite. Et, ma foi, pour cet
essai. Soudeix n’a pas tellement mal réussi
pour sa part. Il a su faire passer des mouvemcnts_d_èmutina forte dans ses scènes, les
rompre et dégager le spectateur de son oppres­
sion de temps à autre, par l’arrivée intempes­
tive du camarade joyeux vivant, mais brave
garçon au demeurant, qui vient apporter un
sourire et contraster plus fortement avec les
parties dramatiques et les combats intérieurs
de. l’Orphelin...
Le texte est souvent bon, demanderait peut
être par endroits à être allégé, mais correct
dans l’ensemble, avec des expressions de
réelle qualitéJe suis toujours reconnaissant à Soudeix de
l’effort qu’il tente. C’est un essai qu’il nous a

Liliane Auger, Charles Prompt, Roland Sorbes.
En médaillon: Yves Gazais, et l’auteur, Charles Soudeix.

Photo « JACQUES » place du Palais, Périgueux

présenté et cet essai porte en lui des germes
de réussites futures. J’en suis convaincu.
Combien de jeunes et même de vieux, hési­
tent à se lancer, à affronter les critiques ?
Soudeix a osé et il a eu raison, donnant ainsi
un exemple de courage et de foi...
L’Echo du Centre déclare: L’heure arrivée
de rendre publique la trame d’un drame
conçu par un jeune cerveau, un public est
venu, au premier rang duquel on notait le
Préfet de la Dordogne et Mme Rolland.
Il s’est trouvé que des amateurs ont fait
preuve d’un réel talent, en présence d’une
assistance sceptique au courant des critiques
formulées.
Les scènes les plus joyeuses, celles les plus
pathétiques, ont été interprétées avec un sens
réel du désir de l’auteur.
Mme Cazeau a tenu le rôle délicat de « Mme
Thérèse » avec une aisance remarquable.
Son talent s’est manifesté par l’intensité de
l’émotion ressentie, le réel des accents pathé­
tiques d’une mère vibrant de tout son être.
Et c’est le père (M. Charles Prompt) qui,
brusquement, entrevoit ce qu’a de déchirant
pour lui la découverte de la vérité horrible...
le frère épris tic sa sœur.
L’une clés victimes, Liliane Auger. Céline a
joué avec une émotion telle que le rideau
tombé une crise de larmes a suivi.
Quant à Roland Sorbes, l’orphelin, il a dé­
pouillé le fantaisiste connu et apprécié, ap­
paraissant tour à tour l’être plein de sensibi­
lité, comme aussi de révolte, quand on tentait
d’affaiblir son amour pour Céline.
Enfin, son chagrin, est apparu immense
quand la vérité s’est faite jour, clamée par un
père épouvanté, à la pensée de ce qui aurait
pu se passer...
Et c’est là le drame. Drame au dénouement
peut-être brutal.
Pierre Charley a tenu un rôle à la taille
d’un tempérament jovial, pouvant l’entrainer
aux gaffes les plus monumentales.
Habituellement comique, il est toutefois
resté dans la note, sans l’accentuer, chose
mal aisée pour le « Charley » que nous con­
naissons.
Yves Cazals, monodle à l’œil, roseau en
mains, a campé, un personnage d’une grande
vérité.
Cette partie, est amusante, sans effacer le
dramatique de l’intrigue. Un des talents de
l’auteur est d’avoir su faire que le dramatique
profond, violemment émouvant de sa pièce
soit une partie reposante pour, les tempéra­
ments sensibles.
M. Serge Dubettier, un jeune lui aussi, pré­
sident de l’Institut de. Culture Française, a
présenté la pièce. Heureux avant-propos à
une pièce qui vaut d’être « rejouée ».
Elle le sera et le public viendra nombreux.
Le. Populaire du Centre enfin, écrit: C’est
en forgeant qu’on devient forgeron. Charles
Soudeix s’est mis à l’enclume, et il a frappé...
L'auteur, qui n’a pas 20 ans, est capable de
brosser correctement une pièce. Après avoir
fait l’analyse du drame et déploré l’affluence
un peu faible dans la salle, il conclut: Les
applaudissements ont été là pour prouver
que les présents ont été satisfaits, qu’ils
avaient pris plaisir à cette soirée; que ce soit
pour l’auteur un encouragement. »
Bravo donc à Charles Soudeix pour avoir
osé. Ses amis lui demandent de ne pas s’en
tenir là.
,
J. M.

GUERRE!... DEPORTATION

i^aissez-iiioi vjus une luul nuieiei ci ia
patliie que j’éprouve à la lecture de votre publi­
cation les « Lettres Périgordines ». Je la
connaissais de nom, mais votre envoi d’un justi­
ficatif à mon adresse me l’a révélée et j’ai été
agréablement surpris du ton et de l’ambiance qui
s’en dégagent.
Vos notes sur la création de votre drame, en
particulier, m’ont vivement ému, car j’y ai
retrouvé les soucis de la création artistique qui
sont ceux de tout authentique auteur. Moi-même
grand amateur d’art, de littérature, de musique,
animateur théâtral local, je retrouve dans votre
revue des résonances insoupçonnées. (Jusqu’à
l’Espéranto dont je suis un adepte et pratiquant
depuis quelque vingt ans!)
Aussi suis-je heureux de vous exprimer con­
crètement ma sympathie en souscrivant un abon­
nement d’honneur.
Félicitations à vous et à l’équipe de jeunes
qui vous entoure.
M. J. Raymond, instituteur (Eyviraf).
ne Bergerac:
« Je vous remercie pour le plaisir que m’a
procuré la lecture de « Lettres Périgordines » ;
je ne puis vous prouver mes remerciements que
par un geste modeste mais qui, avec de nombreux
autres, j|’en suis sûr, grandira le rayonnement de
cette revue qui doit ne point en rester là. Huit
pages de lecture, c’est beaucoup, mais trop peu
pour vos amis. J’espère que les temps futurs me
« donneront raison ».
Serge Sudret (Bergerac).

Pourquoi suis-je

j

j

un 0a.Ha.nt homme?

Habitué que l’on est à m’entendre multiplier
mes éloges respectueux de la femme, un sourire
malicieux ne manque jamais de les accueillir.
Je n’en continue pas moins de ne négliger
aucune occasion de les renouveler.
Il n’est pas trop faire que de rendre hommage
à i’être fin, délicat, sur qui repose la plus lourde
.responsabilité dans le ménage.
Hélas!,., trop souvent, de bonnes mamans
n'ont pas assez préparé leurs filles à l’importance
.capitale du rôle joué par l'épouse dans la vie
conjugale.
Quoi de plus charmant, de plus attachant
qu’un sourire féminin, s il est délicatement
esquissé ?
Rien n’est plus reposant pour celui qui, cha­
que jour, quel que soit ie labeur sur lequel il se
penche, sent des bras se nouer autour de son cou
et de jolies lèvres murmurér des îithanies amou­
reuses.
Alors que, souvent, un retard a déjoué les
plus réjouissantes attentions culinaires, aucun
reproche ne vient assombrir un jour qui s’avère
serein.
Au lieu d’un deshabillé du matin, si T’épouse,
même la plus modeste, est gentiment parée pour
recevoir son époux, pas de ciel nuageux. Nou­
velle raison d’enchantement, si l’intérieur appa­
raît agréablement agencé.
Et c’est parce qu’ii n’v a pas d’ombre dans
le tableau d’une vie conjugale pleine de charme
que l’auteur de ces lignes salue avec un respect
profond l’être charmant qui rend Ta vie digne d’ê­
tre vécue.
Il serait impardonnable que l’homme n’ait
pas pour Celle qui transforme sa vie en un
enchantement de tous les instants, un attache­
ment profond.
lUne fleur délicate a été placée sur son che­
min, rendant la vie conjugale toute de charme et
de rêve.
Délicieux roman aux émouvantes pagesJean des Tilleuls.
*
**
H La plus grande joie, elle est de donner le
bonheur, et ceux qui l’ignorent ont tout à connaître
de la vie.
^Georges DUHAMEL).

un trépidant Fantaisiste
Roland Sorbes est bien digne, lui aussi, de ce
Périgord dont maints poètes ont vanté le charme.
A Château - l’Evêque, en septembre 1922, il vit le
jour ; un jour resplendissant, dont le pinceau des
artistes a fixé les splendeurs. Cependant, il fut
éievé à Périgueux, quartier de la Cité, où il a élu
domicile.
En fouillant dans un passé pas tellement loin­
tain, nous avons découvert certains fans ; des
anecdotes qui vont nous permettre d’illustrer des
lignes réservées à Roland Sorbes.
« (Enfant paisible et turbulent » à la fois. Tel
est le souvenir laissé chez ceux qui l’ont connu
dans sa tendre jeunesse. Paisible. C’est ainsi qu’il
est apparu, l’autre soir, dans le rôle délicatement
tenu, de « L’orphelin ». Turbulent, trépidant
faitaisiste, lors des représentations données en
compagnie de « Gyl ». de « Ricou » Fournier et
de Paul Mèredieu.
Sorbes prétend qu’avec son frère, sa turbulence
en faisait « au dehors, le plus enragé galopin du
quartier... » A 14 ans, le jeune Roland monte sur
scène. Mais, à peine est-il en contact avec le pu­
blic, qu’un « trac » effroyable le prend ; il quitte
le « plateau » sans espoir de retour, croit-il.
Au patronage de la Cité, il trouve un bon cama.
rade, Jean Albert, devenu le Jean Albert des
Compagnons de la Chanson. Avec l’insouciance
de ses 19 printemps, Roland Sorbes a pris de l’as­
surance et une certaine confiance en lui-même ;
il lui semble que son étoile clignotante paraît
briller. Il remonte hardiment sur scène...
On vient le cueillir pour l’enrôler dans une
troupe d’amateurs : Comédia. II fait alors de véri­
tables débuts sur scène.
En 1941, tournées en province.
Ces tournées sont organisées dans foute la Dor­
dogne, avec des moyens de fortune» Elles se font
à l’aide de cars à gazogène. Nantie de ce moyen
de locomotion, la troupe savait quand elle par­
tait ; moins aisé était de connaître l’heure d’arri­
vée. Pannes sur pannes se produisaient.
;Les « artistes » de l’époque ont le souvenir
d’un déplacement à Lanouaille. A 4 h. du matin,
.par une de ces froidures dont on peut garder le
souvenir, il fallut descendre et pousser le « bus »
sur plus d’un kilomètre. Qu’importe !... La cama­
raderie était telle, à Comédia, que les pires cho­
ses étaient acceptées agréablement.

AVIS AUX LECTEUR:

« Les Lettres Périgordines » paraîtront doréna­
vant, et à partir de ce numéro 6, sur 4 pages et tous
les mois. Cette marche plus régulière de nos éditions
nous a été permise pour beaucoup grâce à I’ « Ins­
titut de Culture Française » avec lequel nous avons
scellé un excellent accord.
Précisons que le montant de l’abonnement reste
toujours le même, c’est-à-dire: 500 francs 10 numéros,
au lieu de 5 auparavant.

ARC EN CIEL
Superbe arc d’un triomphe appuyé sur la nue,
Arc en ciel irisé qui chevauche les monts
Où l’orage a lâché, par meutes, ses démons,
Pourquoi viens-tu narguer la terre pauvre et nue?

De l’impalpable éther aux miasmes des limons,
Peut-être scelles-tu quelque trêve inconnue,
Lumineux messager de la paix revenue.
Symbole né de l’ombre où fuient les aquilons.

Tu t’incurves, féerique, au cœur de la bourrasque,
Ephémère comme elle et, comme elle, éclatant;
Tu crayonnes là-haut, aquarelle fantasque,
Un présage si beau, si gai, si déroutant
Que l’homme ne sait plus, impuissant à l’atteindre,
S’il se. doit d’admirer, de sourire, ou de craindreGeorges PUYMANGOU.

Hélas !... la déportation en Allemagne devait in­
terrompre tout cela. La guerre finie, retour à Pé­
rigueux, pour enregistrer des deuiîs cruels : mère,
grand-mère. Roland Sorbes, malade, est obligé de
suivre un traitement pendant un an et demi.
II entre à la SNCF, à Bordeaux. C’est alors que
la nostalgie de la scène le reprend. Il prête gentiiment son concours à des œuvres, à des sociétés
sportives. Et cela le conduit à l’Alhambra. II
« passe » sur le plateau, aux côtés de Jean Janin,
René Montez, Roland Ardura et d’autres artistes.

EN 1953, RETOUR
DE L’ENFANT PRODIGUE
Retour dans cette bonne ville de Périgueux.
Mais, alors que Sorbes pensait délaisser pour tout
de bon la scène, Charles Prompt en fait un compa­
gnon de Florida. Attiré par le feu étincelant de la
« rampe », il fait la connaissance de Gyl, de Ricou, de Paul Mèredieu ; il partage leur succès
au cours d’une soirée de variétés, à Thenon.
Gyl avait voulu que Roland Sorbes soit étroite­
ment associé à ce qui devait devenir un quatuor
fameux ; quatuor souvent retrouvé sur l’affiche.
Roland Sorbes a de secrètes pensées qu’il a bien
voulu nous faire connaître ; au risque de lui dé­
plaire, nous les dévoilons : jouer des comédies
modernes; quelques pièces classiques; monier
des revues bien périgourdines.
Un autre désir le tenaille, actuellement : repren­
dre « L’orphelin », de Charles Soudeix, avec ses
partenaires. Roland Sorbes a du talent qui ne de­
mande qu’à se déployer. Il a montré, l’autre soir,
qu’il peut être autre chose qu’un fantaisiste. Dans
ses présentations de spectacles, il est bien ; il a
de l’esprit et une très grande sensibilité de cœur.
Qui se ressemble se rassemble. Ils sont bien
faits pour provoquer la joie d’un public qui les
chérit particulièrement, les Sorbes, les Gyl, les
Ricou et autres Mèredieu. Et c’est pour cela qu’il
nous serait agréable que leurs noms fissent partie
intégrante de l’histoire joyeuse du Périgord, aima­
ble province sur qui plane tant de souvenirs.
Et où, hier encore, le frère de Ricou, Marcel
Fournier, le maj’oral, incitait avec succès les visi­
teurs de provinces voisines à revenir.
Daniel GILLET

Je le salue, U! nuit rayonnante d étoiles,
Je te salue, O! nuit de silence et d’amour.
Nuit si sombre parfois ou vierge de tous voiles
Où le cœur lourd d’angoisse appelle à lui le jour!

Je te salue, O! nuit à la grâce opportune,
Nuit qui prépare une aube à l’éclatant matin
Où l’âme de Vénus hante le clair de lune,
Où lé mystère a pris des ailes de satin!

,0! Nuit où tout se tait et se métamorphose
Où sur chaque rosier sommeille chaque rose,
Où d’un songe insensé naît un enchantement!
Je le salue, O! nuit profonde et solennelle,
Image préludant à la nuit éternelle
Où le cœur déchiré meurt triomphalement!
Adrien COLIN.

"AUX ORPHELINS"
O! plaignons sur terre, ces pauvres orphelins,
Qui privés de l’appui d’un père ou d’une mère,
Errent seuls dans la vie, minés par les chagrins,
Mal vêtus et plongés dans l’extrême misère!

Ces enfants sont voués ù la fatalité;
Honteux, ils n’osent pas solliciter l’aumône.
Si parfois pour leur sort on a de la bonté,
Ils sont reconnaissants ù la main qui leur donne!

Leur désir est toujours de suivre un chemin droit
Qu’importe qu’ils aient faim ou bien qu’ils aient
[très froid]
Le Ciel étend sur eux sa grâce palerneLle!
Ut s’ils font ma'gré eux une entorse ù l’honneur,
ils fout leur pardonner, c’est la faute au malheur,
Et tendre ci leur misère une main fraternelle!
Antoine PAYANCE.

3

ECHOS

de l'Institut de Culture Française
Secrétariat Général: 36, rue Victor-Hugo, Villenave d’Ornon (Gironde) France.
Permanence: 6, rue Kiéser à Bordeaux, les
jeudis de 15 à 18 heures, téléphone: 08.44.78.
Président-actif: M. Serge DUBETTIER; VicePrésident: M. Henri CATRIENS.
La correspondance administrative et la corres­
pondance personnelle, doivent être adressées au
Président. Les demandes d’adhésion, de rensei­
gnements, les avis à insérer, les articles, etc...
doivent être adressés à:
M. René LACABANNE. Secrétaire-Général. 84
rue de Brach à Bordeaux.
Le montant de la participation aux frais de
la saison (300 fr. minimum pour la métropole,
étranger sur demande), doit être versé au comptechèque postal de l’InstitutC.C.P. Bordeaux 2651.92, Institut de Culture
Française, 36 rue Victor-Hugo, Villenave d’Ornon
(Gironde).
CHARGE DE PRESSE
M. Charles SOUDEIX, directeur du journal à
Périgueux (Dordogne).
Présidente d’honneur : Mme KOUTACIIY-JEANDEAU, femme de lettres, officier d’académie. 8,
rue Stanislas-Meunier. Paris (20e). Tél. MEN 47-49
Membres d’honneur : MM. Mc Théodore VALENSI, officier de la Légion d’honneur, conférencier,
avocat à la Cour ; M' Jean TAUZIN, docteur en
Droit, avocat à la Cour ; Edgar MAUFRAIS, explo­
rateur ; Docteur J. PETIT, de l’Université de Lille,
biochimiste ; Louis EMIE, homme de lettres ;
HELIER-COSSON, artiste peintre portraitiste ;
José NOGUERO, artiste dramatique ; Professeur
Victor SALTERINI, docteur en malariologie ; Irénée MAUGET, président de la Maison des Intel­
lectuels ; Wilfrid LUCAS, homme de lettres ; Paul
GRASSELLY, officier d’académie ; NATTES, jour­
naliste ; BARDINET Martial, critique musical.
Mmes Sylvianne LEBARON, maître de l’Elite
Latine ; Jean SERY, femme de lettres ; LA HOUPPA, chevalier de la Légion d’honneur, artiste ly­
rique ; Anita SOLER - DELFERRIERE, artiste
dramatique ; BARTETTE Marie, chevalier de la
Légion d’honneur ; Géraldine BALAYE, femme de
lettres.

Ode au Château d'E...
A.-M.
O ruines crénelées, majestueux manoir,
Fantastiques pierres qui s’embrasent le soir
De luminosité solaire!
Palais par la légende et par l’histoire château,
Tu rêves, altièrement, silencieux et beau
Sous la voûte crépusculaire!

Les ans n’ont point flétri ta féodalité;
Tu gardes immuable et grande ta fierté
De monument digne et superbe!
La ronce égratigne tes flancs pleins de grandeurs,
L’oiseau y fait son nid; les arbres et les fleurs
Te tressent pour sceptre, une gerbe!
Sur ton roc campé, tu contemples à l’entour
Ce que fut ton passé, ton prestige et ta cour
Où vécut quelque courtisane.
Tes portails cintrés, vermoulus par le temps,
Semblent de grands yeux noirs qui regardent
[dedans
Les parvis où le mystère plane!

Les* preux chevaliers qui t’édifièrent jadis,
Et ceux qui t’habitèrent et qui furent tes fils,
Fameux, intrépides et braves,
Hantent peut-être encor ton lieu sinistre et froid?
Peut-être ces errants complotent sous ton toit?
Spectres aux machinations graves!
Et qui sait si ce soir, à l’heure où l’ombre vient,
Un esprit qui prendrait les formes d’un humain,
Terrible et le regard dé flammes,
Ne se dressera pas, une suprême fois,
Une épée à la main, le courroux dans la voix,
Pour châtier lés mauvaises âmes!...

Charles SOUDEIX.

Notre vice-président et ami, Henri Catriens,
a bien voulu consentir, dans la tribune « Libres
propos », à présenter les buts et tendances de
notre groupement à tous nos adhérents et chers
sympathisants soucieux d’être éclairés sur cet
organisme encore nébuleux, l’Institut de Culture
Française, auquel ils avaient bien voulu faire con­
fiance dès les premiers jours.
Lorsqu’en octobre dernier, mes collaborateurs
et moi-même avons créé l’I.C.F., c’était avec l’es­
poir d’apporter au monde (désir peut-être trop
chimérique), les échos de l’intellectualité fran­
çaise, non pas celle de ceux qui sont très connus,
adülés/hhoyés, mais celle de tous les oubliés, de
tous les malchanceux. Et encore, pour réaliser
nos projets, fallait-i'i s’entourer de la chaude sym­
pathie de membres, de l’appui bienveillant et
combien efficace! de personnalités, de l’amitié de
confrères plus favorisés. Et surtout, une formule
nouvelle, pour ne pas faire comme tout le monde
et ajouter une société de plus à celles déj'à nom­
breuses existant un peu partout...
Il fallait aller vite, pour contenter tout le
monde, et aussi ne pas être trop pressés pour ne
pas faire fausse route... Je crois que nous ne pou­
vions pas aller plus rapidement et que la voie
que nous avons suivie était la bonne.
En tous cas, dès la première heure, nom­
breux sont ceux qui nous ont fait confiance. Plus
de vingt personnalités du monde culturel, journa­
listique, scientifique, ont bien voulu nous appor­
ter leur noms, leurs titres et leur appui. Toutes
ces personnalités, vous les connaissez. Si elles
nous ont fait confiance, c’est qu’elles pensaient
comme nous que l’idée était bonne et que la lutte
valait la peine d’être entreprise.
Notre but était, en premier, de faire connaî­
tre l’I.C.F. un peu partout, en Métropole et aussi...
à l’Etranger. Nous y avons maintenant de nom­
breux membres, et cela ne fait que commencer.
Ensuite, il nous a fallu les joindre, les soutenir
par un lien d’amitié: ce fût le but de notre pre­
mier et modeste bulletin mensuel, bientôt suivi
par cinq autres.
Paris nous a ouvert la première porte. Notre
cocktail de présentation du 13 décembre 1955
réunissait plus de deux cents personnes, person­
nalités diverses et sympathisants. Arcachon nous
accueillait ensuite et déjà un petit groupe se for­
mait sous la direction d’une de nos amies. A Tou­
louse, « Le Midi chante », avec Géraldine et Sylvlane Lebaron, la « S.T.A.L. », avec son président
M. le Dr. Estienny, et la radio avec Pierre Loubens. nous apportaient leur précieux concours.
C’est à Périgueux que nous fîmes nos pre­
mières armes, puisque l’Institut était tout juste
fondé que j’y rencontrais Charles Soudeix et
Antoine Payancé. Je m’en félicite, puisque cette
entrevue d’août dernier m’a permis, depuis, de
conserver de bonnes et utiles relations avec nos
amis Périgourdins et réaliser ainsi à présent l’ac­
cord qui fait de « Lettres Périgordines », journal

vraiment complet, le Irait d’union entre I’I-C.F.,
Périgueux et nos amis, pour le plus grand bon­
heur de tous.
J’ai eu un réel plaisir à présenter le drame
de notre ami Charles Soudeix. La réussite de cette
soiréç du 11 avril était des plus méritées. Le 6
mai, je serai à Toulouse pour la grande matinée
du Midi-Chante, où je remettrai au lauréat de
notre prix la médaille de Minerve en Argent que
l’I.C.F. a offert à cette aimable société. Le seul
regret que j’ai, est de ne pas avoir pu '.le faire
également lors du concours de la S.T.A.L., mais ce
dernier était lancé depuis quelques .jours quand je
vins à Toulouse en décembre. Ce sera pour l’an
prochain.
Notre concours a été lui aussi bien accueilli
partout. La presse nous a beaucoup aidé à le dif­
fuser, aussi les envois ont-ils été nombreux Nous
espérons malgré tout pouvoir en connaître les
résultats avant la sortie du prochain numéro 'du
journal. Et la distribution des récompenses nous
donnera l’occasion d’organiser à Paris et à Bor­
deaux deux manifestations pour nos membres et
nos amis.
Nos amis de Périgueux ont bien voulu nous
confier le soin de faire rayonner le meilleur de
nous-même dans leur jolie cité. C’est avec une
grande joie que nous avons accepté cette idée flo­
rissante d’un Festival de trois jours, en juin.
A Paris, l’on nous propose des réunions men­
suelles confiées à la haute compétence de notre
Présidente d’Honneur et du Maître Wilfrid Lucas,
tandis qu’à Arcachon, une exposition de peinture
et d’objets d’art, de littérature, etc... est en bonne
voie d’organisation pour août prochain.
Nous voudrions faire pour Bordeaux le maxi­
mum. La cherté des salles, le nombre restreint de
nos adhérents dans cette ville, le peu d’encoura­
gement de certaines personnes, font que nous
devons en Gironde délaisser nos amis pour cette
saison. Mais, qu’ils se rassurent, ïa saison pro­
chaine les récompensera de leur patience, et les
dotera, si tout va bien, de manifestations à la
hauteur de leur valeur.
Je voudrais que chacun comprenne que si le
but est noble, la tâche est rude, et que l’éloigne­
ment et le dispersement de nos membres ne font
qu’accroître nos difficultés. Mais tous auront leur
heure, car nous travaillons pour l’intérêt de tout
te monde, et ce qui sera bénéfique aux uns servira
également aux autres, si du moins nous savons
rester unis.
C’est ce que nous désirons tous, car c’est pour
?ous que l’on travaille et notre désir est que, si
nous sommes nombreux à la tâche, nous soyons
aussi nombreux pour jouir de la réussite.
Et que les pessimistes se consolent, que les
tièdes se rassurent: nous aurons la victoire; l’es­
prit triomphera sur leg contingences de la matière,
bientôt se rallumera le flambeau de l’intelîectualité... Mektoub... C’est écrit!
Serge DUBETTIER.

QeiineiAeâ CStluAicaleS de (jlrance

Deux grands artistes: Guy Failot (Violoncelliste)
Monique Failot (Pianiste)
U y a certainement fort longtemps que les
Périgourdins n’avaient pas eu l’occasion d’écouter
un grand soliste de cet instrument très difficile
qu’est le violoncelle. La première conférence-con­
cert supplémentaire des J.M.F. leur a permis d’en
entendre un de la plus haute qualité. Guy Failot
est un artiste complet, non pas à causé de son
irréprochable technique, mais encore par tout ce
qu’il apporte de personne’ dans ses différentes
interprétations. Il y a identité absolue entre lui et
son instrument et, sans rechercher les effets faci­
les, avec une sobriété de bon aloi, il trouve les
plus merveilleux accents. Son jeu nuancé, souple,
son souci de donner une âme à son violoncelle lui
ont valu les ovations enthousiastes du public. Sa
sœur, Monique Fallût, pianiste, a contribué pour
une large part à ce succès. Avec beaucoup de tact
et de discrétion, elle accompagne son frère et son
rôle est bien celui d’une partenaire dans un dia­
logue éblouissant. Ces deux artistes, que nous
entendrons toujours avec infiniment de plaisir,
ont conquis les fidèles des séances J.M.F... et les
autres aussi.
M. Michel Briguet avait pour mission de faire
l’historique du violoncelle et de présenter les dif­
férentes œuvres du programme. Il s’en est acquitté
avec beaucoup d’éloquence, de chaleur et de conviction.
P. DANTOU.

,

I.ES LETTRES PÉRIGORDINES

4

LIVRES DE NATURE
~ J-Lin tes 2 évasion
Avec le retour du printemps, n’est-il pas venu
le moment de délaisser un peu les livres ordinai­
res et de se retremper dans la nature calme et
pure qui enthousiasme les touristes et les voya­
geurs ?
< Voyager, c’est vaincre » disaient ces grands
explorateurs qu’étaient les Arabes. Jls voyaient en
efl'et, dans le voyage, une victoire sur les difficul­
tés, prévues ou non.
Certes les voyages ont, pour beaucoup, perdu
ce caractère de lutte. Il est si facile maintenant de
survoler un sommet qui demanderait tant d’heu­
res d'effort pour l’atteindre à pied; il est si facile
de traverser des mers et des continents...
Mais tout le monde ne peut pas voyager.
Aussi, les livres de voyage sont-ils là pour
nous apporter « à domicile », par leur texte
émouvant et par leurs photographies appropriées,
une évasion bien nécessaire.
Quelles découvertes, alors, que ces relations
sur des pays éloignés et des civilisations étranges;
quelle joie aussi s’il s’agit d’une lecture relative à
un pays connu, de retrouver un peu de Ses propres
réflexions, de ses propres découvertes.
S’il est un livre de voyage qui a été écrit avec
amour c’est bien —• pour commencer notre péri­
ple par un pays voisin — celui que M. Jean Serinet a consacré à < L’Espagne du Sud ». Ancien
Membre de l’Ecole des Hautes Etudes Hispaniques,
Professeur à la Faculté des Lettres de Toulouse,
hispanisant notoire, il a fait de son livre une
œuvre unique. Si la description des paysages en
est l’objet principal, l’art, l’archéologie n’y sont
pas négligés, bien au contraire; géographie physi­
que, humaine, économique, notations historiques
nécessaires à l’intelligence des sites urbains et
ruraux, folklores, dictons curieux ,tout concourt
pour faire de « Espagne du Sud » une œuvre de
classe, dont on voudrait extraire tant de belles
pages, que ce soit sur la < Costa del sol » (la côte
du soleil), sur Grenade, sur Cordoue, sur Séville
surtout.
Et que dire du style sensible, familier, clair,
poétique parfois, coloré toujours, rendant l’indivi­
dualité de chaque ville. Ce livre incite le voyageur
à mieux préparer son voyage outre-Pyrénées, à
mieux comprendre un pays aussi caractéristique
que l’Espagne.
On annonce, du même auteur, une « Espagne
du Nord », nouveau régal en perspective pour les
amoureux de l’Espagne. (Editions Arthaud; 422
pages, carte, 100 photos hors-texte remarquables).
Le même éditeur présente avec « Mon odys­
sée montagnarde » de T. G. Longstaff, docteur en
médecine anglais né en 1875, les merveilleux
voyages d’un homme à la fois explorateur, alpi­
niste, naturaliste. Ayant gravi presque toutes les
chaînes du monde, des Alpes à l’Everest, ayant
participé à maintes expéditions, il ajoute à l’inté­
rêt de son récit l’attrait de son expérience et desa science. 11 a ajouté à la carte une superficie de
800 m2, il a découvert le plus grand glacier du
monde après ceux des régions polaires.
Opposant dans son livre des contrées d’une
infinie variété, il donne à chacune d’elles son
atmosphère propre, décrivant faune, flore, habi­
tants, histoire, reflétant son ardent désir d’aven­
ture et de connaissance. C’est lui qui a écrit:
« Une vallée inconnue a plus de prix à mes yeux
qu’un sommet décoré d’un nom ». (288 pages,
nombreuses illustrations hors-texte, 1.200 fr.).
Et pour terminer ces explorations, quelques
lignes sur un livre remarquable dont le sujet a
fait l’objet d’un film non moins réussi: « La
grande prairie » de Walt Disney. Ce volume, où la
photo est reine, fera la joie des adolescents et des
adultes aussi, qui revivront ainsi les épisodes du
film. Cette fresque nous invite en effet à partici­
per aux joies et aux malheurs d’une faune à
laquelle nous sommes assez étrangers. Le texte est
de P. A. Guénais. Ce volume fait partie de la nou­
velle collection de l’éditeur Hachette « Tout par
l'image », qui comprend « Histoire de la Mode »
et « Louis XIV et Versailles ».
Ainsi, au gré des pages de ces divers volu­
mes, évoquant, chacun à sa façon, la nature, nous
rapprochons-nous un peu plus d’elle que nous
avons tendance à trop méconnaître et à oublier,
pris dans l’engrenage de notre civilisation épui­
sante
Jean MOREUX.

TRES IMPORTANT
« Lettres Périgordines » et l’Institut de Culture
Française organisent un Festival Culturel de trois
jours qui aura lieu à Périgueux les 23-24 et 25 juin
prochain. Quoique son programme ne soit pas encore
déterminé, nous pouvons signaler à tous nos membres
et amis qu’il comprendra, entre autres choses, une
exposition de peinture et d’objets d’art, et une signa­
ture-dédicace de livres.
Les membres de l’Institut de Culture Française
intéressés par l’une ou par ces deux manifestation»
et qui désirent y participer, doivent d’ores et déjà
se faire inscrire en écrivant à M. René Lacabanne,
secrétaire-général de l’Institut, 84, rue de Brach, à
Bordeaux.
Les lecteurs de « Lettres Périgordines » peuvent
également se faire connaître au Directeur du Journal,
M. Charles SOUDEIX, 24, rue du Bac à Périgueux.
Les inscriptions seront closes le 5 juin.

CONCOURS LITTERAIRE
Les résultats de notre concours littéraire 195556 paraîtront dans le prochain numéro de ce
journal. Ils seront également largement commu­
niqués par la presse. Nous remercions bien vive­
ment tous les quotidiens et hebdomadaires, les
revues littéraires et les journaux culturels qui ont
bien voulu participer à la diffusion de ce con­
cours. Nous les citons dans ces colonnes, les
priant d’accepter l’assurance de toute notre re­
connaissance et leur demandant de nous excuser
si. par inadvertance, nous omettons d’en remer­
cier. Beaucoup l’ont fait sans que nous en soyons
avisés, de là notre lacune. Ceux que nous connais­
sons sont les suivants :
Sud-Ouest —: La Nouvel.e République — Le
Courrier du Centre —, La Dordogne Libre — No­
tre Bordeaux — Le Courrier Français —: Les Let­
tres Périgordines ■— Le Journal d’Arcachon ■—:
Masques et Visages — Le Courrier Vauciusien —
Lettres et Poésies — La Revue du Languedoc —
Aluta — Les Echos du Midi Chante — La Vie
Toulousaine — Le Journal du Berry, etc...
Bon nombre de ces journaux et périodiques ont
poussé l’amabilité en transcrivant directement le
règlement détaillé de ce concours dans leurs co­
lonnes, prouvant une fois de plus que la presse es.
solidaire de l'effort de tous pour un rayonnement
p us complet de la culture de notre pays.
Les heureux lauréats seront avisés directement
par lettre. Les médailles et les diplômes leur se­
ront remis au cours de deux manifestations qui se
dérouleront à Bordeaux et à Paris. Les personnes
ne pouvant se déplacer pour recevoir leurs récom­
penses, pourront en demander l’expédition par
poste, mais après les deux manifestations seule­
ment.

Ceux de nos lecteurs dont "t’abonnement 1955
échoit avec ce numéro, et qui désirent continuer
à recevoir notre journal., peuvent nous adresser le
montant de leur réabonnement, par mandat, à:
« LETTRES PERIGORDINES », 24, rue du Bac,
Périgueux (Dordogne).
ou par virement postal à:
M. Christian .lAERERT^les Jalols, par T rélissac (Dordogne), C.C.P. Limoges 70-46, en établis­
sant leur commande an dos du chèque.

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Cinéma «Le Paris»
MARIE-ANTOINETTE.
LES PONTS DE TOKO-RI.
DES GENS SANS IMPORTANCE.
LES GRANDES MANŒUVRES.

DCN CE SCI
t—■ Pourquoi me disais-tu: « Crois-tu donc soula­
ger]
Tous les chagrins épars? Les méfaits de la grêle?
Evite de porter sur ton épaule frêle
Les malheurs d’un monde que tu ne peux chan[ger.]

— En peu de mon amour séchera quelques tar­
îmes,}
{Jne aide ae mes mains pourrait avoir son prix,
N’abandonnons jamais, lorsque sonne l’alarme,
Le chemin qu’a traçé pour nous le Crucifix
— Tu ne peux empêcher la neige de tomber,
D’être dure au clochard, comme à l’oiseau mor­
celle.]
Pensons aux moissons d’or à l’heure d’engerber,
Et qui ne seraient pas, non vraiment pas, sans elle,
r—; Les pieds de l’indigent, blessés, endoloris,
A l’humble feu de bois, je veux qu’ils se reposent;
Ma main déposera des grains de chênevts
Au long du sentier blanc où les oiseaux se posent.

■— Crois-tu, par un hasard, vraiment trop mer[veilleux.]
Arrêter tc ravage affolant les tempêtes,
Retenir, accrocher, d’un effort prodigieux.
Le naufragé vaincu qni lutte sur les crêtes?

— Mon être est tout glacé quand le vent souffle
[fort]
Et que la mer mauvaise entraine le navire;
Je ne puis ph>s alors que supplier la Mort
D’avoir un peu pitié quand le bateau chavire
— De tous les cœurs mauvais, tu ne peux faire un
[bon,]
Des âmes sans amour, qu’espères-tu donc d’elles?
Ton bagage est trop lourd et du cruel faucon
Ne sortira jamais la candide hirondelle.
—: Il n’est point de cœurs durs, apprends-leur à
[aimer;]
Je donnerai de moi toutes les forces pures,
Le faucon, sur ma main, viendra se reposer,
Tout comme au Paradis, sans crainte, sans bles­

sures.]
Suzanne KOUTACHY-JEANDEAU.

MDEQJOUR
Lou soulei raio en amount:
Dejous sa beitialo bisadn
Eipoùtis la tèrro e lou loua
Doits prats soulelho la piblado

Dins la caumasso de mieijour,
Sens une felho remuado,
Lous grands pib'.eis deurmen, sadours
De chalotir e de lum raiado

Lur oumbro, que per lotis bargiés
S’eilounjavo dessur la prado
Eicourcido auro, jous lurs pès
■ 1 moudelou s’ei amassado
Tout se laiso; lou ventoulet,
Que doits us co bufo, froulaire.
Assedat e à cour d’ale
Rasis l’aigo a degut se jaire
E dins Ter, qu’ci tout abrasat,
En aùvo routhas la cigalo
Menant lou brut êisasperat
De soun agro pito cimbalo.

Marcel FOURNIER.

Critique
Un de nos anus fait à un éditeur l’éloge d’un jeune
écrivain et, à bout d’arguments, il dit:
« Et puis, vous savez, il. soigne son style. »
« Dommage qu’il ne le guérisse pas », répond
l’éditeur.
*
**
■ Il semble que la Société fabrique des coupables
pour avoir à les punir un jour.
(A. SCHOLL).

Imprimerie JOUCLA. — Périgueux
Le Gérant : Pierre PEYRAS.