FRB243226101_PZ_2658.pdf
- extracted text
-
L
LYCÉE DE PÉRIGUEUX.
DISTRIBUTION SOLENNELLE DES PRIX
24 AOUT 1848).
Université De France.
ACADÉMIE DE BORDEAUX-
LYCÉE DE PÉRIGUEUX.
DISTRIBUTION SOLENNELLE DES PRIX
(24 AOUT 1848).
Procès-vgvbal rte in Séance,
Le 24 août 4848, la Distribution des Prix a eu
lieu, au Lycée de Périgueux, dans la grande salle
de rétablissement, sous la présidence de M. Mie,
avocat, maire par intérim, assisté de la Commission
administrative et de tous les fonctionnaires du Lycée,
en présence d’une nombreuse assemblée.
Un grand nombre de membres du clergé, de la
magistrature et du conseil municipal, les officiers de
la garnison, le conseil de préfecture, ont assisté à
cette solennité.
La séance a été ouverte, à onze heures et demie,
— 4. —
par un discours de M. Ayma, professeur de seconde.
Après ce discours, M. Sauveroche, proviseur, et
M. le maire ont successivement pris la parole, et les
prix ont été proclamés par M. Chanson, censeur des
études.
PRIX D’HONNEUR.
COMPOSITIONS.
PHILOSOPHIE.
DISSERTATION
EN
FRANÇAIS.
Tailleferie (Lucien-Maurice), né à Mensignac, externe.
MATHÉMATIQUES SUPÉRIEURES.
Mathet (Gabriel), né à Eyliac, interne.
RHÉTORIQUE.
DISCOURS LATIN.
Batailh (Frédéric'!, né à Champagne, externe.
INSCRIPTIONS AU TABLEAU D’HONNEUR.
CLASSES SUPÉRIEURES.
PHILOSOPHIE, MATHÉMATIQUES SUPÉRIEURES ET ÉLÉMENTAIRES,
RHÉTORIQUE (2e Ot
1. Prix.
2. Prix.
3e).
Mauriac (Charles), né à St-Aquilin (Dordogne),
interne.
Fondant (Ernest), né à Lyon, externe.
1. Accessit. Déinartial (Alfred), né à Périgueux, externe.
2. Accessit. Dupuy (François), né à Périgueux, interne.
3. Accessit. Vigier (Julien), né à Périgueux, externe.
4. Accessit. Rabaud (Jean), né à Excideuil, interne.
3. Accessit. Courtey (Gabriel), né à Périgueux, externe.
6. Accessit. Chambareaud (Louis-Elie), né à Bourdeilles, exl.
7. Accessit. Mathet (Gabriel), né à Eyliac, interne.
8. Accessit. Dugrézeau (Eugène), de St-Aquilin, interne.
CLASSES DE GRAMMAIRE
(v, .y, 6«).
1. Prix.
Décout (Pierre-Chéri), né à St-Ast ier Dordogne .
interne.
2. Prix.
Fondant (Léon), né à Lyon, externe.
1. Accessit. Lapouyaae (Adolphe), né à St-Sulpice-d’Excideuil, externe.
2. Accessit. Neulet (Remy), né à Bourdeilles (Dordogne), int.
3. Accessit. De Lostanges (Gabriel), né à Périgueux, externe.
4. Accessit. Pouyadou (Ferdinand), né à St-Vincent (Dordo
gne), interne.
3. Accessit. Sarlandie (Ernest), né à Périgueux, interne.
6. Accessit. Boulen (Emile), né à Ste-Eulalie-d’Ans, externe.
CLASSES ÉLÉMENTAIRES
(7e et 8e)
ET CLASSE PRÉPARATOIRE.
1. Prix.
Pouyaud (Aubin), né à Cubjac (Dordogne), int.
2h Prix.
Mary (Marius), né à la Guadeloupe, interne.
1. Accessit. Deschamps (Jean), né à Marsaneix (Dordogne),
externe.
2. Accessit. Gayet (Charles), né à Lachapelle-St-Laurent, ext'
3. Accessit. Dauphinet (Etienne), né à Périgueux, externe.
4. Accessit. Duval (Romain), né à Périgueux, externe.
3. Accessit. Tuilières (Biaise), né à Coulounieix (Dordogne',
externe.
6. Accessit. De l’Hôpital (Alfred), né à Poitiers (Vienne), ext.
— 6 —
INSTRUCTION RELIGIEUSE.
Aumônier, M. l’abbé Ciiavkroc.
Cours particulier aiuc élèves internes.
1" DIVISION.
1. Prix.
Brun (Adrien), né à Excideuil.
Allemandou (Alfred), né à St-Paul-de-Serres.
2. Prix.
1. Accessit. Fourlou (Léonce), né à Ribérac.
2. Accessit. Roger (Emile), né à Rouflignac.
3. Accessit. Freyssenge (.Iules), né à Peyrillac (Dordogne).
2*
4. Accessit. Rakiud (Jean).
2e DIVISION.
1. Prix.
Mauriac (Charles).
2
Moilin (Antoine), né à Cône (Nièvre).
2. Prix.
1. Accessit. Donzole (Jean), né à Excideuil.
2. Accessit. De Créinoux (Beaudoin), né à St-Memin Dor
dogne' .
3. Accessit. Brizon (Antoine), né à Sorges.
4. Accessit. Saint-Martin .Edouard), ne à Périgueux.
3e DIVISION.
1. Prix.
Malbec Edouard), né à Poujol.
2. Prix.
Leyraud (Alfred), né à Bourdeilles.
1. Accessit. Déveaux (Emile), né à Cubjac (Dordogne).
2. Accessit. Faguet (Ernest), né à Hautefort.
3. Accessit. Dupuy (François).
V. Accessit. Rongiéras (Alfred), né à Périgueux.
2
4* DIVISION.
1. Prix.
2. Prix.
Lagorcc (François), né à Clermont (Dordogne .
Marlv (Delphin), ne à St-Alvère.
('•) Le chiffre a la fin de la ligne indique combien de fois l’élève a été
nommé.
1. Accessit. Neulet (Remyb
2
2. Accessit. Barbanceys (Clément), né à Savignac-les-Eglises.
3. Accessit. Mauriac Victor), né a St-Aquilin.
4. Accessit. Reynaud (Léonce).
3e DIVISION.
I. Prix.
Bureau (Anatole), né à Jutnilkae.
Prix.
Pbujaud Aubin .
1. Accessit. Dufour (Lucien), né à Périgueux.
i. Accessit. Jaubert (Alfred), né à Périgueux.
3. Accessit. Lalaurencie (Julien), né à Bourdeilles.
I. Accessit. Largues (Gustave), né à Périgueux.
2
PHILOSOPHIE.
Professeurs, MM. Ribert, Girard, Petit.
Premier semestre.
EXCELLENCE.
1. Prix.
Brun (Adrien), interne.
2
2. Prix.
Dauriac (Michel-Philippe), né à Périgueux, ext.
1. Accessit. Chambareaud (Louis-Elie), externe.
2
2. Accessit. Rabaud (Jean-Baptiste), interne.
3
3. Accessit. Tailleferie (Lucien-Maurice), externe.
2
4. Accessit. Allemandou (Alfred), interne.
2
Deuxième semestre
DISSERTATION EN
FRANÇAIS.
Prix d’honneur. Tailleferie (Lucien-Maurice), externe.
2
2. Prix.
Brun (Adrien', interne.
3
1. Accessit. Dussoulas (Alexandre), né à Périgueux, externe.
2. Accessit. Allemandou iAlfred), interne.
3
3. Accessit. Chambareaud (Louis-Elie), externe.
3
4. Accessit. Dauriac (Michel-Philippe), externe.
2
dissertation en latin.
1. Prix.
Dauriac (Michel-Philippe), externe.
2. Prix.
Tailleferie (Lucien-Maurice), externe.
1. Accessit. Chambareaud (Louis-Elie), externe.
2. Accessit. Brun (Adrien), interne.
3. Accessit. Dubut (Jules), né à St-Front-Larivière, ext.
4. Accessit. Allemandou (Alfred), interne.
3
3
i
4
4
PHYSIQUE.
1. Prix.
Brun ^Adrien), interne.
2. Prix.
Babaud (Jean-Baptiste), interne.
1. Accessit. Chambareaud (Louis-Elie), externe.
2. Accessit. Dubut (Jules), externe.
3. Accessit. Dauriac (Micnel-Philippe), externe.
4. Accessit. Allemandou (Alfred), interne.
3
4
5
2
4
5
CHIMIE.
Prix.
Brun (Adrien), interne.
1. Accessit. Chambareaud (Louis-Elie), externe.
2. Accessit. Rabaud (Jean-Baptiste', interne.
3. Accessit. Darracq (Numa), né à Saint-Esprit, interne.
4. Accessit. Dubut (Jules), externe.
6
6
5
3
HISTOIRE NATURELLE.
Prix.
Brun (Adrien), interne.
1. Accessit. Chambareaud (Louis-Elie), externe.
2. Accessit. Rabaud (Jean-Baptiste), interne.
3. Accessit. Dubut (Jules), externe.
4. Accessit. Allemandou Alfred', interne.
7
7
6
4
6
MATHÉMATIQUES.
1. Prix.
Brun (Adrien), interne.
2. Prix.
Rabaud Jean-Baptiste), interne.
1. Accessit. Allemandou (Alfred), interne.
2. Accessit. Freyssengc (Jules), interne.
3. Accessit. Chambareaud (Louis-Elie), externe.
4. Accessit. Dauriac (Michel-Philippe), externe.
8
7
7
2
8
o
— 9 —
MATHÉMATIQUES SUPÉRIEURES.
Cours préparatoire à l’école Polytechnique.
Professeurs, MM. Petit et Girard.
Prix.
Matbet (Gabriel), interne.
2
Accessit. Gratereau (JulesS, né à Bors (Charente), externe.
MATHÉMATIQUES ÉLÉMENTAIRES.
Cours préparatoire aux écoles Militaire, Navale et Poreslière.
Professeurs, MM. Cosse et Ribert.
Premier semestre.
EXCELLENCE.
1. Prix.
Simounel (Lodoïs), né à Bergerac, interne.
2. Prix.
De Saint-Aulaire Henri), né à Périgueux, int.
1. Accessit. De Lasserre (Henri', né à Tulle, interne.
2. Accessit. Vignon (Marius), né à Gap, interne.
Deuxième semestre.
.
MATHÉMATIQUES.
.
Prix.
Simounet (Lodoïs), interne.
1. Accessit. Vignon (Henri), interne.
2. Accessit. De Saint-Aulaire (Henri), interne.
NARRATION.
Prix.
Simounet (Lodoïs), interne.
1. Accessit. Vignon (Henri), interne.
2. Accessit. De Saint-Aulaire (Henri), interne.
VERSION LATINE.
Prix.
De Saint-Aulaire (Henri), interne.
1. Accessit. Vignon (Henri), interne.
2. Accessit. Simounet (Lodoïs), interne.
HISTOIRE ET GÉOGRAPHIE.
Prix.
Simounet (Lodoïs), interne.
1. Accessit. Vignon (Henri), interne.
2. Accessit. De Saint-Aulaire (Henri), interne.
— 10 —
RHÉTORIQUE.
Professeurs, MM. Tivikr, Himbrrt et Girard.
Premier semestre.
EXCELLENCE.
1. Prix.
Fourtou (Léonce), interne.
3
2. Prix.
Vigier (Julien), externe.
2
1. Accessit. Roger (Emile), interne.
2
2. Accessit. .Morancc (Charles), né à Périgueux, externe.
3. Accessit. Pouquet (Alfred), né à Paris, interne.
4. Accessit. Batailh (Frédéric), né à Champagne (Dordogne),
externe.
Deuxième semestre.
DISCOURS LATIN.
Prix d’honneur. Batailh (Frédéric), externe.
2
2. Prix.
Burgalat (Cyprien), né à Sinceret (Lot), externe.
1. Accessit. Fourtou (Léonce), interne.
3
2. Accessit. Pouquet (Alfred), interne.
2
3. Accessit. Vigier (Julien), externe.
3
4. Accessit. Morance (Charles), externe.
2
DISCOURS FRANÇAIS.
1. Prix.
Fourtou (Léonce), interne.
2. Prix.
Roger (Emile), interne.
1. Accessit. Morance (Charles), externe.
2. Accessit. Batailh (Frédéric), externe.
3. Accessit. Pouquet (Alfred), interne.
4. Accessit. Vigier (Julien), externe.
VERS LATINS.
1. Prix.
Morancc (Charles), externe.
2. Prix.
Burgalat (Cyprien), externe.
1. Accessit. Batailh (Frédéric), externe.
2. Accessit. Chalupt (Jules), né à Auriac, interne.
3. Accessit. Raynaud (Hector), né à Sorges, interne.
4. Accessit. Fourtou (Léonce), interne.
VERSION LATINE.
1. Prix.
Fourtou (Léonce), interne.
G
2. Prix.
Batailh (Frédéric), externe.
5
1. Accessit. Morance (Charles), externe.
5
2. Accessit. Boissière <Oscar), né à Aixe ^H‘e-Vienne), interne.
3. Accessit. Mousson (Fénelon), né à Monpazier, interne.
4. Accessit. Pouquet (Alfred), interne.
4
VERSION GRECQUE.
1. Prix.
Morance (Charles), externe.
2. Prix.
Fourtou (Léonce), externe.
1. Accessit. Vigier (Julien), interne.
2. Accessit. Raynaud (Hector), interne.
3. Accessit. Roger (Emile), interne.
4. Accessit. Batailh (Frédéric), externe.
G
5
7
2
5
G
RÉCITATION.
1. Prix.
Vigier (Julien), externe.
2. Prix.
Pouquet (Alfred), externe.
1. Accessit. Burgalat (Cyprien), interne.
2. Accessit. Madillac (Sicaire), né à Ribérac, externe.
3. Accessit. Morance (Charles), interne.
4. Accessit. Roger (Emile), interne.
G
5
3
7
G
HISTOIRE DE FRANCE.
Vigier (Julien), externe.
1. Prix.
2. Prix. •
Morance (Charles), externe.
1. Accessit. Roger (Emile), interne.
2. Accessit. Batailh (Frédéric), externe.
3. Accessit. Pouquet (Alfred), interne.
4. Accessit. Faguet (Hippolyte), né à Ilauteforl, interne.
COSMOGRAPHIE.
Pouquet (Alfred', interne.
4. Prix.
Prix.
Fourtou (Léonce), interne.
1. Accessit. Madillac (Sicaire), externe.
2. Accessit. Roger (Emile), interne.
3. Accessit. Pouyaud (Noël), né à Cubjac,
4. Accessit. Chalupt (Jules', interne.
2.
7
8
7
7
5
SECONDE.
Professeurs, MM. Ayma, Hvmbkbt et Cusss.
Premier semestre.
EXCELLENCE.
1.
Prix.
Prix.
Mauriac (Charles), interne.
3
De Crémoux «Beaudoin), interne.
2
1. Accessit. Cheilack (Auguste’, né à Périgueux, interne.
2. Accessit. Loubet (Alfred), né à Périgueux, externe.
3. Accessit. Marvier (Léon), né à Lisle (Dordogne’, interne.
2.
llriixlrnir
semestre.
THÈME LATIN.
Mauriac (Charles), interne.
1. Prix.
Cheilack (Auguste), externe.
2. Prix
1. Accessit. De Crémoux (Beaudoin), interne.
2. Accessit. Brizon (Antoine), interne.
3. Accessit. Courtey (Gabriel), né à Périgueux, externe.
4
2
3
2
YEBSION LATINE.
Mauriac (Charles), interne.
1. Prix.
De Crémoux (Beaudoin), interne.
2. Prix.
1. Accessit. Brizon (Antoine', interne.
2. Accessit. Dugrézeau «Eugène', interne.
3. Accessit. De Larigaudie Adolphe), interne.
5
4
3
2
YKBS LATINS.
Mauriac (Charles), interne.
1. Prix.
De Crétnoux .Beaudoin), interne.
2. Prix.
1. Accessit. Brizon (Antoine), interne.
2. Accessit. Loubet (Alfred), externe.
3. Accessit. Courtey (Gabriel), externe.
6
5
4
2
2
VERSION
I.
i.
I.
i.
3.
GRECQCK.
Prix.
Brizon (Antoine), interne.
Prix.
Mauriac (Charles), interne.
Accessit. Delmas (François), né à Périgueux, interne,
Accessit. De Crémoux (Beaudoin), interne.
Accessit. Loubet (Alfred), externe.
5
7
6
3
THÈME GREC.
1. Prix.
Mauriac (Charles), interne.
2. Prix.
Loubet (Alfred), externe.
1. Accessit. Brizon (Antoine), interne.
2. Accessit. De Crémoux (Beaudoin), interne.
3. Accessit. Courtey (Gabriel), externe.
8
t
6
7
3
RÉCITATION.
1. Prix.
Brizon (Antoine), interne.
2. Prix.
Courtey (Gabriel), externe.
1. Accessit. Mauriac (Charles), interne.
2. Accessit. Marvier (Léon), interne.
3. Accessit. Dugrézeau (Eugène), interne.
7
i
9
2
3
HISTOIRE MODERNE ET GÉOGRAFHIK.
1. Prix.
2. Prix.
1. Accessit.
2. Accessit.
3. Accessit.
Delmas (François), interne.
De Crémoux vBeaudoin), interne.
Mauriac (Charles), interne.
De Larigaudie, interne.
Cheilack (Jean), externe.
2
8
10
2
2‘
GÉOMÉTRIE.
1. Prix.
Mauriac'Charles), interne.
2. Prix.
Delmas (François), interne.
1. Accessit. Courtex (iabriel), externe.
2. Accessit. Dugrézeau (Eugène), interne.
3. Accessit. De Crémoux (Beaudoin), interne.
11
3
5
I
9
— 14 —.
TROISIÈME.
Professeurs, MM. Falcimaghe, Himbert et Cosse.
Premier semestre.
EXCELLENCE.
1. Prix.
Démartial (Alfred), externe.
2
2. Prix.
Fondant (Ernest), externe.
2
1. Accessit. Deveaux (Emile), interne. .
2
2. Accessit. Dupuy (François), interne.
3
3. Accessit. Moilin (Antoine), interne.
2
4. Accessit. Poreau (Alfred), né à Ancenis ^Loire-Infér.), inl. ’
5. Accessit. Dumonleilh (Fulbert), né à Vergt (Dordogne), int.
l>euxlènie Memestre.
THÈME LATIN.
1. Prix.
Démartial (Alfred), externe.
2. Prix.
Fondant (Ernest), externe.
1. Accessit. Deveaux (Emile), interne.
2. Accessit. Poreau (Alfred), interne.
3. Accessit. Moilin (Antoine), interne.
1. Accessit. Dumonleilh (Fulbert), interne.
*
3
3
3
2
3
2
VERSION LATINE.
1. Prix.
Fondant (Ernest), externe.
2. Prix.
Moilin (Antoine), interne.
1. Accessit. Démartial (Alfred), externe.
2. Accessit. Deveaux (Emile), interne.
3. Accessit. Poreau (Alfred), interne.
4. Accessit. Dupuy (François), interne.
i
4
I
4
3
• 4
VERS LATINS.
1. Prix.
Moilin (Antoine), interne.
2. Prix.
Fondant (Ernest), externe.
1. Accessit. Démartial (Alfred), externe.
2. Accessit. Deveaux (Emile), interne.
3. Accessit. Poreau (Alfred), interne.
i. Accessit. Dupuy (François), interne.
5
3
3
5
4
3
— 15 —
VERSION
GRECQtE.
1. Prix.
Moilin (Antoine), interne.
2. Prix.
Dupuy (François), interne.
1. Accessit. Déveaux (Emile), interne.
2. Accessit. Démartial (Alfred), externe.
3. Accessit. Poreau (Alfred), interne.
4. Accessit. Fondant (Ernest), externe.
*
6
6
6
6
3
6
THÈME GREC.
1. Prix.
2. Prix.
1. Accessit.
2. Accessit.
3. Accessit.
4. Accessit.
Démartial (Alfred), externe.
Fondant (Ernest), externe.
Déveaux (Emile), interne.
Poreau Alfred), interne.
Dupuy François), interne.
Moilin (Antoine), interne.
7
7
7
6
7
7
RÉCITATION.
1. Prix.
Démartial (Alfred), externe.
2. Prix.
Fondant (Ernest), externe.
1. Accessit. Dupuy (François), interne.
2. Accessit. Malbcc (Edouard', interne.
3. Accessit. Déveaux (Emile), interne.
4. Accessit. Poreau (Alfred), interne.
HISTOIRE DU MOYEN AGE
,
8
7
8
2
8
7
ET GÉOGRAPHIE.
1. Prix.
Moilin (Antoine), interne.
2. Prix.
Démartial (Alfred), externe.
1. Accessit. Fondant (Ernest), extenie.
2. Accessit. Poreau (Alfred), interne.
3. Accessit. Dupuy (François), interne.
4. Accessit. Déveaux (Emile), interne.
ARITHMÉTIQl E.
8
9
8
8.
9
9
-
1. Prix.
Dupuv (François), interne.
2. Prix.
Démartial (Alfred), externe.
- I. Accessit. Fondant (Ernest), externe.
10
10
9
— 16 —
2. Accessit. Montaigut (Alfred), né à Nontron, interne.
3. Accessit. Laroche ^Philippe', né à Sarlat, interne.
4. Accessit. Moilin (Antoine', interne.
9
QUATRIÈME.
Professeur, MM. Clavel, Hvmbert, Cossé.
Premier semestit.
excellence.
1. Prix.
Fondant (Léon), externe.
2. Prix.
Sarlandie (Ernest), interne.
1. Accessit. Pouyadou (Ferdinand), interne.
2. Accessit. De Lostanges (Gabriel), externe.
3. Accessit. Tilhet (Amédée), né à Jaure (Dordogne), int.
4. Accessit. Monmarson (Edmond), né à Périgueux, int.
2
2
2
2
Deuxième semestre.
THÈME LATIN.
1. Prix.
Sarlandie Ernest), interne.
2. Prix.
Pouyadou (Ferdinand), interne.
1. Accessit. Tilhet (Amédée', interne.
2. Accessit. De Lostanges ^Gabriel', externe.
3. Accessit. Fondant (Léon), externe.
4. Accessit. Monmarson (Edmond), interne.
VERSION
3
3
2
3
3
2
LATINE.
1. Prix.
Sarlandie (Ernest), interne.
2. Prix.
Pouyadou (Ferdinand), interne.
1. Accessit. Tilhet (Amédée), interne.
2. Accessit. De Lostanges (Gabriel), externe.
3. Accessit. Fondant (Léon), externe.
4. Accessit. Monmarson (Edmond), interne.
4
4
3
i
4
3
VERS LATINS.
1. Prix.
2. Prix.
Sarlandie ^Ernest), interne.
Tilhet (Amédée), interne.
3
î
— 17 —
1. Accessit. Fondant kLéon), externe.
3
2. Accessit. De Lostanges ^Gabriel), externe.
3
3. Accessit. Pouyadou Ferdinand), interne.
3
4. Accessit. DcLestrade (Edmond), né à Goulaurcs (Dordo
gne), interne.
VERSION GRECQUE.
1. Prix.
Sarlandie (Ernest), interne.
2. Prix.
De Lostanges (Gabriel), externe.
1. Accessit. Tilhet (Amédée), interne.
2. Accessit. Pouyadou (Ferdinand), interne.
3. Accessit. Fondant (Léon), externe.
4. Accessit. Monmarson (Edmond), interne.
6
6
3
6
6
4
THÈME GREC.
1. Prix.
De Lostanges (Gabriel), externe.
2. Prix.
Tilhet (Amédée), interne.
1. Accessit. Fondant (Léon), externe.
2. Accessit. Pouyadou (Ferdinand;, interne.
3. Accessit. Lagrèze (Gabriel), né à Périgueux, externe.
4. Accessit. Monmarson (Edmond), interne.
7
6
7
7
3
RÉCITATION.
1. Prix.
Fondant (Léon), externe.
2. Prix.
De Lostanges (Gabriel), externe.
1. Accessit. Pouyadou (Ferdinand), interne.
2. Accessit. Rongiéras (Alfred), interne.
3. Accessit. Tilhet (Amédée), interne.
4. Accessit. Faguet (Ernest), interne.
8
8
8
2
7
2
HISTOIRE ROMAINE ET GÉOGRAPHIE.
1. Prix.
Fondant (Léon), externe.
2. Prix.
Pouyadou (Ferdinand), interne.
1. Accessit. Vignon (Hippolyte), né à Périgueux, interne.
2. Accessit. Tilhet (Amédée), interne.
3. Accessit. Combescot (Louis), né à Anlhiac, interne.
4. Accessit. Sarlandie (Ernest), interne.
9
9
8
7
— 18 —
ARITHMÉTIQUE.
1. Prix.
Tilhet (Amédéc), interne.
9
2. Prix.
Fondant (Léon), externe.
10
1. Accessit. De Bracquemont (Raoul), né à Pcrigneux, int.
2. Accessit. Cembescot (Louis), interne.
2
3. Accessit. Sarlandie (Ernest), interne.
8
4. Accessit. Pouyadou (Ferdinand), interne.
10
•
CINQUIÈME.
Professeur, M. Davvkboke.
Premier Nemegtre.
EXCELLENCE.
1. Prix.
Bouillon (Eugène), né à Paris, externe.
2. Prix.
Neulet (Remy), interne.
3
1. Accessit. Boulen (Claude-Emile), externe.
2
2. Accessit. Mauriac (Victor), interne.
2
3. Accessit. Barbanceys (Armand), interne.
2
4. Accessit. Lambert (Antoine-Alexandre), né à Marsac
(Dordogne), externe.
Deuxième semestre.
THÈME LATIN.
1. Prix.
Magne (Alfred), né à Périgueux, interne.
2. Prix.
Mauriac (Victor), interne.
3
1. Accessit. Martin (Emile), né à Lèches (Drôme), externe.
2. Accessit. Neulet (Remÿ, interne.
4
3. Accessit. Lagorce (François), interne.
2
4. Accessit. Bouillon (Eugène), externe,
2
— t9 —
VERSION
LATINE.
1. Prix.
Bouillon (Eugène;, externe.
2. Prix.
Boulen (Claude), externe.
1. Accessit. Barbanceys (Armand), interne.
2. Accessit. Neulet (Remy), interne.
3. Accessit. Lambert (Antoine-Alexandre),interne.
4. Accessit. Reynaud (Léonce), interne.
3
3
3
5
2
2
VERSION GRECQUE.
1. Prix.
Bouillon (Eugène), externe.
. 4
2. Prix.
Neulet (Remy), interne.
6
1. Accessit. Mauriac (Victor), interne.
4
2. Accessit. Léonardon (Léon-Placide), né à Vanxains, int.
3. Accessit. Banbanceys (Armand), interne.
4
4. Accessit. Magne (Alfred), interne.
2
•
THÈME GREC.
1. Prix.
Neulet (Remy), interne.
7
2. Prix.
Bouillon (Eugène), externe.
•
5
1. Accessit. Magne (Alfred), interne.
3
2. Accessit. Martin (Emile), externe.
2
3. Accessit. Mauriac (Victor), interne.
5
4. Accessit. Theulier (Jean-Albert), né à Thiviers, externe.
RÉCITATION.
1. Prix.
Bouillon (Eugène), externe.
6
2. Prix.
Boulen (Claude-Emile), externe.
4
1. Accessit. Martin (Emile), externe.
3
2. Accessit. Leyraud (Alfred), interne.
• 2
3. Accessit. Neulet (Remy), interne.
8
4. Accessit. Delmont (Jean-Baptiste), né à St-Martial, externe.
HISTOIRE GRECQUE ET GÉOGRAPHIE.
1. Prix.
Prix.
2.
Bouillon ^Eugène), externe.
Lambert (Antoine-Alexandre), externe.
7
3
— 20 —
1. Accessit. Neulet (Remy), interne.
2. Accessit. Lagorce (François), interne.
3. Accessit. Magne (Alfred), interne.
4. Accessit. Leyraud (Alfred), interne.
CALCl'L.
1. Prix.
Neulet (Remy), interne.
2. Prix.
Magne (Alfred), interne.
1. Accessit. Boulen (Emile), externe.
2. Accessit. Bouillon (Eugène), externe.
3. Accessit. Delmont (Jean-Baptiste), externe.
4. Accessit. Brachet (Frédéric), né Strasbourg, externe.
SIXIÈME.
Professeur, M. Pbyrot.
Premier semestre.
EXCELLENCE.
1. Prix.
Lapouyade (Jean-Baptiste), externe.
2. Prix.
Décout (Laurent-Chéri), interne.
1. Accessit. Marty (Delphin), interne.
2. Accessit. Lavertujon (Charles), né à Périgueux, interne.
3. Accessit. Brugières (Ludovic), né à Chalagnac (bord.), exl.
4. Accessit. Pouyadou (Paul), né à Vallercuil (Dordogne), int.
o. Accessit. De Lascous (Antoine), né à Trélissac (Dord.), int.
Deuxième semestre.
- .
THÈME LATIN.
1. Prix.
Décout (Laurent-Chéri), interne.
3
2. Prix.
Lapouyade (Jean-Baptiste), externe.
3
1. Accessit. Marty (Delphin), interne.
3
2. Accessit. Lavertujon (Charles), interne.
2
3. Accessit. Boulen (Alphonse., né à Ste-Eulalie-d’Ans, ext.
4. Accessit. Astier (Emile), né à Jumilhac-le-Grand, interne.
— 21 —
VERSION LATINE.
1. Prix.
Lapouyade (Jeau-Baptisle), externe.
2. Prix.
Décout (Laurent-Chéri), interne.
1. Accessit. Lavertujon (Charles), interne.
2. Accessit. Pouyadou (Paul), interne.
3. Accessit. Marty (Delphin), interne.
4. Accessit. Boulen (Alphonse), externe.
4
4
3
2
4
2
EXERCICES GRECS.
1. Prix.
Boulen (Alphonse), externe.
3
2. Prix.
Lapouyade (Jean-Baptiste\ externe.
5
1. Accessit. Lavertujon (Charles), interne.
4
2. Accessit. De Lascous (Antoine), interne.
2
3. Accessit. Sarlandie (Jean-Baptiste), né à Trélissac, externe.
4. Accessit. Douât (Emile), né à Montignac, interne.
GRAMMAIRE FRANÇAISE.
1. Prix.
Lavertujon (Charles), interne.
2. Prix.
Décout (Laurent-Chéri), interne.
1. Accessit. Marty (Delphin), interne.
2. Accessit. Lapouyade (Jean-Baptiste), externe.
3. Accessit. Pouyadou (Paul), interne.
4. Accessit. Boulen (Alphonse), externe.
a
a
a
6
3
4
RÉCITATION.
1. Prix.
Sarlandie (Jean-Baptiste), externe.
2
2. Prix.
Lapouyade (Jean-Baptiste), externe.
7
1. Accessit. Décout (Laurent-Chéri), interne.
6
2. Accessit. Véchembre {Adrien), né à Périgueux, externe.
3. Accessit. Mont fumât (Gabriel), né à Paris, externe.
4. Accessit. Sokonicki (Emile), externe.
HISTOIRE ANCIENNE ET GÉOGRAPHIE.
1. Prix.
2. Prix.
Lavertujon (Charles), interne.
Lapouyade (Jean-Baptiste), externe.
6‘
8
‘ — 22 —
1. Accessit. Décout (Laurent-Chéri), interne.
2. Accessit. De Lascous (Antoine), interne.
3. Accessit. Fourteau (Jules), né à Périgueux, interne.
i. Accessit. Douât (Emile), interne.
7
3
2
m
1. Prix.
kivertujon (Charles), interne.
2. Prix.
Lapouyade (Jean-Baptiste), externe.
1. Accessit. Décout (Laurent-ChériJ, interne.
2. Accessit. Marty (Delphin), interne.
3. Accessit. Boulen (Alphonse), externe.
4. Accessit. Sarlandie (Jean-Baptiste), externe.
» © » « *4
CALCUL.
CLASSES ÉLÉMENTAIRES.
SEPTIÈME.
M. Uvbracd, maître élémentaire.
Premier «emeMre.
t£ to t«>
EXCELLENCE.
1. Prix.
De l'Hôpital (Alfred), externe.
2. Prix.
Fargucs (Gustave), interne.
1. Accessit. Jaubert (Alfred), interne.
2. Accessit. Doche (Alphonse), né à Ladouze (Dordogne), int.
3. Accessit. Baylé (Louis-Marc), né à Périgueux, interne.
4. Accessit. Dehnont (Amlrroise), néàDagland (Dordog.), ext.
Deuxième «emeatre.
THÈME LATIN.
1. Prix.
Boudet (Henri), né à kamonzie-St-Martin, int.
2. Prix
Fargues (Gustave), interne.
3
1. Accessit. De l’Hôpital (Alfred), externe.
3
•i
— 23 —
2. Accessit. Jaubert (Alfred), interne.
3. Accessit. Baylé (Louis-Marc), interne.
4. Accessit. Delmont (Ambroise), externe.
VERSION LATINE.
Prix.
De l’Hôpital (Alfred), interjie.
4
Prix.
Langevin (Léo), né à St-Paul-de-Serre, externe.
Accessit. Langevin (Albert), né à St-Paul-de-Serre, ext.
Accessit. Boudet (Jules), né à lxunonzie-St-Martin, int.
Accessit. Bavlé (Louis-Marc), interne.
Accessit. Boudet (Henri), interne.
GRAMMAIRE FRANÇAISE.
1. Prix.
Fargues (Gustave), interne.
2. Prix.
De l'Hôpital (Alfred), externe.
1. Accessit. Baylé (Louis-Marc), interne.
2. Accessit. Dehnont (Ambroise), externe.
3. Accessit. Boudet (Henri), interne.
4. Accessit. Barreau (Anatole), interne.
RÉCITATION.
Prix.
Jaubert (Alfred), interne.
Prix.
Delmont (Ambroise), externe.
Accessit. I)e l’Hôpital (Alfred), externe.
Accessit. Langevin (Léo), externe.
Accessit. Fargues (Gustave), interne.
Accessit. Boudet (Henri), interne.
niSTOIRE SAINTE ET GÉOGRAPHIE.
Prix.
Mesplicr (Albert), né à Chôleau-V Evêque, int.
Prix.
Boudet (Henri), interne.
4
Accessit. Delmont (Ambroise), externe.
5
Accessit. Brun (Jean-Baptiste), né à Excideuil, interne.
Accessit. Doche (Alphonse), interne.
2
Accessit. Lachaud (Ernest), né à Périgueux, interne.
CALCUL.
I. Prix.
l)c l’Hôpital (Alfred), externe.
6
i. Prix.
Doche (Alphonse), interne.
3
I. Accessit. Fargues (Gustave), interne.
6
i. Accessit. Delmont (Ambroise', externe.
6
3. Accessit. De Vaux-Bidon ((iabriel), né à Villeneuve-surLot, interne.
4. Accessit. Langev in (Léo), externe.
3
■
HUITIÈME.
M. Maurice, maître élémentaire.
Premier aemeatre.
EXCELLENCE.
1. Prix.
Cayet (Charles), externe.
2
2. Prix.
Duval Romain), externe.
2
1. Accessit. Chanson (Achille), né à Fontenay (Vendée), ext.
2. Accessit. Pouyaud (Aubin), interne.
3
3. Accessit. Mary (Marius), interne.
2
— 23 —
1. Accessit. Mary (Marius), interne.
2. Accessit. Leymarie (Edouard), externe.
3. Accessit. Pouyaud (Aubin), interne.
•
4. Accessit. Sarlandie (Arthur), né à Périgueux, interne.
3
3
3
GÉOGRAPHIE.
1. Prix.
Cayet (Charles), externe.
2. Prix.
Pouyaud (Aubin), interne.
1. Accessit. Leymarie (Edouard), externe.
2. A 'cessit. Chanson (Achille), externe.
3. Accessit. Duval (Romain), externe.
4. Accessit. Mary (Marius), interne.
3
6
i
2
3
4
RÉCITATION.
1. Prix.
Chanson (Achille), externe.
3
2. Prix.
Bcyney (Jacques), né à St-Apre, externe.
1. Accessit. Leymarie Edouard), externe.
3
2. Accessit. Pouyaud (Aubin), interne.
7
3. Accessit. Duval (Romain), externe.
6
i. Accessit. AUemandou (Charles), né à Montignac, interne.
CALCUL.
1. Prix.
Chaumande (Pierre), né à Périgueux, externe,.
2. Prix.
Vitrac (Arthur), externe.
2
1. Accessit. Barret (Emile), externe.
2
2. Accessit. Pouyaud (Aubin), interne.
H
3. Accessit. Duval (Romain), externe.
7
i. Accessit. Chanson (Achille), externe.
i
COURS DE LANGUES VIVANTES.
ALLEMAND.
Professeur, M. Brasdeis.
COURS SUPÉRIEUR.
Prix.
Moilin (Antoine), interne.
1. Accessit. Fourtou (Léonce), interne.
2. Accessit. Roger (Emile), interne.
3. Accessit. Pouyaud (Noël), interne.
10
9
K
3
— 26 —
COURS INTERMÉDIAIRE.
1. Prix.
Démartial (Alfred), externe.
2. Prix.
Fondant (Ernest), externe.
1. Accessit. Mauriac (Charles), interne.
2. Accessit. Déveaux (Emile), interne.
3. Accessit. Dupuy (François), interne.
Il
10
12
I0
11
COURS ÉLÉMENTAIRE.
1. Prix.
Fondant (Léon), externe.
2. Prix.
De Lostanges (Gabriel), externe.
1. Accessit. Pouyadou (Ferdinand), interne.
2. Accessit. Dugrézeau (Eugène), interne.
3. Aceessit. Vignon (Henri), interne.
Il
9
Il
5
6
ANGLAIS.
Professeur, M. Huet.
COURS
SUPÉRIEUR.
Prix.
Vigier (Julien), externe.
1. Accessit. Duclauùl (Jean), né à la Vallette, interne.
2. Accessit. Morance (Charles), externe.
3. Accessit. Mousson (Fénelon), interne.
COURS INTERMÉDIAIRE.
1. Prix.
Poreau (Alfred), interne.
2. Prix.
Donzole (Jean), interne.
1. Accessit. Picot (Emile), né à Bussac, externe.
2. Accessit. Marvier (Léon), interne.
3. Accessit. Sarlandie (Ernest), interne.
COURS ÉLÉMENTAIRE.
1. Prix.
Monlaigut (Alfred), interne.
2. Prix.
De Leslrade (Edmond), interne.
1. Accessit. Malbec (Edouard), interne.
2. Accessit. Rongiéras (Alfred), interne.
3. Accessit. Vignon (Ilippolyte), interne.
8
COURS DE DESSIN.
Professeur, M. Dcpcy.
•
ACADÉMIE ET
PAYSAGE.
Prix.
Mathet (Gabriel).
1. Accessit. Donzole (Jean).
i. Accessit. Simounet (Lodoïs).
3
3
6
PERSPECTIVE. — 1rc SECTION.
1. Prix.
Mauriac (Charles).
2. Prix.
Sarlandie (Ernest).
1. Accessit. Dupuy (François).
2. Accessit. Poreau (Alfred).
3. Accessit. Dugrézeau (Eugène).
4. Accessit. Monlaigut (Alfred).
13
10
12
10
6
3
PERSPECTIVE. — 2e SECTION.
1. Prix.
Magne (Alfred).
o
2. Prix.
D’Elbeauve (Lionel), né à Angoulême, interne.
1. Accessit. Brizon (Antoine).
8
2. Accessit. Desmaisons (Pierre), né à Léguillac-de-Cercle.
3. Accessit. Moilin (Antoine).
11
4. Accessit. Saint-Martin (Edouard), né à Périgueux, int.
COURS D’ÉCRITURE.
Professeur, M. Lavavu.
première section. — (Application soutenue.)
1. Prix.
Décout (Laurent-Chéri).
9
Prix.
Mauriac (Victor).
6
1. Accessit. Douai (Emile).
2
2. Accessit. Garceint (Adhémar), né à Périgueux, interne.
3. Accessit. Neulet (Remy).
11
4. Accessit. Fourteau (Jules).
2
2.
deuxième section. — (Force et application.)
1. Prix.
2. Prix.
Pouyaud (Aubin).
Mage (Gabriel), né à Metz, interne.
9
_ M —
I. Accessit. Itarhe (Alphonse).
i. Accessit. l'argues (Gustave).
3. Accessit. Mary Mariua).
i. Accessit. Gayet (Charles).
1
7
.1
*»
COURS DE SOLFÈGE ET MUSIQUE VOCALE.
ProfrMeur, M. Pkssodis.
rsraitu sacnos.
1. Phi.
2. Phi.
lhi|Ai\ (François).
Rongiéra» (Alfred;.
13
1
Edouard).
1
2. Accessit. Rêveaui Emile .
3. Accessit. OaulmcxX (biuis).
Il
f
1. Accessit. Malho
Militai sacrons.
1. Prii.
2.
1.
2.
3.
Prit.
Accessit.
Accessit.
Accessit.
Rry natal (Léoncr).
Récnut , Laurmi-Chén .
Marty ,'l>el,4iin).
Ihifour (Lucien).
Re biscous (Gustave).
3
10
7
3
i
TMOISIfcME SECTION.
I. Phi.
0
i. Phi.
10
3
Mary (Marius).
Pouyuud (Aubin).
1. Accessit. Fouheau (Jules).
2. Accessit. l»e Gréarl Km ml), ne a Sarlat, interne.
3. Accessit, b^torcr (François;.
I
ÉCOLE PRÉPARATOIRE
tn HOflMW» 1SMSTBIELLES ET COWWEBCHIX<.
MM ttaciruar, EXrcv, Lavai».
Premier æmeatre.
R1CSLLISCC.
1. Prix.
iJesrhanii* Jean), externe.
2
2. Prix.
Dauphine! (Etienne), externe.
?
— 29 —
I. Accessit. Tuilieres Biaise), externe.
3.
3.
1.
2
Accessit. Caxallier (Adolphe), né * Périgueux. citerne.
Accessit. Mèneret Jean)* né à St-Aula)e, interne.
Accessit. Filbol (Léooafd), né à Périgueux, externe.
Deuxième semestre.
LANGUE FRANCAISE.
I.
3.
I.
t.
3.
Prix.
DauphiiM't (Elicnnr), externe.
Prix.
Menerel (Jean), interne.
Accessit. Tuilier?» <BlA»*e , externe.
Accessit. Deschamps (Jean), externe.
Accessit. Dumas François), né à Marsaneix. externe.
I. Accessit. Filbol (Léonard), externe.
3
i
3
3
2
HISTOIRE.
I.
t.
I.
3.
Prix.
Descbamp» (Jean), externe.
4
Prit.
Menerel (Jean), interne.
3
Accessit. Tuilièrcs Biaise , externe.
4
Accessit. Lerousscau (Mathieu), né i» Démoutier '(jreuse),
externe.
3. Accessit. Dauphinet (Etienne), externe.
4. Accessit. Filbol (Léonard), exlcrne.
4
3
GEOGRAPHIE.
1.
3.
1.
3.
3.
I.
Prix.
Prix.
Accessit.
AeeesMt.
Accessit.
Accessit.
Deschamps (Jean), externe.
Tuiliêre» Biaise i, externe.
Mèneret Jean), interne.
DnuphinH (Klienne), externe.
Filbol (Léonard), externe,
Leruusseau - Mathieu . externe.
3
3
4
5
t
3
RECITATION.
I. Prix.
Toliere» Biaise', externe.
3. Prix.
Deschanip» 'Jean),externe.
I. Accessit. Filbol fLéanàid), externe.
6
6
5
Accessit. Dauphinet (Etienne), externe.
3. Accessit. Mèneret (Jean), interne.
6
5
3.
— 30 —
MATHÉMATIQUES.
1. Prix.
Dauphinet (Etienne), externe.
2. Prix.
Deschamps (Jean), externe.
1. Accessit. Tuilières i Biaise), externe.
2. Accessit. Mèneret (Jean), interne.
3. Accessit. Filhol (IÀ>nard), externe.
4. Accessit. Cavallier (Adolphe), externe.
7
7
7
6
6
2
TENUE DES LIVRES.
1. Prix.
Dauphinet (Etienne), externe.
2. Prix.
Deschamps (Jean), externe.
1. Accessit. Mèneret (Jean), interne.
2. Accessit. Tuilières (Biaise), externe.
3. Accessit. Filhol (Léonard), externe.
4. Accessit. Meunier (Eugène\ externe.
8
8
7
8
7
2
DESSIN LINÉAIRE ET ARPENTAGE.
1. Prix.
Meunier (Eugène), externe.
2. Prix.
Bréhant (Adolphe), externe.
1. Accessit. Dauphinet (Etienne), externe.
2. Accessit. Tuilières (Biaise), externe.
3. Accessit. Trolonge (André), né à Périgueux, externe.
4. Accessit. Lavène (Firmin), né à Périgueux, externe.
3
9
9
ÉCRITIRE.
4. Prix.
Deschamps (Jean), externe.
2. Prix.
Dauphinet (Etienne), externe.
1. Accessit. Mèneret (Jean), interne.
2. Accessit. Tuilières (Biaise), externe.
3. Accessit. Lavène (Firmin), externe.
4. Accessit. Filhol (Léonard), externe.
9
10
8
10
2
8
Certifie conforme aux listes dressées par let Commissions char
gée/ par M. te Recteur de la correction de» compositions et du
relevé des places du deuxième semestre.
Périgueux , le 20 août 1818.
Lb Censeur ,
Ch. CHANSON.
Le Provisevr ,
F.-L. SAUVEROCHE.
— 31 —
MENTION HONORABLE
Accordée aux Elèves qui, dans le courant de lannée, ont obtenu
une diilinction et des récompenses particulières pour leur
travail et leur bonne conduite.
INTERNES.
H hétorique. Pouquel.
Id.
Roger.
Seconde. Brizon.
Id.
Dugrézeau.
Id.
Mauriac.
Troisième. Dupuy.
Id.
Malbec.
Ad.
Poreau.
Quatrième. Pouyadou.
Id.
Sarlandie.
Id.
Tilbet.
Id.
Rongiéras.
Cinquième. Barbanceys.
Sixième. Décout.
Septième.................................
Huitième. Mary.
Id.
Pouyaud.
,
EXTERNES.
Rhétorique. Vigier.
Seconde.
Troisième. Démartial.
Id.
Fondant.
Quatrième. Fondant.
De Lostanges.
Id.
Cinquième. Brachet.
Sixième. Lapouyade.
Septième. De l'Hôpital.
Huitième. Leymarie.
Duval.
Id.
Cayct.
Id.
Français. Deschamps.
Daupbinet.
Id.
Tuilièrcs.
Id.
— 32 —
La rentrée des classes est fixée au lundi 16 octo
bre 1818.
Tous les élèves internes et externes devront être
présentés au proviseur et au censeur, savoir : ceux
qui habitent Périgueux, dans les quatre jours qui
précéderont la rentrée, et ceux qui sont étrangers à
la ville, le lundi 16, à six heures du soir au plus tard.
Iaîs élèves internes, en rentrant au lycée, seront
accompagnés de leurs parens ou de leurs correspondans.
Les élèves en retard devront justifier de la légiti
mité de leur absence.
La messe du Saint-Esprit sera célébrée le mardi
17 octobre, dans la chapelle du lycée, à huit heures
et demie du matin.
Le mardi soir, à une heure et demie, il y aura
composition dans toutes les classes; cette composition
comptera pour le prix d’excellence.
Périgueux, le 20 août 1848.
Le Proviseur,
F.-L. SAVVEROCHE.
Va et approuve par nous Recteur de l'Academie de Bordeaui,
le 22 août 1848.
Em. ruelle.
A la veille cle vous voir quitter, quelques-uns pour tou
jours, les autres pour quelques semaines, ce lycée national,
où, sous une administration aussi paternelle qu’éclairée, vous
viviez de la sainte vie de la famille, vos maîtres, qui sont \os
amis, sentent leur sollicitude de tous les jours s’éveiller plus
v ive et plus inquiète.
Lorsque, eluupie année, vous vous arrachez aux délices du
toit paternel pour venir xous abriter dans cet asile (le la
science et des mœurs, long-temps à J’axance une mère tendre
s’occupe de réunir tout ce qui pourra, pendant cet exil tem
poraire, vous être utile et doux. A chaque instant elle vous
interroge et s’interroge elle—même sur vos besoins; ceux que
9
— 34 —
vous ne connaissez pas, que vous ne prévoyez pas vousmêmes, son amour ingénieux les comprend et les devine. Cha
que jour, jusqu’à l'heure suprême des adieuv, elle ajoute à
vos ressources des ressources nouvelles; et puis, quand cette
heure triste est enfin venue, elle vous presse sur son pauvre
cœur; elle vous couvre de baisers et de larmes, et elle ré
sume tous ses conseils de mère dans ces mots simples et touchans : « O mon fils, sois bien sage 1 »
Eh bien! chers élèves, depuis qu’elle est entrevue de vos
maîtres cette journée , où l’allégresse du triomphe est invo
lontairement attristée par les regrets de la séparation, ils font
comme vos mères : ils s’interrogent dans leur conscience. Cet
enfant, que nous avons reçu mauvais, le rendons-nous bon à
sa famille? Celui-ci, qui nous est venu bon, le renvoyonsnous meilleur? Ces défauts, ces travers, ces vices qu’il ap
porta dans celte enceinte et qui nous affligèrent si long-temps,
les avons-nous pour toujours déracinés, et avons-nous semé
à leur place, sur le terrain remué du cœur, les germes fé
conds des qualités et des vertus contraires? Et après cette
revue, moins inquiets de votre savoir que de votre sagesse,
il nous semble qu’il vous manque toujours quelque chose ; et
c’est pour cela que, renonçant à ces aimables questions d’es
thétique pure, attrait ordinaire de ces solennités, nous avons
choisi pour sujet de ce discours les conseils qui conviennent
à votre âge, conseils que durant une année entière tous vos
maîtres vous ont prodigués sous les mille formes du précepte
et de l’exemple; conseils qu’un seul mot comprend : Le Devoir!
Vous vivez dans une grande et solennelle époque, jeunes
gens ; vous assistez, quelques-uns déjà capables de la com
prendre, à la palingénésie de cette société dont vous êtes l’a
venir et l’espérance. Oui, cette époque est grande et majes
tueuse; grande connue une création , majestueuse comme un
triomphe! Mais, en même temps, ne craignons pas de vous le
dire, elle est sombre comme un mystère, et redoutable comme
le nuage, dont les flancs renferment, selon que Dieu l’a voulu,
ou la pluie bienfaisante ou la grêle dévastatrice.
Les penseurs, qui habitent les sublimes sphères de l'abs
traction, et les hommes pratiques, qui se plaisent dans le
monde de la réalité, ont froid jusqu’aux plus intimes profon
deurs du cœur lorsqu’ils se prennent à réfléchir sur le mou
vement désordonné (pii emporte les individus et précipite les
événemens; ils s’arrêtent interdits lorsqu’ils fixent leur œil
rêveur sur les larges plaies de la société moderne, dont la ci
catrisation peut se faire attendre bien long-temps encore.
En effet, messieurs, quels essais téméraires n’ont pas été
tentés ? quelles théories folles n’ont pas depuis six mois agité
les esprits? Quels empiriques audacieux, quels éhontés char
latans ne sont pas montés sur les tréteaux de la publicité pour
vanter et proposer leurs affreux remèdes, cent fois pires (pie
le mal qu’il s’agit de guérir ?
Les uns, dissolvant la famille, cette première patrie de
l’homme, « ce premier sanctuaire où il apprend à respecter une
autorité sainte », ee germe premier de toute société, ont disputé
l’éjxiuse à l’époux, le fils au père, la fille à la mère, et oiq
voulu jeter au vent des tempêtes les cendres du foyer do
mestique.
Les autres, poussant le paradoxe jusqu’au crime, ont ap
pelé la propriété un vol! La propriété, cet anneau d’or qui
rattache les uns aux autres les âges successifs des sociétés, et
fait que les générations d’aujourd’hui, héritières de celles
d’hier, transmettent elles-mêmes à celles qui les suivront les
traditions et les exemples, et continuent ainsi sans secousse et
sans crise l’œuvre incessante du progrès humain!
— 36 —
Ceux-ci, portant au cœur même de la société leurs doctri
nes fratricides, ont mis les enfans de la même patrie aux pri
ses les uns avec les autres, en disant aux uns : Depuis des
siècles vous êtes des \ iclimes ; — aux autres : vous êtes des
l»ourreaux;—aux premiers : vous avez une éclatante revanche
à prendre de ces siècles de servitude et de souffrances; — aux
seconds : vous devez compte à vos frères de votre passé hon
teux, de vos richesses amassées, de votre domination usur
pée! — Au lieu de chercher dans de progressives institutions
fraternelles le développement régulier du bien-être des clas
ses pauvres, ils ont organisé une espèce de jacquerie indus
trielle et sociale, qui, outre les affreux‘malheurs quelle a
amenés et que la France pleure encore, a mis tous les inté
rêts aux abois, toutes les idées en question et toutes les pas
sions en feu.
Enfin, ces Erostrates sacrilèges , dont l’histoire rougira
d'enregistrer dans ses pages sérieuses les criminelles utopies,
ne se sont pas même arrêtés au pied du trône de l’Kternel 1
Dans leur délire sauvage, ils ont nié Dieu, et livré le monde
aux appétits brutaux de la matière et aux instincts grossiers
de l’organisme.
Certes, messieurs, si un j»areil esprit de négation pouvait
s’emparer des jeunes intelligences et les modifier selon ses
vues funestes, toute espérance d’amélioration et île progrès
serait tarie à sa source; il faudrait, la face voilée, s’asseoir sur
jes rives désolées du torrent et laisser passer le flot fangeux
des doctrines du mal, en attendant que la main de Dieu eût
ramené le fleuve dans son lit. Mais il n’en sera pas ainsi! Pè
res de famille qui m’écoutez, prenez confiance; mères, rassu
rez-vous! Non, la civilisation ne périra pas! je vous atteste,
intelligences immortelles de notre patrie, Bossuet, Fénelon,
— 37 —
Corneille, Descaries, Napoléon 1 gigantesques architectes, ou
vriers divins, non, votre édifice ne périra pas! Et toi, ombre
sainte, qui viens de fuir un inonde trop agité jiour ta vieillesse,
et qui maintenant du haut des falaises bretonnes jettes un œil
ami sur ta belle France, Châteaubriant, mélancolique pro
phète, non, tu n’auras j>as menti en écrivant que la civilisa
tion ne s’arrêterait qu’à la hauteur de Dieu!
Une grande part dans cette œuvre revient à l’Université.
Elle saura et osera, sous les inspirations de ses chefs, engager
la jeunesse dans de laborieuses études, lui ouvrir le inonde
intime de la réflexion et lui prêcher la sainteté des principes
éternels sur lesquels repose l’avenir de la société. Tous les
cœurs honnêtes l’encourageront dans cette voie; le gouverne
ment probe et courageux , sorti de nos orages civils, nous y
a précédés en appelant la réprobation universelle (1) sur de
sinistres projets. Vous nous y suivras avec élan, jeunes élè
ves; car c’est le chemin qui mène à la gloire et à la vertu, et
vous savez cette parole de Montesquieu, que les Républi
ques ont besoin de plus de vertus que les monarchies.
Xous avez donc compris, messieurs, pourquoi j'ai pro
noncé le mot austère de devoirs. Depuis six mois les doctrines
les plus sauvages së traduisent en attentats plus sauvages en
core; tout semble crouler autour de nous, les ruines s’accu
mulent. J’ai voulu que la notion du devoir, comme un fil con
ducteur, guidât, au sortir de cette enceinte, les jeunes gens
confiés à notre sollicitude ; j’ai voulu que, au milieu des té
nèbres sociales, le devoir, connue un phare sauveur, préser-
. 1) Paroles du général Cavaignac au sujet de la proposition Proudhon.
— 38 —
vât de lecueil toutes ces inexpériences sur lesquelles les par
tis pervers jettent d’avance un œil de convoitise, comme sur
une proie facile.
Oui, jeunes élèves, assez d’autres vous instruiront de vos
droits : la presse aux mille bouches infatigables, les chaires
publiques, les tribunes, les carrefours feront résonner ce mot
à vos oreilles. L’égoïsme, et toutes les passions que l’égoïsme
allume, vous parleront de vos droits. La raison, ce rayon de
Dieu ; la conscience, cette voix de Dieu, vous parleront seules
du devoir; sachez les entendre, et, si vous aimez votre bon
heur et votre pays, sachez leur obéir !
L'âme humaine s’offre aux méditations du penseur sous une
triple forme, intelliyence, sensibilité, liberté, et chacune des
faces de cette trinité impose des devoirs (1).
Et, d’abord, comprendre pleinement que ce triple carac
tère n’est pas une empreinte vague dont votre âme ait été
inarquée par un hasard aveugle, mais un sceau divin imprimé
par Dieu même, comme la marque d'une céleste origine; vous
associer de toute votre énergie aux mystérieux desseins de la
Providence, en développant en vous l'intelligence, la sensi
bilité et la liberté, ces trois rayons du foyer spirituel : tel est
le preinir article du code moral, tel est votre premier devoir;
ce devoir s’appelle s'instruire!
Et combien est facile pour vous, jeunes élèves, l’accouiplissement de ce devoir, dans ce sanctuaire où les flambeaux
de la science, comme les feux de l'antique Vesta, brûlent sans
jamais s’éteindre, où vous n’avez qiïa ouvrir les yeux pour
recevoir la lumière bienfaisante qu’ils distribuent à tous!
— 39 —
Eclairez donc et agrandissez le domaine de votre intelligence.
Pénétrez dans les profondeurs de votre conscience avant que
les passions et les intérêts en aient obstrué les voies. Obser
vez les phénomènes naissans par lesquels la vie de l’âme se
révèle; sachez, sous ses mille transformations, suivre et sai
sir la force spirituelle et reconnaître l’âme dans toutes ses
manifestations. Par là vous aurez accompli le devoir prescrit
par l’oracle : vous vous connaîtrez vous-mêmes, et vous serez
en disposition de fortifier cette science, que j’appellerai inté
rieure, par la science qui n’est pas en vous, mais que vous
trouvez à chaque pas hors de vous.
Les Langues, source universelle du savoir et lien de fra
ternité entre les peuples, outre qu’elles embrassent dans leurs
applications le cercle entier des connaissances humaines,
sont, comme moyen, les plus puissans auxiliaires de l’intelli
gence , et chaque langue que l’on apprend fournit aux facul
tés un instrument nouveau et de nouvelles ressources, ce qui
faisait dire à Charles-Quint : « Autant de langues on parle.
autant de fois on est homme. » Demandez donc aux langues,
non pas seulement cet appareil extérieur de mots quelles of
frent aux esprits superficiels, mais le solide appui de leurs
origines, leurs curieuses filiations et les trésors de science et
de morale qu'elles renferment, comme des écrins précieux.
Songez que chacuue de ces langues est le produit le plus par
fait d’une civilisation éteinte. Le temps, ce démolisseur pa
tient, et l’homme, ce dévastateur sans pitié, ont bien pu
abattre des p\ ramides, briser des colonnades, incendier des
temples et des palais, détruire, en un mot, les chefs-d’œuvre
d’Ictinus et de Phidias; mais
Trois mille ans ont passé sur la cendre d’Homère.
Et depuis trois mille ans Homère respecté
Est jeune encor de gloire et d’immortalité !
— 40 —
Demandez à l'Histoire de vous préparer a la vie active du
citoyen; gardez-vous de n'y voir qu'un froid catalogue de
faits; suivez-y, connue dans un tableau, l’enfance, la virilité
et la vieillesse des peuples; voyezry les siècles se révélant à
eux-mêmes ; le passé de l’humanité lui racontant son avenir ;
une sublime prophétie, toujours douce, toujours pompeuse,
acheminant les sociétés vers la perfection et guidant les hom
mes, à travers le dédale îles erreurs humaines, au lionheur
et à la vertu. Tenez-vous en garde contre ces préjugés d’ad
miration ou d’exécration exclusive, qui prennent à notre insu
de si profondes racines et nous disposent à tant «le faux juge
ments, que l’avenir cassera. Surtout ne croyez jws qu’il existe
ou qu’il ait existé jamais des nécessités inexorables «pii auto
risent et excusent le crime. Plaignez partout les victimes et
maudissez les bourreaux.
Demandez à la Gêoyraphie, non pas seulement le contour
«les continens et des lies, la hauteur et l’enchainement des
montagnes, le cours des Meuves, l’aspect des mers : ce serait
une scicnco futile; mais aussi les inlluences diverses des cli
mats, le secret «les migrations «les peuples, de la disparition
de te,l«’ ou telle nation jadis puissante; les mer veilleuses décou
vertes, les travaux exécutés par le génie de l’homme pour
,»eupler les déserts, rendre les régions habitables, en multi
plier les ressources, en faciliter l’accès.
Que l' Astronomie vous enseigne le mouvement «les sphères
célestes, oette divine géométrie ;
Que l' Histoire naturelle vous explique les formes variables
des animaux et des plantes et vous mette sur la voie de leur
acclimatation ; qu’elle vous apprenne à mesurer les figures pres
que géométriques des minéraux et vous en enseigne l’usage;
Avec le chimiste cl le physicien, pesez les corps, comparez
les températures, calculez les forces les plus fugitives; arré-
— 41 —
•ez la locomotive ardente qui vole sur le rail, demandez à la
foudre le secret de sa puissance terrible;
Puis, guidés par le double llamhoau île la Philosophie et de
la Heligion, ces deux sœurs trop souvent ennemies, élevezvous jusqu’à la Cause des causes, et, en apprenant à la con
naître, apprenez îi l’aimer.
Ayez cette ambition d'une science complète : c’est votre
premier devoir comme intelligences.
Plus tard, admis à la vie civique, vous vous exercerez à
produire au-dehors vos conceptions et vos sentimens; car la
lumière, si elle brillait pour vous seuls, concentrée dans vo
tre égoïsme, serait comme ces feux souterrains qui se dévorent
eux-mêmes, inutiles foyers sans flamme extérieure. I/expé
rience, ee fruit amer de la virilité humaine, développera eh
vous le sens de la beauté morale. Orateurs éloquens, vous
passionnerez les multitudes ; poètes inspirés, vous verserez
sur le monde les torrens de l'harmonie. Mais alors ayez sans
cesse devant les yeux ces mots de votre divin compatriote,
du Platon chrétien , dont la douce image emltellit vos prome
nades ; songez que « le seul homme digne d’être écouté est
celui qui ne se sert de la parole que pour la pensée, et de la
p>nsée que pour la vérité et la vertu. » Que votre bouche
soit muette, que votre langue se dessèche dans votre pilais,
plutôt que de faire servir vos paroles au triomphe d'un prin
cipe mauvais ou d’une cause funeste!
Tel est l’avenir ouvert à votre intelligence, horizon éloigné
encore; mais, dès ce moment, dans cette solitude animée, sous
l'aiguillon salutaire de l’émulation, sous la pression éloquente
des exemples, préparez les travaux de la vie active, tenezvous armé pair le jour déjà entrevu, où, délivré des langes
du disciple, appelé à prendre rang parmi les hommes utiles,
vous devrez, médecin, soldat, prêtre, magistrat, professeur,
9»
— 42 —
agir sur vos frères et entrer dans la sphère des devoirs so
ciaux, sphère immense, agrandie encore par le dogme répu
blicain, do manière à tenter les plus nobles cœurs et à satis
faire les plus vastes ambitions.
Mais l’homme n’est pas seulement intelligent: il est sensi
ble, Dieu a mis dans notre âme, pour la préserver de l'apa
thie, ce lourd sommeil des senti mens, un double penchant,
dont nous avons tôt ou tard à reconnaître et a subir la puis
sance : Aitner et haïr ; et pour alimenter ces deux besoins de
l'âme, il a créé des choses que nous regardons avec Urnheur,
avec amour et espérance, et d’autres dont l’aspect nous ins
pire aversion et dégoût. Votre devoir est d'étudier ces ,ienclians et de les diriger selon la justice.
Jetez vos regards sur ces coteaux chargés do pampres, sur
ces moissons dorées, sur ces v allées riantes ; aspirez le» sua
ves |*arfums de ces corbeilles fleurie»} égarez-vous sous fa
voûte sombre de ces forêts, si iuqMtsanles que nos ancêtres
en avaient fait des temples pour leurs divinités imparfaites;
suivez le fleuve dans ses capricieux méandres, depuis le mont
blanchi de neige qui lui donna naissance jusqu’à col océan,
image de l’inlini, qui lui sert do tombeau ; ot, quant 1 1a nuit
est venue, élevez votre esprit avec vos regards sur cette cou
pée d’azur étoilée d’or, où des mvriades d© inondes roulent
avec une harmonie divine sur 1a route que le sublime archi
tecte leur traça au commencement !.... Que de sujets d’admi
ration et d’amour? Et pourtant ce ne sont là, si je puis ainsi
dire, que des merveilles mortes. — Que sera-ce si, de ce
monde muet, qui ne parle qu’uux âmes d’élite, vous pissez à
la nature vivante, pour qui toutes ces merveilles ont été faites?
Quelle immense variété de biens! Voyes celle multitude d'è-
— 43 —
1res aux formes gracieuses, aux élégantes allures, aux mœurs
< loue es et sociales! L'air, la terre, les eaux en sont peuplés.
L'un nous donne la laine de nos xéteniens, l'autre son lait ou
su chair; celui-ci laboure nos champs ou traîne nos fardeaux;
celui-là nous fait franchir l’espace avec la rapidité de l'oiseau;
cet autre, compagnon intelligent, s'élève presqu a la dignité
d'ami, s’égaie ou s’attriste avec nous, et protège nos demeu
res; d'autres, chantres ailés, nous prodiguent des mélodies
intarissables. Jusque sous nos pieds, une création tout entière
vil et se meut, monde charmant et éphémère, au corsage
d'azur, à la cuirasse de bronze, aux ailes d'argent et d'or'...
\ est-il pas bien d'aimer tout cela ? et n'a-t-il J sis mille fois
raison le philosophe qui dit qu’il manque quelque faculté,
quelque sens à l'homme que la belle nature laisse insensible
et sans amour? El cet hvmne d'amour que ce magnifique
spectacle nous arrache 11'est-il pas en mène temps un chant
de reconnaissance et d'admiration pour le Créateur?
Mais, me direz-vous, ou donc est la place de la haine parmi
toutes ces scènes de beauté? Ah! jeunes élèves, chargée par
Dieu même de l'austère éducation de l’homme, la nature cesse
parfois detre bienfaisante et belle, pour être dur»!, âpre, in
féconde. Ministre inexorable des épreuves qu’il plaît à bieu de
nous envoyer, elle a sa stérilité et ses disettes lamentables,
ses (testes et s»*s fl»*aux irrésistibles, ses déserts arides, ses
i"ocs escarpés et sombres; elle a pour les inondations ses ré
servoirs mystérieux et ses cataractes inépuisables; elle a ses
ouragans et ses tronilies, qui broient les moissons, déracinent
les forêts et découronnent les vieilles tours; elle a ses foudres
«pii sillonnent la nue, ses volcans qui lancent des pluies de
cendres et vomissent des lorrens île lave. — Et pour peupler
dignement ce inonde désolé, elle anime et nourrit des géné-
— 44 —
rations de monstres, hideux ou féroces, à la physionomie re
poussante, aux instincts sanguinaires, aux appétits insatia
bles ; elle a ses arbres dont l’ombre tue, ses plantes dont le
suc empoisonne, ses herbes dont le feuillage terne attriste le
regard, dont l’odeur nauséabonde soulève le cœur. Mais en nous
montrant ces horreurs, ces lléaux , ces dilîormités, la nature
elle-même, par le sentiment instinctif de révolte qui les re
pousse, semble avoir écrit dans nos cœurs (|ue c’est un de
voir de les haïr, un devoir surtout d’apprendre à les connaî
tre et de se préparer, par la science, par l’énergie, à les
combattre, à s’en préserver, à en garantir les autres, quand
on sera entré dans la voie laborieuse des devoirs sociaux.
lui nature humaine, comme la nature physique, ayant deux
faces, lieauté et laideur; les âmes étant faites d’or et de
plomb, l'humanité a son côté digne d’amour et son côté digne
de haine. Oui, jeunes élèves, le vice, monstre multiple; la
vertu, Heur céleste, s’incarnent dans l’homme, et les mons
tres de la morale sont plus hideux que ceux des déserts. De
lionne heure, en voyant passer sous vos yeux l’immense pa
norama des vertus et des vices antiques, vous vous exercez
à aimer l’homme de bien, le citoyen dévoué , le soldat intré
pide, le magistrat intègre, les généraux vaillans, les martyrs
de toutes les croyances pures, les apôtres de toutes les doc
trines généreuses. Mais en même temps vous vous armez
d’une sainte colère contre ces hommes qui, dans tous les
temps, ont déshonoré et agité la société par leurs désordres;
contre ces êtres abrutis et dépravés, qui, incapables de par
venir j»ar le travail et par la justice à l'accomplissement de
leurs desseins, ont demandé à la trahison, à l'intrigue, à la
violence, la satisfaction de leurs ambitions impatientes. Ces
exemples du bien et du mal, choisis à toutes les époques, s’en
foncent dans vos âmes comme ces clous d'airain dont parle
— 45 —
le philosophe. et y fixent à jamais l’amour de la justifie* cette
vertu dont toutes les autres sont faites et
ccs haines vigoureuses
Que doit donner le vice aux âmes vertueuses.
Gel amour de ce qui est bien, cette religieuse horreur de
ce qui est mal, vous conduisent à l’exercice de votre sensibi
lité envers Dieu. Mais ici, jeunes élèves, vous n'avez à dé
ployer qu'amour, reconnaissance, respect; car dès le berceau
vous avez appris que le Souverain Auteur de toutes choses est
toute bonté, toute sagesse et toute puissance. 11 n’a fallu rien
moins que les désordres et la désorganisation de notre temps
pur entendre des théoristes, désormais flétris, proclamer
que Dieu est un mal; et lorsque , reculant «d’horreur devant
ces sacrilèges proies, vous aimez en Dieu le souverain bien,
vous ne faites que céder au plus doux besoin de vos cœurs,
vous ne faites que joindre votre voix au sublime concert que
la terre et les cieux chantent en son honneur.
Enfin, vous avez à vous exercer comme êtres libres. Mais
n’allez ps vous méprendre, jeunes élèves, sur la valeur et
l’étendue de ce mot. La liberté, telle (pie la morale la définit,
telle (pi’il faut l’entendre ici, est la source de toutes les vertus
généreuses; c’est la liberté qui donne aux actions humaines
leur véritable prix; car c'est par elle, par elle seule, que
l’homme sait se psséder, délibérer et vouloir. L’âme reste
libre au sein même de la servitude; les fers qui chargent le
corps n’empêchent pas l’âme de planer dans les régions se
reines de la liberté. Apprenez donc à être libres, c’est-à-dire
à vous appartenir, au lieu d’appartenir à vos passions ou à
vos instincts. Quel «piesoit le but auquel vous aspirez, faites
• pie votre âme ail la puissance de se diriger elle-même, au lieu
— 46 —
tic se laisser aller an souille des intérêts connue la feuille au
vent. Les passions sont bonnes, à la condition de les mainlctenir sous le joug ; gouvernez donc vos passions en pilotes ha
biles , au lieu de v ous laisser emporter par elles à la dérive
comme une barque désemparée. N’appartenez pas au plus
adroit, au plus insinuant, au plus éloquent ; appartenez-vous
à vous-mêmes. Ne soyez les hommes liges de qui que ce soit ;
ne vous inféodez qu’à la vertu; ne soyez esclaves (pie de vos
devoirs.
Ici finit le cercle des obligations individuelles ; ici commen
cent les devoirs de relation.
La première chose (pie l’homme rencontre hors de lui. c'est
lui-même, c’est son corps. Faites de votre corps, par la chas
teté, par la décence, par des exercices modérés, un temple
digne d’être habité jK»r une âme div inc, comme vous avez déjà
dû faire de votre âme une divinité digne d’habiter en un tem
ple. Que la débauche, que l’orgie, n’impriment jamais sur vous
leurs stigmates honteux; que la pureté de votre âme resplen
disse au dehors sur vos traits, dans vos gestes, dans vos
regards.
Hors de vous, à côté de vous, vous avez la famille: elle
vous doit être plus chère et plus sacrée (pie jamais, jeunes
gens, depuis (pie d’audacieuses prédications l’ont menacée.
Ce serait outrager tous vos sentimens de fils et de frères
que d’insister longuement pour vous dire tout ce qu’il y a de
louchant et de doux dans l’acconiplissement des devoirs de
famille. Dieu lui-même, dans sa lx»nlé infinie, a voulu (pie
chacune des vertus domestiques fut une félicité. Les noms de
Père et de l/èrc, dans la langue du cœur, seule langue uni-
— 47 —
verset le, sont synonymes de dévouement et d’amour. Mais le
père aime autrement que la mère, et vos sentimens pour eux
doivent varier dans la môme mesure. L’affection pour le père
doit se composer de tous les sentimens les plus virils du cœur,
respect pour l’âge, reconnaissance pour le bienfaiteur, doci
lité pour le conseiller sage, amour pour l’auteur de la vie ;
l’amour pour la mère doit être, s’il se peut, plus vif, plus ten
dre, plus attentif, plus délicat, plus intime. La inèrcl que d’é
loquence et de poésie dans ce mot !
Un cbef-d'œuvre d’amour c’est le cœur d’une mère,
a dit un poète. Qui sondera, en effet, cet océan de tendresse,
qui comptera ces trésors infinis de dévouement et de sacri
fice ? une mère seule sait jusqu'où peut aller son amour ; les
enfans, eux, ne le savent, hélas! que lorsqu’ils n’ont plus de
mère!
Aimez donc de toute l’énergie de vos jeunes «unes ceux qui
tous donnèrent la vie; vivez beaucoup près d’eux, avec eux;
rien n’est pur comme l’atmosphère de la famille ; rien ne vous
préparera mieux à la vie républicaine et à la pratique des
vertus que la République exige de ses enfans.
Soyez les amis de vos frères, les amis et les protecteurs de
v os sœurs ; faites à leur égard l’apprentissage de l’amour pa
ternel. Vous n’aurez pas à redouter de trouver là ces amis
«lu monde, race trop souvent égoïste, famille de hasard et
«l’emprunt que tous les hommes faibles se font, parasites du
cœur, qui vivent aux dépens de votre affection sans vous
donner jamais en retour que de stériles apparences.
\os maîtres aussi, jeunes élèves, forment pour vous une
*
— 48 —
seconde lamille. que vous devez respecter el chérir presque à
l’égal de l'autre. «« Je n’ai qu'une chose à recommander aux
élèves, disait Quintilien aux jeunes Romains de son temps,
c'est d'aimer leurs maîtres autant que la science même, et de
voir en eux de véritables pères, qui sont jiour l'esprit ce que
les pères sont pour le corps. » — « Leur séxérité, dit Sénèque, |x*ut bien quelquefois vous déplaire dans un Age où, jieu
capables encore de les apprécier, vous ne voyez en eux que
des censeurs incommodes; mais quand l’âge xous aura donne
quelque sagesse, vous reconnaîtrez que les motifs pour les
quels vous ne les aimiez pas sont précisément leurs titres à
xotre amour. » — Que l’expérience unanime de tous ceux qui
furent élèves vous épargne le regret de faire ©felte découverte
tardive : aimez vos maîtres pendant que vous jouissez encore
de leurs leçons, et, comme Marc-Aurèle , remerciez Dieu d’en
avoir rencontré de tels.
Le lycée est un petit inonde, image réduite de la grande
société jiour laquelle nous vous formons. Or, xous le savez,
le inonde social ne pourrait ni s’établir ni durer sans disci
pline. sans ordre, sans hiérarchie et sans lois. En acceptant
sms murmure les nécessaires exigences do la discipline et les
jiaternelles lois du lycée, préparoz-vous à respecter comme
citoyens l’ordre, ce palladium des intérêts sociaux, et la loi,
celte voix de la nation souveraine.—Vous avez ici des cama
rades, des condisciples, des rivaux ; pratiquez largement par
avance les dogmes sacrés de l’égalité et de la fraternité. Ins
crits depuis quelques jours à peine sur la lainnière de notre
jeune République* ces dogmes, chrétiens avant d’être jiolitiques, sont mieux parmi nous comme U niversité elle-même.
Oui, jeunes élèves, vous êtes tous ici égaux et frères : toutes
les distinctions factices ou de convention s’arrêtent au seuil du
y
— 49 —
lycée ; vous ne rccounuiüMS d’autre sujiériorite que celle de
la vertu el du talent, et, grâce à Dieu, qui ne pTinettra pas
que la France soit jamais barbare, vous n’aurez pas à désapprendre plus tard dans le inonde le respect de celte aristo
cratie.
Mais bientôt les portes de nos lycées sont s'ouvrir toutes
grandes: bientôt la main de la patrie, celte mère sans préfé
rences, va conduire au milieu de vous les enfans du peuple,
depuis trop long-temps oubliés. Place aux enfans du peuple!
je me trompe, messieurs, ce mol n’a plus de sens désormais :
place aux déshérités, place aux pauvres 1 Je n’ai rien à vous
prescrire, chers élèves, pour ces vaillans camarades, jiour ces
frères que la République nous promet. Ils sont malheureux :
eh bien! je le sens à mon cœur, moi qui suis sorti du milieu
d’eux, ils vous seront plus chers; ils ont souffert, ils ont
pleuré : entre vous et nous, nous réparerons à l’envi les torts
du passé, nous sécherons leurs larmes ; et nos leçons, si elles
tu* leur donnent pas la fortune, leur donneront au moins les
moyens de servir avec honneur, à quelque rang que la Pro
vidence les réserve, la République et la patrie. Et à leur tour,
comptez-y bien, rentrés meilleurs dans ce monde qui nous
les légua pour un temps, apôtres de la réconciliation, trait
d'union entri* un jwissé détesté et un avenir menaçant, ils iront
dire à ceux qui souffriront encore que la société n’est plus une
marâtre sans entrailles, mais une mère pleine d'amour!
Je viens «le prononcer les noms de République et de jiatrie:
vous dirai-je vos devoirs envers elles? — Ah! messieurs,
«pie le rôle de l’Université est beau au milieu «les événemens
immenses accomplis de nos jours! Certes, un peu «l<* vanité
lui serait permise; certes, elle pourrait tirer gloire aujourd'hui
«l«* ses doctrines «l’hier! Rajqielez-vous, en effet, à quelles accu
sations donnaient lieu naguère les tendances républicaines de
— 50 —
renseignement universitaire! « On accuse la jeunesse, disait
un honorable député; mais à qui s’en prendre? de quelles
mains sort-elle? Consultez vous-mêmes votre propre expé
rience : comment vous reviennent vos fils au sortir du collège?
n’est-ce pas avec un sentiment d’égalité, dangereux dans son
exagération , qui veut porter dans le monde l'égalité des
colleges?... il arrive de laque les idées de suffrage universel,
des droits de l'hoinme et du citoyen, etc., germent dans ces
jeunes têtes.... et... » —Je vous laisse, messieurs, à penser
la conclusion!
« S’il était question de décider, dit quelque part un de nos
plus aimables critiques, qui a le plus contribué de Voltaire
ou de Rousseau à l'anéantissement de nos vieilles doctrines
monarchiques, j'uvoue que je serais parfaitement embarrassé
sur le choix; mais je ne me dissimule ,ias que Tito-Live et
Tacite y ont une bonne part ; c’est un témoignage que l’on ne
p‘ut sein,lécher de rendre à la Sorbonne et à l’Université. »
Eh bien! j’ose dire, messieurs, et certes l'aveu n’est pas
sans mérite, qu’en ceci l’Université de France
n'a mérité
Ni cet excès d'honneur ni ccttc indignité.
>on ! ce n’est pas sa mission de détruire : elle a donc fait
de la pro|«agande républicaine sans le savoir. Mais ce que je
constate aussi à son immortel honneur, c’est que, sans avoir
jamais été un foyer de conspiration, sans avoir jamais trans
forme ses chaires savantes en tribunes d'insurrection, et seu
lement par les tendances libérales de son enseignement, ,*ar
son admiration raisonnée pour le patriotisme antique, par sou
enthousiasme ,x)tir tout ce qui est beau, grand et pur, par
son mépris pour tout ce qui est bassesse et corruption, elle a
«lu former de longue main et tenir en réserve pour lest besoins
— 51 —
do la patrie des caractères incorruptibles, des volontés iné
branlables, des cœurs dévoués, générations entières de ci
toyens, toujours mûres pour la liberté, légalité, la fraternité,
c’est-à-dire pour la RépobUque.
Elle continuera, messieurs; son passé répond de son ave
nir; et votre conduite, jeunes élèves, prouvera, quand il en
sera temps , que vous êtes dignes de figurer, comme vos aî
nés, dans les rangs glorieux de ces élèves des écoles qui for
ment la Jeune Garde de nos institutions.
Ici se fermerait, jeunes gens, le cercle de v os devoirs, si
la morale, comme l'échelle symbolique du patriarche, ne mon
tait jusqu'à Dieu, principe et terme des devoirs. Ce n’est pas
assez, en effet, de payer à Dieu dans le sanctuaire du cœur
l'hommage solitaire de l'amour et de l'adoration; il faut répan
dre an-dehors par la jwrole et par les actions vos sentimens
religieux. Travaillez donc, car le travail est une loi divine ,
et Dieu, l’ordonnateur du travail, a dit que le travail est
saint à l’égal de la prière. Joignez les œuvres à la prière,
c’est-à-dire faites le bien ; car le bien, accompli comme un
besoin du cœur et dans une vue purement humaine, c'est la
froide philanthropie; accompli en vue du ciel, comme un de
voir chrétien, c’est l’ardente Charité, qui est la perfection de
la loi.
C’est là, et là seulement, jeunes élevés, que se terminent
v os devoirs. I.a carrière est longue, vous le voyez, et, devant
un auditoire moins sv mpathique que celui qui m’entoun-,
j’aurais à m’excuser de l’aveir déroulée tout entière. Mais que,
loin de vous effrayer, elle tente vos cœurs généreux. Ce n’est
pas pour rien que la vertu est un synonyme de force et de
courage. Aimez vos devoirs ; c’eet le moyen de les rendre fa-
— 52 —
cites. Songez que chaque devoir accompli porté avec lui sa
récompense, et que chaque devoir négligé laisse un remords.
Ce n'est rien d'ailleurs que d’arriver à moitié de la roule; le
bien, c’est de la parcourir jusqu'au lx»ut : là est la gloire, là est
le bien, mais là aussi est le bonheur.
Et combien de nobles exemples, des exemptes d'hier , sc
pressent dans mon cœur et sur mes lèvres, et vous encoura
gent au devoir, plus éloquens mille fois que les conseils!
Dans cette guerre sacrilège que des passions sauvages dé
clarèrent naguère à la société; pendant ces combats fratrici
des , qui firent couler durant quatre jours tant de sang fran
çais, quel était donc le sentiment sublime qui, à la voix de la
patrie en danger, transformait tout à coup en soldats disci
plinés, en lions de courage, ces citoyens paisibles, ces bour
geois, connue on les ap|ielait dérisoirement, et ces enfans de
Puris, cette Garde Mobile, désormais immortelle T — Le de
voir!
Et ces braves volontaires des provinces, qui, sur tous les
(«oints de la France, au premier ap|>cl des chefs de la Répu
blique, ont quitté leurs foyers pour voler au secours de la
grande famille audacieusement attaquée, à «picl irrésistible
sentiment obéissaient-ils? — Au devoir!
El cette armée française, si lâchement calomniée par ceux
qui avaient intérêt à la flétrir, où a-t-elle trouvé le dillicilc
courage des guerres civ iles ? — Dans le devoir !
Et ces représentons «lu |x*uple, ces généraux tant de fois
épargnés par les Imites enuemies et «pii sont tombés martyrs
de leur mission pacifique, «pii les a poussés hors de l’enceinte
protég«*e de l'Assemblée Nationale, et les a précipités au de
vant des balles insurgées, au devant «le la mort ? — Le devoir.
>/
Y
— 53 —
Et ce saint Archevêque, ee véritable pasteur des Aines!
pourquoi n'est-il pas resté pieusement recueilli au pied des
autels? pourquoi traverse-t-il calme, la croix sur la |ioitrinc
et le rameau d'olivier à la main, ces places, ces carrefours,
ces rues sillonnés par la fusillade? pourquoi aborde-t-il, le
front serein, ces barricades redoutables que l’artillerie seule
,M‘Ul abattre? — Il marche au devoir! — El lorsqu'on veut
arrêter sa inarche héroïque en lui représentant le danger, par
quelles paroles résiste-t-il ? — Os paroles, l’histoire les a re
cueillies : « C'est mon devoir, dit-il : le bon pasteur donne sa
rie pour ses brebis! » Et lorsque le sacrifice est accompli sur
ce Golgotha patriotique; lorsqu’une balle parricide a souillé
île sang la robe sans tache de l'ange médiateur, le mot du de
voir erre encore sur les lèvres du martyr, confondu avec les
IKiroles de la miséricorde et du pardon : « J'ai fait mon de
voir; puisse mon sang être le dernier versé î »
Je vous laisse, jeunes élèves, avec celte dernière émotion.
Vous aussi, nous en avons désormais l’assurance , animés par
des exemples qui vous sont donnés de si haut, vous aussi,
quand vous parcourrez les pénibles sentiers île la vie, vous
saurez, à travers les tentations, à travers les obstacles, à tra
vers les périls, marcher droit au devoir, ambitionnant la su
prême gloire de bien mériter de la patrie!
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DISCOURS
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(’ltERS ÉlAVBS,
Encore une année consacrée à l’étude, encore des récom
penses! c’est-à-dire encore un jour de fête pour vous, pour vos
familles, pour vos maîtres, pour vos magistrats; que dis-je?
jiour tous vos concitoyens! Car, qui p»urrait ne pas se sentir
heureux du bonheur qui arrive à votre âge? Qui resterait
indifférent à vos succès?... Elles sont si lielles, les fêtes «le la
jeunesse!... Que de souvenirs !... — Mais ne puions que de
vous... — Que d’espérances cadrées sous ces modestes palmes
«lu lycée!... Qui sait? Peut-être un jour, cet enfant, dont le
nom va retentir dans celte enceinte, ira s'asseoir avec hon
neur dans l«*s hauts conseils de notre République ; peut-être,
noble écrivain, généreux guerrier, le lauréat «l'aujourd'hui
ajoutera une illustration nouvelle à cette terre, illustrée par
nos Montaigne el nos Fénelon, par nos Beaupuy et nos Dau
mesnil.
— 36 —
Consolant espoir, qu’il est partout permis de concevoir en
France, lorsque, à la vue d’une réunion d'enfans, l’âme se
reporte avec amour vers l’auguste image de la pairie.
Mais, s’il n’est donné à aucun de vous de prétendre à ces
exceptions illustres, chacun de vous du moins, chers élèves,
marchera d’un (tas assuré dans ce chemin de l'honneur, où, à
défaut <le la gloire , l’estime publique accueille et récompense
toujours l'honnête homme, le lion citoyen : car vous vous
soin iendrez de nos leçons.
Viendront pour vous, à votre tour, les préoccupations de
la vie, les fatigues d’un état, les soins de la famille. Absorbée
alors |Mir des intérêts trop pressans, trop divers, l’activité de
votre âme cherchera à peine un passager délassement dans
ces belles études de l'antiquité dont nous avons voulu vous
inspirer l’amour. Homère, Sophocle, Horace, Virgile, ne se
ront plus pour la plupart d’entre vous que des noms révérés.
Mais tous ces sentimens généreux que la religion, la morale,
l’amour de la patrie, seule politique de votre âge, auront je
tés, imprimés dans vos cœurs, ne sauraient ni s’effacer ni
s'affaiblir. Sous la loi du devoir, ces sentimens agiront en
vous avec toute l’énergie que la raison donne aux nobles ins
tincts; et si la culture des lettres antiques ne peut plus trou
ver place dans votre existence, trop occupée d’ailleurs, vous
tempèrerçx les regrets de vos maîtres par la constante prati
que des vertus.
Jeunes gens , c’est surtout dans les jours île grande tour
mente qu’il importe de se présenter au monde, l’âme munie
de tous les principes qui font l’honneur, la force et la durée
îles sociétés. El quelle époque fut plus tourmentée que la
nôtre, plus féconde en sinistres appréhensions, plus riche en
consolantes espérances !
Au milieu de cette agitation générale, de cet inouï pèle-
— 37 —
mêle des doctrines, des croyances, des intérêts, des passions,
les plus sages se sont dit : Où allons-nous? — Où nous allons,
cnfans? à l'affermissement de nos droits, à la conquête de
droits nouveaux, au bonheur, à la gloire, si un sincère amour
de la patrie enflamme nos cœurs; si le Iwn sens et l’honneur
président à nos actions; si, pénétres du vrai sens des trois
mots écrits sur les bannières de la France, nous ne laissons
pas dégénérer la liberté en mépris des devoirs, l'égalité en
nivellement, la fraternité en une horrible confusion de toutes
choses.
A ces conditions, amis, mais à ces conditions seulement,
Dieu protégera la France; et notre République affermie, flo
rissante, s’avancera vers l’avenir, comblée des bénédictions
du ciel, entourée des resjæcts de tous les peuples de la terre.
Jeunes gens, tel était le langage que nous vous tenions dans
cette nuit du 25 féxrier, où, jour la première fois, retentit
à votre oreille ce mot : la République est proclamée! (îette
nuit sera toujours présente à ma mémoire. Puissiez-vous
n’oublier jamais les conseils que nous vous donnions alors et
que vous écoutiez avec un si religieux recueillement ! Vous
les avez suivis jusqu’à ce jour : honneur à vousl Qu’ils soient
dans tous les temps la règle de votre conduite : vous serez
dignes de la République.
DISCOURS
DR
Maire provisoire.
J lises Élèves,
Plein du souvenir des mêmes joies qui sonl aujourd’hui les
vôtres, je suis venu souvent à cette fêle de famille comme si
elle eût été la mienne, et jiour en renouveler les anciennes,
mais toujours vives émotions.
Ce bonheur secret, cette jouissance intime, voilà les seuls
biens que je croyais pouvoir ici trouver, l’enchantement, l’il
lusion que j’y venais chercher.
Une plus haute fortune n’avait jamais éveillé mon ambition.
J'ose à peine croire aujourd’hui à la réalité de l’honneur
qui m’est fait de présider à cette solennité.
Il était si inattendu!
Les circonstances qui me le décernent sont si fortuites. si
passagères !
— 60 —
C’est comme un de ces beaux songes que ne dex rail pas sui
vre le réveil. Heureux cependant d’être ici l’interprète de la
j)cnsée de tous, sous l’impression des événemens qui onl rem
pli cette année mémorable I
Permellez-inoi, messieurs, d’emprunter aux illustrations
fie l’université les paroles qu’elles ont adressées à xos ca
marades de la grande ville :
« Au moment où xous allez apparaître dans le monde,
» s’ouvre une ère nouvelle, un avenir brillant el glorieux.
» Pour nous, dans nos jeunes années, la République n'était
» qu’une espérance et comme une lointaine poésie ; pour
» xous, dès les premiers pas, elle est une conquête accom- .
» plie, un bien acquis, un héritage assuré. S’il est encore
» des difficultés à surmonter, quelques sacrifices à subir,
» c’est à nous qu’ils sont imposés.
» A vous sont léserxés les bénéfices. Attendez-les dans ces
» asiles du travail el déjà paix où se forment les citoyens
» qui doivent appartenir à la patrie. »»
Qui ne dirait que, ces hautes leçons, vous les axiez en
tendues?
Votre raison a dominé l’agitation du dehors. Vous navet
pu demeurer étrangers, indifféreus, aux émotions, si souvent
renouvelées, sous l’impression desquelles nous axons vécu:
et cependant le cours de xos études n’a pas été troublé. Cette
année, grosse d’orages et de commotions politiques, a été
marquée, pour xous, par des succès croissans. Vous axez
dignement soutenu l'honneur dulxcée; vous avez dépassé vos
devanciers.
Mais je me hâte d'ajouter que, ees heureux résultats, nous
les devons aussi à la sollicitude si éclairée , si bienveillante,
de vos maîtres. Que grâces leur en soient rendues!
Honneur aussi au zèle vigilant, à l’afïoction toute paternelle
de l'habile chef qui vous dirige!
Ils ont su écarter le désordre (pii paralyse le travail; ils
ont trouvé un levier dans l’excitation qui le féconde.
Et dans quelles circonstances celte excitation jxvuv ait-elle
être produite par de plus nobles instincts, par des sentimens
plus élevés, lorsque la plus pure des institutions, celle qui a
pour base la vertu, qui ne s’inspire que du dévouement et de
l’abnégation, est aujourd’hui pour tous le principe fécond des
prospérités que l’avenir nous promet !
Parmi les bienfaits que l’éducation générale garantit, comp
tons au premier rang celte fermeté courageuse et persévé
rante qui conserve les traditions classiques de l'université et
distribue ce mâle enseignement qui a fait progresser les scien
ces et créé les monumens immortels dont notre littérature
s'enorgueillit à tant de titres.
*
Mais de nouveaux besoins n’appellent-ils pas une instruc
tion qui nous manque?
Les professions de l'ordre positif trouvent-elles dans l’en
seignement universitaire l’aliment qui leur est nécessaire?
A-t-on assez fait |>our l’administration, pour l’industrie, pour
1’enseignement théorique de l'agriculture, en un mol pour
tontes les connaissances modernes?
Espérons que ces besoins nouveaux seront aussi satisfaits.
Les institutions (jui se préparent viendront compléter ce qui
manque au vaste système de l’instruction de tous.
l ue éducation nationale obligatoire et gratuite, voilà le
programme de notre Révolution.
— «i _
Bientôt la gratuité «les écoles spéciales permettra aux in
telligences d’élite qui se révéleront de participer aux bien
faits d'une instruction qui fut long-temps réservée à la nais
sance , et qui plus lard n'ap|tnrlenail qu'à la fortune.
Ce germe précieux , fécondé par l’état, portera ses fruits,
et la patrie s’enorgueillira de plus d’une illustration qu’eût
laissé avorter le gouvernement du privilège.
Voyex comme, presque à notre insu, les principes du gou
vernement nouveau se mêlent à nos habitu<les, s’infiltrent
dans nos institutions.
Le jugement des pairs, l’élection, a pénétré déjà dans vo
tre paisible séjour.
Là, sans désordre, sans agitation, et comme une loi piovidentielle, elle est venue parmi vous classer les rangs, or
ganiser l’image d’une jeune armée , qui, sur le pied de paix,
apprend, par la discipline, le maintien de l'ordre et le respect
des règles intérieures , qui sont vos lois.
Qui nous dira si ces galons attachés sur f uniforme du lycéen
ne comptent pas déjà pour l’avancement de plus d’un géné
ral républicain?
Heureuse création qui s’est fondé»1 dans le sentiment com
mun d’une fraternité (pii durera, croyex-le bien, autant que
votre vie, dans les amitiés vives et sincères qui élargissent
le cercle des affections de famille.
Magnifique svmlmle de la jeune génération qui grandit ar
mée pour la défense de la République, disciplinée pour le
maintien des libertés conquises!
En préludant à cette |>ralique noble et sainte, vos suffra
ges ont fait connaître ceux d’entre vous (pie vous av et cru
les plus dignes.
Vos choix, en se révélant, ont formé entre eux et vous
les liens d'une estime qui vous honore tous.
Conservez, messieurs, ces liens sacrés qui commencent
ceux d’une fraternité nationale, et comptez sur l’affection
toute paternelle des magistrats d’une cité à laquelle vous devet la création du lycée, les élémens du bien-être dont ils
vous ont entourés, et l'intérêt patriotique qu’ils attachent A
vos succès.
Fait partie de Université de France. Académie de Bordeaux. Lycée de Périgueux. Distribution solennelle des Prix (24 Août 1848)
