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Cette Afienfe, eften Cedule privée de Raymond de Saflignac Seigneur de
- Verteïllac, de l'année i45 6. qui fut ratifiée par Iean de Saflignacfon Fre're * SC;
parlesmémes Tenanciers de Puymauzac, en l’an 1465. dont on produira le
Titre en bonne forme en parchemin, fi on n’cft pas content du V idimus com
muniqué.
Cette vérité eft confirmée, par le Titre produit par les Parties adverfes, ( que
les Deffendeurs acceptent pour ce fait ) qui eft une Rcconnôiïiancé de BëTrtaPdl
Feydit Contenancier, au Seigneur de Pontbrian , qui comprend ladite Riviè
re dans la Tenance de Puymauzac, & s’accorde avec l’Affenlc produite par Ict
Deffendeursj Tellementdonc qu’il confie par lefdits Titres produits de pare
& d’autre , que la Riviere de Vcrieïllac ( quelle foit commune, ou non ) eft de
la Fondalité du Seigneur de Verteïllac.
il eft tout vray, que la R îvier<*
y««d»ac a efté commune anciennement;
aux feuls Tenanciers de Puymauzat, qui efloient,comme font encore, touslea
Habitans quafi du Bourg & des Villages voifins, qui alloient pafeager dans la
dite Rivière, nonpascomme Partoifficns, mais comme Tenancieisde Puymauzatj & la Riviere a efte ainfi commune, jufques en l’année 1045. que les
Tenancierslaremirentez mains du Seigneur de V crteïllac, ainfin qu’il efteontenu dans la ratification d’Aflenfe de ladite année 1465. & parVAirenfe que
firent enfuitc les Seigneurs, à quelques particuliers de la partie haute qui con
fronte le chemin de Verteïllac à Cherval, dont les Payfans de Vcrteïllac/Dcmandeurs ne difeonviennet pas, puis qu’ils ont compris cet/e partie haute,
dont les Seigneurs jpuyfient depuis ladite remife , d inslescon/i ontatichï qu’ils
ont données de ladite Riviere, dans leur Requête d’interva/tion d/i-Iuillct
1678. Tellement donc comme c’eftun droit indivifible ,/e Seigpeut de Verteïllac par la poffeffion d’une partie inconteftable, a deméuré en pofiefiiondta
fbt»e, & fes Tenanciers & Vaflaux quand ils feroient meme /capables de pref-
. çription contre leur Seigneur, feroient reputez en ce cas vfurpateurs.
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Neantmoins le nom de Riviere Communeluya refié toujours, tant il efl
drflîciiie d’ôterlc nom aux choies, qu’on leur aune fois donné. Il confie de
cela par l’Affcnlede Bernard Feydit, produite par les Parties adverfes, là où
Bernard Feydic appelle Commune ladite Riviere , lors qu’il la met pour con
frontation au pred de Leybartaïlle dans la 3. elaufe, laquelle pourtant il a re
connue dans la 1. elaufe, comme propre 6c particulière à luy, & aux Contenanciers, ainfin que tout lecteur peuevoir, autrement il fe contrediroit: Et on
continue encore toûsles jours dans toutes les ennonces del’appeller Riviere
Commune, bien qu’elle ne le foie plus, mais pour l’avoir eilé : 6c c’cfl l’erreur
du Pleuple Ôc laiource du Procez , en quoy pourtant le fieur des Eflars n’a pas
le huitième denier d'Alienation , puilque remettre au Seigneur des Commu
naux de iaFondalité , ce n’eft pas Alienation , mais deguerpiilement.
La Non-Relidance des Seigneurs, & l’abandonnemciit du bas de ladite Ri
vière qui ne meritoit pasdeffenle des beitiaux pour la ftcrilité , ont flatté les
Payfans dans cette erreur , de croire que cette Riviere eftoit commune, & fur
cette erreur, ii attentèrent de combler les foflèz> dont le tcu Comte de Cler
mont Seigneur de Verteïllac l’avoir faite clore : Surquoy il fomma le Corps des
Parroilfiens de déclarer leur droits ik prétendons, qui par A été public de l’annce 1644. produit au Procez, déclarèrent rcconnoître ladite Riviere delà
fondalité& propriété dudit Seigneur > qui enluite l’alïcnfa au feu Seigneur de
Labroufle , qui depuis en a paye la Rente, dont l’aflenle eft produite au Procez.
Cette annee derniere 1 67 8. une vintaine de Payfans, jointsau Sr.des Eflars*
ou à Dutourfon Commis, ont fait Procez , 6c foûtiennent que cette Riviere a
efté vfurpée fur la Parroifle > 6c ont fait une Enquête par des Témoins de St.
Martial de Viveyroux, interreflez pour y vouloir aller pafeager comme voifins,
&. qui parroiflent tousafle&ez , en ce qu’ils font de leurs depofitions des Titres
pour euxméines , en tant qu’ils difent qu’ilsont payé les Francfiefs de la Rivie
re de St. Martial, 6c ils taifent que le Comte de C lermont emprifonnoit les beftjatix des ParroiÆciia, Oc que le feu Seigneur de'LabrouïTe lesfaiTdlt chafTef
par deux Dogues.
Les quatre Syndics de Verteïllac, âtteftez des Officiers & Corps de Parroiffe , ont toutau contraire , par Ade public de l’an 167 8. produit au Procez, dé
claré au Greffe de la Commifflon , que la Rivierede Verteïllac efl de la Tenance de Pirymauzac j Mais ils errent, en ce qu’ils ignorent qu’elle n‘en efl plus
depuis l’an r 46 y.
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Tous ces Titres produits de partSTd^urtrc, et «.e» DeuldiaLiuirsTflcsParroiffiens font des reproches tres-authentiques, tant contfe les Témoins, que con
tre la prétendue Enquête, qui doit dire rejectcc comme erronnéc , feinte SC
illu.foirc : Pareillement l’honneur & la confluence de tant d’illuflres Seigneurs
morts & vivans, calomniez d’ufurpation &i de violences dans ce Procez, font
de très grands reproches contre les Témoins 6c Enquête , 6c contre la témérité
de ces Payfan •. Et l’intercfl du feu Seigneur de Labroufle à n’achepter pas fon
propre bien à fi haut prix, qui luy cfloit plus vtile en Communauté qu’à fon
particulier: & la confidence 6c interefl de tant de nobles Parroifîîens,quiavoient
plus d’interefl comme ayans plus de befliaux que ces Payfans, de confervcrla
Riviere a la Communauté, fl elle avoir eflé commune, afin de décharger leurs
Domaines du dégât des befliaux, font encore des reproches, tant contre les
Témoins que Enquête, que contre les Demandeurs, qui doivent eflre con
damnez fuivantles Conduirons prifes contr’cux.