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LES
ENFANTS DE VÉSONE
CHANT
DÉDIÉ A L’ORPHÉON
Assise aux pieds des verdoyants eoteaux,
Que baigne l’Isle aux ondes reposées,
Ne pleure plus tes gloires éclipsées,
Reine tombée, aux souvenirs si beaux.
Avec orgueil, accepte la couronne
Que pour ton front relevèrent nos mains ;
Tressaille, ô fille des Romains!
Honneur aux enfants de Vésone
_ 2 _
Par nos accords, du fond de son tombeau,
Pieux enfants, évoquons notre mère ;
De son linceul secouons la poussière ;
Qu’il soit pour nous un glorieux drapeau.
O vieille tour, dont l’aspect seul étonne,
De son passé redis-nous la splendeur.
Tu fus témoin de sa grandeur,
Honneur aux enfants de Vésone!
La liberté fut nourrie en tes flancs;
Tes justes lois que conserve l'histoire
Font à jamais revivre ta mémoire.
Cirque, palais, temples de marbres blancs,
Ornaient ton sol de l’Isle à la Beauronne,
Prouvant ta foi, ton culte pour les arts,
Fille d'Auguste et des Césars,
Honneur aux enfants de Vésone !
— 3 —
Qui terrassa l’Anglais, ce dur vainqueur,
Maître hautain d’une terre chérie,
L’Anglais paré du deuil de la patrie ?
Nos fiers aïeux au bras fort, au grand cœur ;
Leur gloire est sainte et jusqu’à nous rayonne.
Respect aux preux qu’applaudit Duguesclin,
Honneur au nom Périgourdin,
Honneur aux enfants de Vésone ! ! !
Pourquoi dormir? Réveille-toi ! debout !
Fais respecter ta majesté nouvelle.
Sous ton ciel bleu, sois plus grande et plus belle,
(-hère cité, qui nous tient lieu de tout,
Comme un rempart notre amour t’environne.
Pour présager ton brillant avenir,
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Fait partie de Les Enfants de Vésone
