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CONFÉRENCE
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FAITE LE 29 AVRIL 1909
à MM. les Officiers du 93e rég. territorial
PAR
Le capitaine TIXIER
ARCHITECTE DES MONUMENTS HISTORIQUES
LIMOGES
DUCOURTIEUX ET GOUT, LIBRAIRES-ÉDITEURS
1909
r
L’ARCHITECTURE
ROMANO-BYZANTINE
A Saint-Front de Périgueux
CONFÉRENCE
FAITE LE 29 AVRIL 1909
à MM. les Officiers du 93° rég. territorial
PAR
Le capitaine TIXIER
ARCHITECTE DES MONUMENTS HISTORIQUES
LIMOGES
DUCOURTIEUX ET GOUT, LIBRAIRES-ÉDITEURS
1909
s
CROQUIS ET NOTES DE VOYAGE
LE PÉRIGORD
(Saint-Front et Brantôme)
Frontispice. — Vue de Saint-Front, de Périgueux.
l
— Clocher de
Brantôme. — Maisons Renaissance, à Périgueux.
« L’école périgourdine occupe àpeu près l’étendue du département
actuel de la Dordogne. Son prototype, Saint-Front, .de Périgueux,
bâti de 984 à 1047, se compose de cinq énormes coupoles disposées
en croix grecque (c’est-à-dire avec les quatre branches égales);
il n’y a pas de bas-côtés et il n’y eût peut-être pas d’abside prin
cipale. Les églises dérivées de Saint-Front, et qui doivent beaucoup
aux importations byzantines, sont pareillement dépourvues de bascôtés, souvent d’absides, et couvertes par des séries de coupoles.
Par imitation, les églises périgourdines voûtées en berceau n’ont
pas non plus de bas-côtés, excepté deux ou trois, celles, par
exemple, de Bussière-Badil et de Cadouin. L’école périgourdine,
nous l’avons déjà dit, inaugura en Occident l’usage symétrique de
l’ogive. » (Anthyme Saint-Paul.)
Il paraît singulier, au premier abord, de rencontrer en Aquitaine
une architecture toute orientale, toute byzantine. On dit bien que
la basilique de Périgueux est une copie de Saint-Marc, de Venise,
mais puisque l’église des Doges dérive elle-même de Sainte-Sophie
et des Saints-Apôtres, de Constantinople, ne serait-il pas plus juste
de croire que nous devons la construction à une importation en
droite ligne. D’ailleurs, est-il bien prouvé que Saint-Marc soit anté
rieur à Saint-Front. « Il est plus naturel, dit Quicheral, de consi
dérer les deux églises comme sœurs engendrées par la même mère. »
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Suivant un ancien manuscrit rédigé à la fin du xIIe siècle, et re
produit par le père Labbe. Ce fut en 976 que Frotaire fut envoyé
par Hugues Capet comme évêque à Périgueux ; il dirigea son église
pendant quatorze ans six mois et trois jours. Obiit autem anno D.
991, V idus decembris et sepultus est in basilica sancti Frontis. Hic
episcopus cœpil œdifteare magnum monasterium S. Fr.
Si la date de la construction de la basilique est à peu près établie
par ce document et par plusieurs autres, il n’en est pas ainsi en ce
qui concerne l'implantation byzantine. Parmi les thèses qu'on peut
soutenir avecquelques succès se place l'importation par une colonie
vénitienne.
On sait qu'au xe siècle un comptoir vénitien, nation alors maî
tresse du trafic de l'Orient, s'établit à Limoges. Ces marchands
ne pouvant franchir Gibraltar à cause des pirates des côtes d’Es
pagne et du Maroc abordaient à Aigues-Mortes et se dirigeaient par
terre vers La Rochelle» en créant un grand entrepôt à Limoges, ville
qu’ils connaissaient depuis longtemps par la réputation de ses
orfèvres, et avec laquelle ils avaient dû avoir de nombreux rap
ports de ce fait, la patrie de saint Eloi ne leur étant pas in
connue. De La Rochelle, ils remontaient les côtes de l'Océan et se
rendaient en Angleterre, en Écosse, en Norwège, etc.
De leur séjour prolongé, Limoges conserva longtemps l’em
preinte; cet esprit de négoce, qui est le fond de tout Limousin,
n'en est-il pas une preuve suffisante, et n'est-ce pas à eux que l’on
est redevable aussi de l'origine des émaux que les Léonard Limosin,
les Pénicand» etc., transformèrent plus tard.
Quoi d'étonnant, puisque la roule que nous venons de tracer
était alors bien connue de l'Orient» qu'un architecte ne fit partie
de l'une de ces caravanes ; et de même que l'un d’eux était allé à
Venise, pourquoi n'eu serait-il allé un antre à Périgueux, mandé
même par l'évèque Frotaire» qui venait d'être nommé au siège
épiscopal et qui devait tenir» comme plusieurs de ses successeurs,
à illustrer son nom par la bâtisseN'oublions pas que le IXe et. le Xe siècles furent pour Constanti
nople, sousla dynastie macédonienne, la période la plus florissante,
tandis que nous étions au contraire dans un marasme où l'art
n'était pas en grand honneur et où Fou .construisait fort peu. Les
architectes nationaux étaient (doue rares et rien n'est moins surpre
nant que de voir Frotaire appeler à lui un homme qui avait cultivé
et pratiqué l'architecture à Constantinople, et qui venant de très
loin devait avoir une très grande réputation.
Cette hypothèse est contestable puisqu'elle est hypothèse, mais
elle est admissible et logique.
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Donc l’architecte de Byzance se mit à l’œuvre, et sur les ruines
de l’église latine du ive siècle, éleva le monument en l’honneur du
premier apôtre des Pétrocoriens, le compagnon de saint Georges
de Velay.
Saint-Front n’est pas seulement remarquable par son plan, son
système de coupoles sur pendentifs, il l’est aussi par la structure
bien accusée de ses arcades à ogives.
L’ogive y est utilisée comme une résistance plus rationnelle que
le plein-cintre à la masse pesante des coupoles; l’on connaissait
déjà les propriétés de cet arc et, il est inutile de retarder de deux
siècles l’emploi de ce mode de construction. Il n’appartient pas
d’ailleurs seulement à Saint-Front, car nous le voyons bien avant
dans l’architecture orientale.
Ce qui caractérise Saint-Front et lui donne immédiatement une
physionomie, c’est l'ampleur de sa composition, la simplicité de
ses lignes, et, faut-il le dire, l’étrangeté de son aspect. La croix
grecque de son plan n’est interrompue que par quatre énormes
piliers situés aux angles de la coupole centrale, et comme leur
masse est considérable, ils ont été divisés à la partie inférieure par
quatre échancrures qui sont en quelque sorte des passages. L’es
pace couvert est donc très vaste eu égard aux supports, ce qui
leur donne une grande hardiesse, surtout lorsqu’on considère l’élé
vation des voûtes.
Les grands arcs qui se trouvent sous les pignons de chaque bras
suffiraient à maintenir les voûtes, le mur ajouré qui le garnit n’étant
qu’un remplissage, une clôture en un mol. Ces grands arcs doivent,
en effet, être indépendants à cause des flexions qu’ils subissent
lors de la construction, et ils n’auraient plus leur élasticité si l’arcature était maçonnée à ce moment.
C’est vers 1834, croyons-nous, que l’on commença la restauration
de l’édifice. Les coupoles étaient alors recouvertes par une char
pente en croix qui ne signalait pas extérieurement leur présence
et le bâtiment était dans le plus triste état.
M. Wulgrin deTaillefer, dans ses Antiquités de Vesone,écrivait en
1826, que ce furent des dalles de pierre qui formèrent la couverture
dans son entier ; et partout où le dos et les reins des voûtes ne sont
obstrués par les décombres, on voit encore ces dalles à leur place.
Ces décombres sous la toiture se composent de débris de tuiles,
de platras, etc., qui s’élèvent presque partout de plusieurs pieds. La
calotte de chaque coupole était recouverte de dalles comme le reste
de l’édifice, et au sommet de chaque calotte était placé, en guise de
lanterne, une espèce de cipe en pierre.
Tout ce désordre, tout ce gâchis a cessé, hâtons-nous de le dire,
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et sauf le clocher, l'église est aujourd’hui complètement et remar
quablement réparée. Ce travail exceptionnel est l’œuvre de M. Aba
die. L’édifice n’est pas tel qu’à son origine ; il ne pouvait non plus
être plus beau et plus harmonieux alors. Le plan se lit bien à l'ex
térieur et les coupoles, avec leurs lanternons accolés des pinacles,
présentent une bruissante silhouette, que la position de l’église sur
un escarpement qui descend jusqu’à l’Isle rend encore plus pitto
resque.
Le clocher de Saint-Front est de la même époque que l’église et
la [manière défectueuse dont il est construit dénote une grande
inexpérience. Il se compose de quatre étages carrés successive
ment en retraite et il est couronné par une pomme de pin que sup
portent de nombreuses colonnes sur un plan circulaire.
Mais toutes ces retraites sont à l’intérieur en porte à faux, et
Dieu sait par quel miracle il a pu braver les siècles. Comme tous
les linteaux des ouvertures se brisaient par suite de ce faux
aplomb, on a du les boucher en maçonnerie, ce qui constitue
aujourd’hui une série de baies aveugles.
La calotte terminale a environ huit mètres de hauteur et sept de
diamètre. « Elle est entièrement revêtue d'imbrications renversées
ou d’écailles.Nousneconnaissonspointd’exemple d’une aussi grande
coupole, élevée à une telle hauteur sur de si frêles appuis; et
cependant, combien sa mauvaise construction n’ajoute-t-elle pas à
sa hardiesse. Malgré la mauvaise exécution et la bizarrerie de
quelques détails d’ornementation, c’est une conception vraiment
belle et originale que ce clocher de Saint-Front couronné à
soixante mètres par une coupole. » (Félix de Verneilh.)
Avec des modifications importantes, nous retrouvons ce disposi
tif de clocher à Saintes et à Poitiers.
Le sytème de coupoles sur pendentifs mérite quelques mots d'ex
plication ; car si nous possédons des coupoles circulaires ou polygona
les sur plan carré, leur mode de raccordement s’opère souvent par
une trompe ou une suite d’encorbellements. Le mode sur pen
dentif le plus élégant et aussi le plus rationnel semble avoir été
ignoré par nos architectes de l’époque, qui s’ingéniaient à garnir
les angles du carré sur la croisée, sans pouvoir jamais résoudre
parfaitement le problème. Seules les coupoles sur pendentifs pro
cèdent de l'influence byzantine, ce qui permet de dire a priori que
la coupole n’est byzantine que lorsqu’elle comporte des pen
dentifs.
El voici, en quelques mots, la' définition de cette coupole. Sup
posons d’abord un plan carré ayant une arcature sur chaque face,
aux angles se retrouvent donc quatre piliers. La section de ces
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piliers une fois déterminée par rapport à la charge et au coefficient
de résistance des matériaux, nous plaçons une sphère virtuelle
ayant pour diamètre la diagonale de ce carré et nous faisons
coïncider la verticale qui s’élèverait sur l'intersection des deux
diagonales inférieures avec le centre de la sphère. Il arrive alors,
si l’on ne considère que la motié supérieure de la sphère, que les
quatre angles du carré deviennent tangents à la sphère tandis
que les côtés sont sécants, jusqu’à ce que le diamètre devienne
égal au côté du carré. Ace moment, la section horizontale de la
sphère est inscrite et si l’on établit une section au-dessus on
obtiendra un anneau fermé qui se tiendra en équilibre une fois
son dernier voussoir posé, sans qu’on ait besoin pour cela de conti
nuer la sphère. A ce moment, les pendentifs se trouvent déter
minés et ne sont autre chose que des onglets sphériques ayant
pour diamètre la diagonale du carré, et se rejoignant pour former
un anneau circulaire qui supporte la calotte. Tous les joints, aussi
bien horizontaux que verticaux, doivent tendre au centre qui a
engendré la sphère. Voilà quels sont les pendentifs byzantins.
Nous les trouvons à Cahors, à Solignac, à Saint-Jean-de-Col, à
Saint-Etienne de Périgueux, etc., églises qui sont supérieures à
Saint-Front comme appareil. Nous devons, en effet, constater que
si la basilique de Frotaire a servi de type à bien des constructions,
elle n’était pas un modèle de stéréotomie. La date de son édifica
tion, l’inexpérience des constructeurs expliquent facilement cer
taines erreurs.
Les pendentifs ont, en effet, leurs assises horizontales comme
une maçonnerie de gros œuvre, et chaque pierre fait successive
ment saillie, ce qui détermine un angle aigu à la partie supé
rieure et obtus à l’inférieure ; il devrait y avoir de nombreuses
êpaufrures, mais les joints très épais éloignent ces accidents.
Quoi qu'il en soit cette exécution est condamnable, pour une
coupole.
Nous n’avons rien à dire de particulier de la coupole, qui est
généralement en retraite de l’anneau mouluré des pendentifs.
Pour nous résumer, disons que le pendentif a pour rayon la moitié
de la diagonale du carré couvert, et que la coupole a pour géné
ratrice un rayon égal à la moitié du côté de ce même carré.
Les quelques éléments de l’architecture du Périgord que nous
venons d’analyser nous dispensent de détailler les autres églises
de cette province dérivant de Saint-Front. Ce qui les distingue
toutefois de leur modèle, c’est le plan qui devient basilical et à
série de coupoles, comme à Saint-Etienne de Périgueux, Souillac,
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Boschaud, Trémolat, Brassac, Peaussac, Bourdeilles, Saint-Avit,
Mareuil, etc.
Mais le style byzantin ne se contente pas des limites du Péri
gord, il va inspirer l’architecture romane qui se forme à ce mo
ment, et exerce sur elle, en maints endroits, une grande influence.
C'est à Càhors, à Angoulême, à Saint-Emilion, à Saintes, à Fontevrault, à Solignac que nous le retrouvons, mais avec une facture
différente provenant de la différence des matériaux employés.
Tandem ecce Branstoma. Nous avions hâte d’en parler.
Les anciens chroniqueurs font remonter à 769 la fondation de
l'abbaye où Charlemagne aurait déposé les reliques de saint Sicaire.
A peine si l’on trouve aujourd’hui quelques vestiges de cette époque.
Notre Dame, l’église actuelle, fut construite au xII° siècle, mais elle
a été souvent remaniée depuis.
Toute l’attention de l’archéologue doit se reporter sur le clocher.
C’est, en effet, le plus curieux clocher roman que nous connais
sions. Nous regrettons toutefois de ne pouvoir préciser la date de
sa construction.
Sa base a d’ailleurs un appareil alterné et renferme des maté
riaux provenant de constructions carlovingiennes. Son implanta
tion sur une roche élevée de dix mètres au-dessus du sol de l’église,
séparée de celle-ci par un vide d’environ deux mètres, n’est pas la
moindre curiosité ; le clocher gagne ainsi une hauteur considérable
sans nécessiter les frais d’un soubassement. Au-dessous de cette
roche et au niveau de l’église se trouve une grotte naturelle. L’étage
inférieur du clocher est couvert par une coupole elliptique, il n’y a
pas d’autre division intérieure jusqu’au sommet de la flèche.
« Les piliers saillants qui reçoivent les retombées des grands arcs
sont placés au milieu des côtés du carré, non dans les angles. Les
grands arcs eux-mêmes, au lieu d'aller directement d’un pilier à
l'autre, s’arrondissent selon le contour de la calotte et tiennent lieu
de pendentifs. Enfin une voûte plate complète cette étrange combi
naison en couvrant l’angle compris entre la coupole et les quatre
coins du carré des gros murs. » (Félix de Verneilh.)
Le premier étage a sur trois faces deux arcades divisées ellesmêmes en deux arcatures. L’étage au-dessus comprend un pignon
qui, sur trois côtés du clocher, couronne également une haie circu
laire et s’élance jusqu’au dessous de la corniche de la flèche carrée.
La construction de cette partie de l’édifice est très ingénieusement
étudiée, car à l’intérieur, pour ne pas avoir des retraites correspon
dant à celles de l'extérieur et qui seraient en porte à faux, on a
employé une inclinaison qui forme un encorbellement sans pous
sées, comme une flèche à joints horizontaux. Les pignons servent
alors à maintenir par leur poids la butée de la partie supérieure.
« Cette école étrangère et supérieure à celle de Périgueux ne
devait pas s’arrêter en si beau chemin; nous la voyons se déve
lopper de la manière la plus complète dans le clocher de SaintLéonard, presque contemporain de celui de Brantôme. » (Viollet
le Duc.)
« En somme, il n’y a rien de byzantin dans cette tour de Bran
tôme ; elle est purement romane et l’on a employé un type de clo
chers assez répandu dans le Nord-Ouest, notamment en Limousin,
et qui ne manquepas de grâce ni de solidité. » (Félix de Ver
neilh.)
Les exemples de ce clocher sont assez nombreux en Limousin
pour qu’il puisse en revendiquer la propriété artistique.
Les liens qui unissaient Brantôme à cette province ôtaient d’ail
leurs très grands, si grands même qu'il faillit y être rattaché et
voici en quelle circonstance :
A peine l’église était-elle achevée que Guy, vicomte de Limoges,
la réclama à l’abbé Grimoard, évêque d’Angoulême. Ne pouvant
obtenir cette concession par voie gracieuse, le bouillant vicomte fit
saisir et enfermer à Limoges le prélat dont il ne pouvait, avoir rai
son. Le moyen fit merveille: Guy obtint Brantôme et donna la
liberté à son prisonnier, qui s’empressa d’aller conter à Rome les
procédés du vicomte, lequel fut aussitôt mandé et jugé. On
décréta que dès lors quiconque s’emparerait d’un évêque serait
attaché par les pieds au cou de deux chevaux indomptés, déchiré et
livré aux bêtes fauves.
Le vicomte rendit Brantôme et l’histoire rapporte que l’évêque
et Guy revinrent chacun chez eux sans rancune, mais Brantôme ne
fut pas inféodé au Limousin, malgré son clocher et malgré le
vicomte Guy.
Périgueux possède, avec ses églises à coupoles, plusieurs maisons
Renaissance d’un grand intérêt:
D’abord, dans la rue Limogeane, un groupe assez important de
constructions avec grandes lucarnes, pilastres ornés et balustrades;
Une porte en pan coupé à l’angle de la rue Aiguillerie et de la rue
Saint-Louis. On y lit sur la frise, entre autre inscription : Memento
mori. Domus constructio anno Dm 4518 favente altissimo. Inutile
d’en contester la date.
Les maisons du port sont certainement les plus remarquables;
vues de la rive gauche de l’Isle, elles ont une coquetterie, une grâce
charmantes. M. Deslinières en a fait de beaux relevés, et comme
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elles sont fort mal entretenues et fort délabrées, ces dessins auront
plus tard une grande valeur pour restaurer ces élégantes colonnes,
ces galeries élancées, ces fines sculptures, que l'on n'appréciera à
leur juste valeur que lorsqu’elles seront usées par le temps ou
suffisamment détériorées par l’incurie et l'abandon qui les ronge
aujourd’hui.
Jules Tixier.
Limoges, imp. Ve H. Ducourtieux, rue des Arènes, 7.
Fait partie de L'Architecture romano-byzantine à Saint-Front de Périgueux
