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Médias
Fait partie de Périgueux illustré
- extracted text
-
N° 13. — Deuxième année
10 Juin
Le N° : 10 Centimes
1888.
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DE
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THEATRE CONCERT DES FAMILLES
MM
Félix BOUGNOL
Directeur du Théâtre-Concert.
II y a quelques jours, une feuille locale consa¬
crait les lignes suivantes à l'actif et intelligent
années. C'est lui qui nous présentera prochaine¬
directeur du Théâtre-Concert :
étoile des concerts parisiens. En attendant, c'est
«
Les
Paris ont
nouveaux
eu
propriétaires du Café de
décidément la main heureuse, en
confiant la direction de leur
charmant
petit
Bougnol. Depuis ses débuts, cet
imprésario s'ingénie pour satisfaire le public
spécial qui fréquente le Jardin d'Été, et il y
parvient, grâce à son expérience, grâce surtout
à un tact qui lui permet d'éviter certains écueils
théâtre à M.
dont ses devanciers furent victimes.
»
C'est à M.
Bougnol que les Périgourdins
Pacra, il y a quelques
doivent d'avoir entendu
ment Graindor, Bonnaire, Amiatiou toute autre
M.
Bougnol qui
l'Homme
eu
aux
lieu hier soir,
ramené Provost, dit
Têtes, dont les débuts ont
nous a
cent
devant une affluence inusitée
de spectateurs, qui
n'ont ménagé ni les bravos
ni les rappels à cet incomparable artiste. »
Tout cela est
parfaitement exact ; mais le
Périgueux Illustré a tenu à offrir le portrait de
cette personnalité sympathique etàcompléter des
renseignements biographiques par trop suc¬
cincts.
Quiconque
a
passé
une soirée
au
Théâtre-
Concert oublierait difficilement M. Bougnol ; non pas qu'on le voie sur la
scène : il n'y paraît qu'au
bénéfice de ses pensionnaires ou au profit d'une
bonne œuvre ; mais, pendant la représentation, il est partout, au contrôle,
dans le jardin, dans les coulisses, plaçant celui-ci, rappelant au calme
celui-là,et toujours avec une urbanité qui satisfait les plus difficiles et apaise
les plus exaltés.
C'est que M. Bougnol, qui a dirigé à maintes reprises la petite scène
du Café de Paris, a toujours su faire de son concert un véritable théâtre,
et il n'y permet ni aux artistes ni
moins de bon goût qui
même aux spectateurs les écarts plus ou
font la fortune des « bouis-bouis. »
On peut lire depuis quelques jours sur son programme :
Avis.
La Direction, désireuse
de la présence des familles à ses
Concerts-Spectacles, informe le public que l'Entrée du JARDIN DE
PARIS est rigoureusement interdite aux Dames seules.
—
Né à Paris en 1835, de 16 à 18 ans il fit de la décoration sur porcelaine;
mais le démon des planches le tentait et, en
1853, il s'essaie au théâtre de
Belleville.
Le Petit-Lazari, puis les Folies-Dramatiques le font remarquer comme
jeune amoureux comique, en compagnie de Calvin, qjii est aujourd'hui un
des piliers du
Palais-Royal.
Mais il faut partir soldat, et voilà notre comédien enrôlé au 8* chasseurs,
tenant garnison à Batna. Le
général Yusuf le nomme presque aussitôt au
grade de directeur du théâtre militaire, où, pendant 15 mois, il conduisit
une
troupe de 12 zouaves Ce qu'il fallait d'imagination et de truc pour
satisfaire aux exigences de la scène! nous vous le laissons à penser.
Enfin, son temps est fini ; il est engagé au théâtre de Constantine, à
Bône et à Philippeville comme jeune premier rôle, premier rôle de
.
comédie.
Puis il rentre en France, se
fait applaudir deux ans à Troyes, un an à
Caen, un an au Havre.
Cela n'a l'air de rien, n'est-ce pas ? Et pourtant, cela
suffit amplement à
justifier cette réputation de tact dont il est question plus haut et qui
permet à M. Bougnol « d'éviter certains écueils dont ses devanciers furent
Mais la vogue des cafés-concerts commençait ; M. Bougnol quitte le
théâtre et prend le genre de comique-danseur. Successivement étoile des
victimes. »
ilserendà Paris et continue la série de ses succès, pendant les étés de 1867
Mais ce n'est pas seulement la composition du public qui est surveillée
avec un soin strict : il
y a aussi la composition des programmes!
Saris rien sacrifier à l'amusement de ses habitués, M. Bougnol évite,
et
en cela nous
l'approuvons hautement, les saletés bêtes que malheureusement
applaudit si volontiers au café-concert ; il sait faire garder à son monde
la note propre, quand il est pourtant si facile de la dépasser, puisque c'est
on
En dehors de cette sûreté de
goût, M. Bougnol est aussi un administra¬
il excelle
à varier ses programmes, recherchant avec un soin jaloux toutes les
nouveautés et actualités les plus en vue. C'est ainsi qu'il présente tour à
tour des gymnastes, des équilibristes, des clowns ; en ce moment, il a joint
à sa troupe une attraction d'un genre spécial : nous avons nommé Provost,
ditl'Homme aux cent Têtes. Ajoutons que ses chanteurs sont généralement
bien choisis ; quand il le peut, il n'hésite pas à traiter avec une étoile,
et il ménage aux Périgourdins quelques surprises dont on parlera.
teur très expérimenté. En homme d'esprit'et en directeur habile,
Enfin, et nous sommes sûrs d'avoir en cela l'approbation de tous ceux
qui fréquentent le Théâtre-Concert, il a su donner à cet établissement une
tenue et un attrait qui font que tout le monde peut y aller et que les
personnes qui y sont entrées ne demandent qu'à y revenir.
II fallait
et 1868, au Pavillon de
Bordeaux, Alger, Le Mans, Angers et Tours,
l'Horloge et au concert du Cheval-Blanc (aujourd'hui
la Scala) et au XIXe Siècle.
Ensuite, il est engagé à Liège, pavillon de Flore, et à Bruxelles, théâtre
de la Renaissance, dont il
devint administrateur.
Mais le théâtre le reprend ;
il va à Orléans jouer les troisièmes rôles, et
il y reste six ans : c'est dire si son succès était grand.
En
la mode!
M.
casinos de Marseille, Lyon,
véritable artiste pour en
arriver à ce résultat, et, si
Bougnol y est parvenu, c'est qu'il est artiste de naissance et de
un
vocation.
1878, M. de La Chaussée l'engage comme grand troisième rôle,
quand M. Girod, directeur du Casino de Reims, le rencontrant à Paris, lui
fait de si belles conditions,qu'il accepte le poste d'administrateur. Peu après,
il devient directeur et, depuis bientôt quatre années, il conserve cette
direction à la satisfaction de tous,
II aurait pu, pour passer son
été, accepter les nombreuses propositions
qui lui étaient faites dans certaines villes d'eau ; mais il a préféré venir à
Périgueux, où il compte de nombreux amis. « J'aime votre jolie ville, nous
disait-il ces jours derniers, et j'aurais fait de véritables sacrifices pour obte¬
nir la direction de votre Théâtre-Concert ! »
Nous espérons
qu'il la conservera l'an prochain et que le succès le
consolera d'avoir quitté le théâtre pour le concert. En 1854, Christian, le
célèbre artiste des Variétés, l'avait surnommé « Plein d'Avenir. » M.
Bougnol méritait bien ce surnom et l'a justifié ; grâce à ses efforts persé¬
vérants et à ses qualités d'artiste, le public a pris en foule le chemin du
Concert du Café de Paris, et son affluence pourrait bien, croyons-nous,
changer ce surnom de « Plein d'avenir » en celui de « Plein de gaîté. »
C'est ce que nous souhaitons de grand cœur !
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