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Médias

Fait partie de De L'Acebdella, procédé chirurgical pour remplacer la sangsue médicinale

extracted text
A SEDAN ,

Chez S U H A U X , Imprimeur-LibRàirE ,
Place d’Armes , N.° 19.
,1829,

DE L’ACEBDELLA,
PROCÉDÉ

CHIRURGICAL
POUR

REMPLACER LA SANGSUE MÉDICINALE.
'■■w- fffCIÆLni i II

LA Sangsue médicinale, (Jiimdo officinaUs^ L„)
dont nous devons le premier usage thérapeutique
à Thémison de Laodicée , est généralement em­
ployée de nos jours pour pratiquer la saignée
capillaire. La consommation de cette annélide est
si considérable , que son économie et sa con­
servation ont fixée l’attention. Beaucoup ont
cherché un moyen de la remplacer par des
scarifications et des ventouses ; d’autres par des
instrumens plus ou moins compliqués. Aucun,
je crois, n’ont atteint le but désiré , j’ai essayé,
et je soumets mon procédé à l’expérience. Il
remplace, généralement en toutes circonstances,
la Sangsue. Son analogie mécanique simple, est
en harmonie avec l’organisation de celle-ci ;
il peut être employé sur toute la périphérie du
corps , sur certains organes , dans quelques
cavités. Ses accidens en général , sont moins à
redouter que ceux produits par les Sangsues,
ayant égard toutefois aux parties , etc. Son ac­
tion est plus prompte , et la douleur moins
prolongée que celle occasionnée par l’application des annélides citées.

( 4 )
Le procède' opératoire de l’Acebdella , con­
siste :
... a
1°. en piqûres.
2°. En succion, à l’aide de ventouses, de
fumigations , de bains , de lotions.
3°. En applications émollientes.
L’Instrument dont on se sert pour pratiquer
l’Accbdella , est une aiguille longue de huit
centimètres, épaisse de dix millimètres , arron­
die à une de ses extrémités et aiguisée triangulairement à l’autre. Chacun de scs angles tranchans
est de la longueur d un demi centimètre. ( Cette
aiguille peut être celle à bec de lièvre. ) Un
porte aiguille, ( celui à broder , ) sert à l’em­
mancher , surtout lorsque l’on veut pratiquer
Acebdella , dans des cavités où la longueur
de l’aiguille seule n’est pas suffisante.
Ainsi, l’aiguille seule montée sur le porteaiguille , est tenue de la main droite , comme
une plume à écrire. Le pouce et le doigt indi­
cateur de la main gauche étendent ou disposent
les parties où l’Acebdella doit être pratiquée.
On fait alors les piqûres à l’aide de l’aiguille
que l’on enfonce à une profondeur de un à
deux et même à trois millimètres, {lorsque rien
ne s'y oppose.') Les piqûres se font très-rapprochées les unes des autres , et avec rapidité.
Ensuite, on emploie les moyens précités, tels
que succion à l’aide des ventouses , applications
émollientes, etc. ( 12 à 15 piqûres suffise ut pour
remplacer la Sangsue.) Telle est l’opération que
je désigne sous le nom de l’Acebdella , qui
sera utile à plus d’un , souvent dans la position
de ne pouvoir se procurer un agent thérapeutique urgent, ( la Sangsue. )
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