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Fait partie de Essai sur l'histoire à l'Ecole centrale du département de la Dordogne, le, premier jour complémentaire de l'an VI de la République française, à 9 heures du matin, dans la salle Décadaire.

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7

I

ESSAI SUR L’HISTOIRE,
A
DU

L’ÉCOLE

DÉPARTEMENT

CENTRALE
DE

LA

DORDOGNE.

De toutes.,les parties de la littérature, celle de l’histoire est la plus
étendue, la plus instructive et la plus propre à activer l’émulation des
jeunes élèves. Le tableau des révolutions humaines, l’histoire des Cicéron ,
nous rapproche les périodes les plus éloignées , elle mesure les siècles ,
elle en déroule les événemens , elle en éclaire les causes , et elle y ressaisit
les ressorts des passions , et les moyens de la politique.

Après avoir parcouru rapidement l’origine des sociétés, l’état des
premières familles, leurs usages, leurs mœurs, le Professeur s’est occupé
à donner des < j^çon9 élémentaires sur les premiers gouvernemens du
globe; les Egyptiens, les Assiriens , les Mèdes et les Perses ont été
l’-objet de ses recherches et de sa critique : en s’attachant aux principaux

6PZ
c.(4)
traits qui caractérisent ces diverses nations , il en a développé
les chances dans leurs gouvernemens , dans leurs progrès et dans
leur décadence.

L’histoire de la Grèce demandait plus de développement. Cette par­
tie de l’histoire ancienne nous a paru la plus propre à former de jeunes
républicains : le Professeur y a porté un œil plus philosophique : les
inquiétudes de la liberté et de l’égalité amenèrent cette heureuse révo­
lution où les peuples de la Grèce reprirent leur souveraineté et leurs
droits. Cette période devint dès-lors l’époque des arts , des sciences , des
talens et du génie : elle fut encore le germe de ces héros et de ces
hommes dans tous les genres qui illustrèrent la Grèce.
La marche de l’enseignement a été progressive. Des leçons de géo­
graphie ont toujoqrs précédé celles sur l’histoire. Avant de parler
d’une nation , on a fait connaître la corographie du pays qu’elle
habitait, sa position , ses limites, ses fleuves, ses révolutions physiques
et ses productions naturelles*

De

la

Géographie.

La géographie , ce premier élément de l’histoire, cette science qui est
si essentielle pour connaître la position , l’étendue et la division du
globe terrestre, a été calquée sur le plan de la cosmographie. Les
Cosmographes pour établir le système du monde , imaginèrent dans le
ciel deux points diamétralement opposés. Les deux pôles, qui sont les
extrémités de l’axe ou de l’essieu sur lequel la révolution du ciel
se fait dans l’espace de vingt-quatre heures d’Orient en Occident,
devaient déterminer la situation absolue de ses parties. Mais comme les
Cosmographes aperçurent que le mouvement des corps célestes parais­
sait se faire' en sens contraire, ils imaginèrent de placer sur la sphère
des cercles , des lignes et des zones pour fixer plus sûrement leurs obser­
vations ; et c’est ce que nous nommons sphère îBitiontflt

. Les Géographes ont suivi le même plan. Pour établir plus sensible-

( 5 )
ment leur système sur le globe terrestre, ils ont inventé leur sphère
sur les mêmes données; ils y ont également placé des cercles, des
lignes et des zones : les deux pôles de la terre y sont de même, les
deux extrémités de l’axé sur lequel se fait la révolution diurne du globe
terrestre; cette figure s’appelle sphère armillaire ou artificielle. Les
élèves de la section de l’histoire, expliqueront ces divers élémens de la
géographie, ils en donneront la nomenclature , et en désigneront les
usages.
Le globe terrestre se divise communément en quatre parties prin­
cipales , l’Europe , l’Asie , l’Afrique et l’Amérique. Les mêmes élèves don­
neront la position respective des peuples qui les habitent, ils en assigne­
ront les bornes, ils en relateront les zones qui les séparent, les climats
et le genre de gouvernement qui les attache;" ... La description des
mers et des eaux, l’hydrographie, a ses rapports avec la géographie.
Nous n’entrerons point dans le détail des principes et des élémens de
cet-artj, cette science est de trop difficile accès pour de jeunes élèves ;
nous n’en donnons que des notions générales, leurs principales nomen­
clatures, leur position sur les divers points du globe, et enfin des isles ,
des prequ’isles et des principaux caps qui s’élèvent surceXéTémen/^qui
couvre; . les deux tiers de la surface du globe.

-De

l’Histoire.

Nous ne donnerons pas à l’histoire, dans ces exercices publics, la même
latitude que nous venons de donner aux élémens de la géographie :
l’absence des élèves de la première section , qui avaient suivi nos
premières leçons, nous empêche de donner tout son développement
au plan que nous avions pris , à la méthode sûre et facile que nous
avions suivie , et à la marche que nous avions tenue. Cependant, les
élèves de la seconde section qui se sont pris d’émulation pour le con­
cours , quoiqu’ils çt’ayent fréquenté que fort tard l’école centrale , et
qu’ils se soient occupés des connaissances géographiques, donneront
en précis , le tableau des héros et des grands hommes qu’Athénes et

(4)
Lacédémone produisirent pendant la guerre des Perses ; Miltiade à
Marathon , Léonidas aux Thermopiles, Thémistocle dans le détroit de
Salamine, Xantipe père de Périclès à Mycale, Aristide et Pausanias
à Platée , et enfin Cimon fils de Miltiade , obligeant , sur l’Hellespont,
les Perses à demander la paix, et mourant en héros après en avoir dicté
les articles préliminaires.

Les Citoyens

Y N A U D ,

DUBOUCH É ,
COURTOIS,
TA I L L I,
L AMALETIE.