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Fait partie de Essai sur les belles-lettres, à l’École centrale du département de la Dordogne, le quatrième jour complémentaire de l'an VI de la République française, à 9 heures du matin, dans la salle Décadaire

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ESSAI
SUR LES BELLES - LETTRES ,
A L’ÉCOLE CENTRALE
DU DÉPARTEMENT DE LA DORDOGNE,
Le quatrième jour complémentaire de I an VI de la
République française , a C) heures du matin ,
dans la salle Décadaire.

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ESSAI SUR LES BELLES LETTRES ,
A
DU

L’ÉCOLE

DÉPARTEMENT

CENTRALE
DE

LA

DORDOGNE.

jF je Professeur de la classe des Belles - lettres a dû com­
mencer son cours par un traité de Part de la poésie. L’élo­
quence qui, dans ses différens genres, embrasse des questions
toujours importantes , des questions qui tiennent à la connais­
sance des passions et des moeurs dés hommes, souvent aux
intérêts les plus grands de l’espèce humaine , l’éloquence pré­
sentait des difficultés que ne pouvait vaincre une jeunesse
nécessairement négligée pendant les orages révolutionnaires.
En donnant une poétique, on s’est borné aux définitions les
plus simples, à cette partie métaphysique des arts dont l’accès
n’est pas difficile. On a lu, à mesure qu’on avançait dans
la route qu’on s’était tracée, les ouvrages qui jouissent d’une
estime universelle. On a fait l’application des préceptes qu’on
avait donnés, et c’est par des analyses assez étendues que le
Professeur a cherché sur-tout à se rendre utile.
Plusieurs.des moyens qu’il a employés étaient au-dessus de

(4)

la portée de ceux de ses élèves qui suivaient le cours sans
s’être donné l’avantage de quelqu’autre étude préliminaire.
Pour remédier à un inconvénient de cette nature, il a dicté la
poétique abrégée et forcément incomplette, dont le contenu fait
l’objet de son programme. Aussi les élèves que leur âge rappro­
che de celui de l’enfance, doivent répondre seuls aux questions
que ce programme énonce.
Il est des élèves , de dix-huit à vingt ans et plus, qui ont
donné assez généralement des preuves de zèle. Le citoyen
Lagrèze, sur-tout, a montré une application toujours soutenue;
il a cultivé l’art de la poésie et imité en vers une idyle de
de Gesner, de laquelle il sera donné lecture.

Des

Arts

libéraux

ou

beaux

Arts.

Des arts en général. Leur division en arts mécaniques
et libéraux. Définition et objet des arts mécaniques : défini­
tion et objet des arts libéraux. Charmes de ces derniers dans
leur généralité.
Modèle

des

beaux

Arts.

La nature est le seul modèle des arts libéraux : on ne peut
absolument peindre qu’elle. Exemples qui justifient que, dans
nos créations quelconques, c’est la nature que nous imitons.

( 5 )

On n imite point la nature en la copiant servilement : il est
un choix qui seul assure le succès du poète, du peintre, du
sculpteur, &c. Exemples qui éclaicissent ces principes.

Du

Goût,

Sa définition : exemples qui la développent. Que l’étude est
nécessaire pour éclairer le goût et le rendre sûr. Du bon et
du mauvais goût par Voltaire. Histoire du bon goût par le
même écrivain.
Avec du goût et la culture qu’il exige, on n’est pas toujours
également disposé à saisir , à peindre la nature. Moroens heureux
pour le génie. De l’enthousiasme : sa définition.— Ce qu’on
appelle poétique.

De

l’Apologue.

Définition de l’apologue. Son action : allégorie de cette action
et qualités de la moralité qui doit en être déduite. Application
des principes de la fable à l’apologue du renard et du bouc.
Autre apologue, celui des animaux malades de la peste.

De

l’Églogue

et

de

l’Idylle.

Définition de la poésie pastorale. Idylle et églogue : diffé­
rence entre l’une et l’autre : leur style. Choix dans les objets
que présentent l’idylle et leglogue, dans les sentimens quelles
expriment.
Préceptes de Boileau sur la poésie pastorale : modèles qu’il
propose.— Mirtile ou la piété filiale , idylle imitée de Gesner
par Léonard.
De

la

Satyre.

Sa définition. La satyre est ou générale, ou personnelle : la
première peut devenir quelquefois utile ; la seconde est toujours
odieuse. Modèle pris dans la onzième satyre de Boileau et offert

(6 ).

,

à ceux qui veulent suivre sans indécence la carrière de cet
écrivain célèbre. Caractère des poètes qui ont écrit dans le
genre satyrique.

De

la

poésie

dramatique.

Définition de la poésie dramatique : elle embrasse proprement
la comédie et la tragédie. Ce qu’on entend par un drame dans
l’acception actuelle de cette désignation : ce dernier genre
n’est ni aussi intéressant ni aussi utile que celui de la comédie
et de la tragédie.
Vraisemblance de l’action dramatique : unité de cette action.
Des unités de jour et de lieu dans le drame., Bornes absolues
dans lesquelles se renferme, parmi nous , l’unité de jour dra­
matique. Extension qu’on peut donner au lieu de la scène.

De

la

Comédie.

Sa définition , son objet et ses moyens. Différence entre la
satyre proprement dite , et la comédie. Comédies des caractères:
comédies des mœurs. De la conduite de l’action dans la comédie.
Préceptes de Despréaux.— Études et talens nécessaires aux
■auteurs comiques : attention qu’on doit apporter aux différens
âges de l’homme, aux différens pays qu’il habite. Du ton de la
vraie comédie:de la conduite de son action. Nature des comédies
dont le genre doit déplaire aux aines honnêtes , aux esprits
bien faits.

De

la

Tragédie.

Définition de la tragédie. Ce qu’on entend quand on dit de
son action, quelle est héroïque : exemple qui éclaircit le pré­
cepte. Moyen qu’emploie l’auteur tragique pour intéresser par
le pathétique de l’action. Ce pathétique est ou direct ou
réfléchi. Des caractères dans la tragédie.
Préceptes de BoiLeau.— Exposition du poème tragique. Unité

( 7 )
de lieuj unité de jour. Vraisemblance de l’action tragique .*
conduite de cette action. Caractères des personnages de la tra­
gédie. Attention qu’il faut apporter aux siècles, aux pays, aux
mœurs.
Du

POEME

ÉPIQUE,

Sa définition. Grandeur et importance de son action. Expo­
sition du poème épique. Du début, de l’invocation et de l’avantscène. L’invocation n’est pas toujours nécessaire , et pourquoi ?
Du style de l’épopée.
Préceptes de Despréaux', merveilleux de l’action épique. Choix
de cette action : sa simplicité, son style : détails qu’on doit éviter,
Du début de l’épopée ; modèle offert par Boileau.

De

la

poésie

lyrique.

De son origine. Importance de son objet chez les peuples de
la Grèce:
Définition de l’ode : ses différens genres, son style.
Sujets qu’embrasse l’ode anacréontique.— Préceptes de Boileau
sur l’ode héroïque et sur l’ode anacréontique.